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du 9 octobre au 25 novembre 2015

CUBANOS 3

photographie cubaine contemporaine

avec Yomer Montejo Harrys, Yuri Obregon Batard et Alejandro Pérez Alvarez. du vendredi 9 octobre au samedi 21 novembre à la galerie NegPos - Fotoloft.


copyright Yuri Obregon Batard
Vernissage le vendredi 9 octobre à 18h30

CUBANOS 3 présente les travaux de 3 jeunes photographes cubains.
Si la photographie cubaine a eu durant de longues années une tendance documentaire affirmée, elle est aujourd’hui porteuse d’un éclectisme absolument foudroyant.
A cela plusieurs raisons, la photographie est une discipline à part entière dans l’enseignement artistique cubain et le rôle de l’Institut Supérieur d’Art (ISA) est particulièrement actif dans ce domaine.
La photographie est aussi à Cuba, comme partout dans le monde l’une des pratiques plastiques contemporaines les plus en vogue. Si l’on rajoute à cela la récente révolution numérique à l’œuvre ici comme là-bas, nous avons alors un état des lieux du pourquoi et du comment.
L’enseignement de l’art à Cuba se porte donc bien, n’en déplaise à certains détracteurs… et les photographes cubains ont atteint depuis plus de 20 ans, un tout premier plan sur la scène internationale.
Parmi eux, nous en avons retenu 3, aux styles radicalement différents.


Yomer Montejo Harrys

membre du collectif F8, utilise la radiographie pour scanner en profondeur quelques uns des thèmes les plus épineux de cette société en prise avec bien des tracas: désir de partir, prostitution, bureaucratie… Les squelettes mécaniques ou organiques, délivrent un message à la fois cru et décharné, où la structure interne des choses et des gens révèle tout leurs sens, et d’autre part, une vision plastique et graphique qui transcende littéralement le réel.

BIO
Yomer Montejo Harrys
artiste autodidacte né à Camaguey en 1983. Vit et travaille à La Havane.
Il est membre de l'Association Frères Saiz (AHS). En 2011 et en 2013, il a mis en place deux expositions personnelles, dont la plus importante était Desgaste à la Galerie Her-Car à La Havane. Il a participé à de nombreuses expositions de groupe depuis 2008, y compris l'exposition XIV d’Art érotique à la Galerie Fayad Jamis, La Havane, en 2008 et 2010.
 


Yuri Obregon Batard


Fondateur du collectif F8, procède par séries, analyse strate par strate, les conditions et le sentiment d’appartenir à cette communauté particulière appelé Cuba. Signes et stigmates du nationalisme cubain et de la cubanité, se renvoient la balle comme dans une partie de ping pong, pour définir de façon acerbe, poétique et parfois grotesque ce qui fait toujours aujourd’hui de Cuba un monde à part. Nous passons tel Alice à travers le miroir à la rencontre d’univers et de personnages aux limites de l’improbable…

BIO
Yuri Obregon Batard
artiste né à La Havane en 1979.  Vit et travaille à La Havane.
Diplômé en Arts plastiques, Institut Supérieur d’Art (ISA), La Havane en 2010.
Diplômé en photographie, Institut Cubain d’Art et d’Industrie Cinématographique (ICAIC)
En 2012, il participe à une master-class avec l’artiste nord-américain, d’origine cubaine, Andres Serrano à l’Institut Supérieur d’Art. Il suit aussi de nombreux autres ateliers avec des artistes cubains renommés (Tania Bruguera, Juan Carlos Alom, etc.) et des séminaires de formation. Il est le lauréat de nombreux prix et récompenses pour la qualité de son  travail. Il expose régulièrement depuis 2007. 


Alejandro Pérez Alvarez


travaille principalement en couleur dans une veine documentaire et dans des logiques d’immersion au sein de différents contextes. Ce partage et la complicité qu’il noue avec les personnes qu’il photographie est tout à fait rare et précieux. Ici dans la série El Silencio del Cuerpo, il nous invite à découvrir avec pudeur et distance respectueuse le monde du transgenre et de la transexualité en plein boom à Cuba. Admirable compositeur d’images à tiroir, il est doté du regard vif et aigüe, caractéristique des plus grands.

BIO
Alejandro Pérez Alvarez.
photographe cubain né à La Havane en 1988. Vit et travaille à La Havane.
Diplômé en 2013 de l’Institut de Design (ISDI) de La Havane. Il exerce aujourd’hui comme professeur de communication visuelle au sein de cette même institution.
Il expose régulièrement depuis 2011.
 


La galerie Phot'Oeil, NegPos et Lumière d'encre

s'associent pour la première fois et sont heureux de vous inviter à la remise du prix photographique créé par la galerie Phot'Oeil en 2009 autour de la thématique du passage, liée à la mémoire de Walter Benjamin mort à Portbou le 26 septembre 1940.


Cette année, le premier prix a été décerné à Gildas Paré pour sa série

Plastique de rêve

réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama et l’auteure Julie Baudouin.

Plastique de rêve interroge notre propre vision de la féminité face aux diverses tentatives de contrôles corporels, choisis ou subis par certaines jeunes femmes. Ce premier volet, ”C’est pour ton bien…“, explore une pratique culturelle camerounaise : le ”repassage des seins“. Ce repassage consiste à écraser la glande mammaire de jeunes filles ayant un développement pubère jugé trop précoce. Ce contrôle corporel est effectué par leur mère, grand-mère, tante ou encore guérisseuse. Vous pourrez découvrir ce travail à partir du jeudi 1er octobre à l' hôtel Le Belvédère du Rayon vert à Cerbère dans le cadre des Rencontres cinématographiques de Cerbère - Portbou et ce jusqu'au dimanche 4 octobre 2015.

Vernissage à 21h à l' Hôtel Le Belvédère du Rayon vert.

Une projection des autres lauréats : Philippe Dollo, Marie Frécon, Yohann Gozard, Véronique L’Hoste,  Terence Pique et Bertrand Taoussi est prévue sur grand écran le jour du vernissage. Pendant les Rencontres, les travaux des photographes seront diffusés dans la salle attenante au restaurant de l’hôtel.

Une exposition complète des lauréats sera montrée au printemps prochain à la galerie NegPos - Fotoloft à Nîmes.

Hôtel Le Belvédère du Rayon vert
Avenue de la Côté Vermeille, 66290 Cerbère
T :  04 68 88 41 54

Bonjour !


Après leur brillante ouverture célébrée par l'exposition Casa-Paris : Déambulations de Jaâfar Akil, nous avons le plaisir de vous inviter à la suite du lancement des expositions de la 11ème édition des Rencontres Images et Ville: Street photography qui ont lieu du 28/04/2015 au 31/07/2015.


© Violette Bule


Depuis 1997, NegPos propose chaque année de découvrir la ville par les regards aigüs de ces marcheurs et observateurs infatigables que sont les photographes. De facette en facette, telle un diamant aux mille et une surfaces ciselées, la ville est ainsi décryptée, dévoilée, dérushée.
(Lire la suite)


Programmation


 

Groupe de recherche Regards sur la ville -

Du 5 mai au 11 juin 2015
Nîmes, vues de la rue

Patrice Loubon

à la Bibliothèque universitaire - site Vauban  
1, rue du Dr Salan 30000 Nîmes  T :   04 66 36 45 40
Horaires : du lundi au vendredi de 8h à 19h, et le samedi de 9h à 12h30.
 

©Erick Soyer-Molinero

© Marie-France Bussy

© Laurence Coussirat

© Gérard Jeanjean

© Magali Fabre

© Vanessa Landeta

© Marcelle Boyer

© Stéphanie Dubus

© Hervé Bussy


Fred Soumier

- Du 6 mai au 11 juin 2015

Mon Inde au cours des rues

« De ces ballades/errances, je ne retiens que des instants pas tout à fait aléatoires. Composés avec la géométrie du cœur, ces fragments presque improbables me racontent mieux que je ne saurais le faire. Loin d’une quelconque objectivité, ils n’expriment que mon regard, ma sensibilité. Presque l’état de mon humeur au clic du déclencheur. Mon envie : raconter la rue qui me nourrit au fil de mes pas. Hétéroclite, chaotique. Fluide et chaleureuse. Chaleureuse de toutes ses présences : humaines, animales, spirituelles, mécaniques… Des présences habitées par la plus belle lumière qui puisse être donnée à un photographe : la lumière intérieure. Merci à tous ceux que j’ai rencontré : Coin de rue, marchand, vache, tchouk tchouk ou voile pudique sur le visage. Merci pour votre présence profonde, sincère et disponible qui a rechargé d’humain mon cœur d’européen.».

© Fred Soumier
A l’école de la deuxième chance Vernissage le  mercredi 6 mai à 12h
80 Avenue Jean Jaurès, 30900 Nîmes
T :04 66 81 65 25 horaires : tous les jours sauf samedi et dimanche de 9h à 19h.
© Fred Soumier


BIOGRAPHIE
Né en 1959, tombé en photographie dans les odeurs des bains du Labo d'un grand père qui lui apprit à voir le monde dans "l'écran " de son Rolleyflex. Depuis toujours curieux de saisir le spectacle de la vie. Sur scène ou dans la rue. Inlassable arpenteur des rues de toutes contrées, photographe « péripatéticien », il s’attache à garder vivant des moments figés. Peu l’importe les formats, les écoles, les classifications tant qu’un rythme se dessine dans l’image. Tant que le spectateur peut s’y raconter une histoire et promener son œil au gré des éléments qui la composent…

Jean-Christophe Béchet - Du 7 mai au 15 juin 2015 Marseille ville natale
"Marseille appartient à qui vient du large"
 
« Marseille est un ensemble de villages, une suite de petites entités. (...) Là où Tokyo, New York, Paris et bien d'autres imposent leur architecture, leur signature visuelle, Marseille s'échappe de tous les côtés. Ici c'est le son, pas seulement l'accent, mais les paroles, le bruit, le vent, qui, avec le soleil, créent l'unité de la ville... 
Marseille est d'abord pour moi la ville de mon enfance, de mes souvenirs, de mes premières photos et de mes premières amours, oui c'est une ville sensuelle et distante, chaleureuse et froide, excessive et cachée, inquiétante et débonnaire, vulgaire et enthousiasmante...
Je ne photographie pas de la même manière Tokyo et Marseille. Quand on débarque quelque part sans rien connaître, on voit des choses que les habitants du lieu ne voient pas. »



© Jean-Christophe Béchet
 
A Marseille, Jean-Christophe Béchet n'est pas dans l'état du voyageur. Il raconte sa ville natale comme dans un récit autobiographique, de manière subjective, non exhaustive. Il photographie un paysage habité - les gens sont comme des marqueurs d'espace, avec leur manière de se tenir, de se vêtir... Une robe estivale évoque la sensualité du sud.
 
à la Galerie NegPos-Fotoloft Vernissage le jeudi 7 mai 2015 à partir de 18h30
ouvert ensuite à la demande.
1, cours Némausus 30000 Nîmes  T : 04 66 76 23 96 M: 0671 08 08 16
http://negpos.fr contact@negpos.fr


© Jean-Christophe Béchet
BIOGRAPHIE
Né en 1964 à Marseille, Jean-Christophe Béchet vit et travaille depuis 1990 à Paris. Après des études d’économie et de photographie, il travaille comme photographe de presse avant d’intégrer la rédaction du magazine Réponses Photo où durant 20 ans il est photographe et rédacteur en chef des Hors Séries. Refusant de choisir entre le noir et blanc et la couleur, l’argentique et le numérique, le 24x36 et le moyen format, il cherche à chaque fois le « bon outil » adapté au projet photographique poursuivi.


© Jean-Christophe Béchet
 
LOS PASOS DE LA MEMORIA
« Pour toi, ville, lèvres entrouvertes d'escargots et leurs ondes invisibles, mon crâne avec des pointes d'obsidienne, mes dents intactes et un grand oeil, de bruyères, pour juger ce qui tremble derrière chaque masque ... »
Francisco Hernandez
à la Galerie NegPos-Fotoloft Vernissage le jeudi 7 mai 2015 à partir de 18h30
ouvert ensuite à la demande.
1, cours Némausus 30000 Nîmes  T : 04 66 76 23 96 M: 0671 08 08 16
http://negpos.fr contact@negpos.fr

 
© Pia Elizondo
BIOGRAPHIE
Née à Mexico en 1963. A partir de 1985, elle a fait de la photographie sa profession. Son travail a été exposé en Amérique latine, aux États-Unis et en Europe. En 1994, elle est le bénéficiaire de la subvention «Jeunes créateurs" (Fondo Nacional para la Cultura y las Artes) pour développer un projet sur la ville de Mexico qui sera largement exposé. Depuis 2001, elle est membre du Sistema Nacional de Creadores de Arte du Mexique. Elle réside en France depuis 2003, et depuis lors, son travail est distribué par l'Agence VU à Paris. Après sa présélection au Prix de la Fondation pour la photographie CCF (HSBC aujourd'hui), le Fonds National pour l'Art Contemporain (FNAC) acquiert une partie de ses deux séries "Los pasos de la memoria» et «Jungle d'asphalte».



© Pia Elizondo

 
  • Pascal Deleuze - Le 7 mai 2015 à 18h30 à l'occasion du vernissage des expositions de Pia Elizondo et Jean-Christophe Béchet
IMPROVISATIONS CARTOGRAPHIQUES
Pascal Deleuze, tel le joueur de flute du conte des frères Grimm nous emportera dans sa mélopée sinueuse comme les rues d'un centre ancien, au fil de ses Improvisations cartographiques, à l'occasion du vernissage de Pia Elizondo et Jean-Christophe Béchet le jeudi 7 mai à partir de 18h30.


BIOGRAPHIE
Né à Paris en février 1969. Diagnostiqué schizophrène depuis l’âge de 16 ans, il s’affirme comme performeur et musicien, apprend la trompette et la musique en autodidacte auprès de Joëlle Léandre, Guillaume Orti, Jean Morières et Pascale Labbé.
Se passionne depuis et exerce la musique improvisée libre, le chant chamanique et angélique, allie à chacune de ses prestations la performance, développe son propre langage, ses propres partitions quelques fois révélées par les dessins de Michel Cadière, comme pour la suite opératique La vraie de vrai histoiredu soufffllle (Galerie Pannetier, 2010).
Ses influences sont nombreuses et variées : Charlemagne Palestine, Laurie Anderson, Jac Berrocal, le performeur Steven Cohen, le danseur Bill T Jones, l’artiste brut à qui il dédie chacune de ses partitions Adolf Wölfli.
 
à la Galerie NegPos-Fotoloft Vernissage le jeudi 7 mai 2015 à partir de 18h30
ouvert ensuite à la demande.
1, cours Némausus 30000 Nîmes  T : 04 66 76 23 96 M: 0671 08 08 16
http://negpos.fr contact@negpos.fr
 
Rendez-vous jeudi 21 mai à partir de 17h00 au Collège Diderot à la ZUP Nord avec le photographe David Icart qui nous fait découvrir une ZUP "invisible", nocturne et terriblement attractive, telle un fruit défendu.
A découvrir ci-dessous.

Copyright David Icart

  • David Icart - du 21 mai au 30 juin 2015 

"La ZUP Nord aussi connue sous le nom de Valdegour se situe au nord de Nîmes. À l'époque de sa construction par Xavier Arsène-Henry, en 1961, la Zup Nord-Valdegour qui se voulait un progrès certain au niveau de l'habitat et du confort domestique, était habitée par une population mélangée, appartenant aux classes moyennes, qui très vite est partie pour être bientôt remplacée par une population issue de l'immigration, de toutes les immigrations. Loin du centre-ville est née une certaine vie autarcique, en quasi circuit fermé. Mais dans ce béton, il arrive aussi que de belles plantes viennent à pousser. Ainsi en est-il des images du photographe et résident de Valdegour, David Icart, qui, à travers son regard à la fois réaliste et empreint de poésie, d'onirisme, nous relate l'envers du décor, ou plutôt entre en profondeur dans ce qui constitue son environnement... David Icart, la trentaine, autodidacte et iconoclaste, aime à explorer toutes les figures, les formes, styles et traitements photographiques (Light Painting, longues poses, macro, expositions multiples, traitement HDR…) Chroniqueur et reporter à la fois social et urbain, il s'attache à restituer l'environnement dans lequel il évolue et est de fait le témoin privilégié des scènes souvent nocturnes de “l'underground” de la cité (rodéo, tagueurs en action…) dans ces entrailles, dans le cœur de ces populations."
Pierre Ndjami Makanda
 
Copyright David Icart
BIOGRAPHIE
Né en 1981, il vit à Nîmes. Adepte d'une photographie où se côtoient registres oniriques et sociaux, il exerce depuis quelques années en autodidacte, documentant sur la vie nocturne et l'urbanisme du quartier de Valdegour à Nîmes. 

Vernissage le jeudi 21 mai à 17h. 
Au Collège Diderot, 601 rue Neper 30900 Nîmes
T : 04 66 27 91 00

 

 

 

 

 

 Vernissage mardi 26 mai à 18h30
Lieu: chez Objets d'hier
4ter rue Graverol, 30000 Nîmes
Horaires d'ouverture: Les vendredi et samedi 10h à 19h ou sur rendez-vous.
T: 06 30 40 81 10

Daniela Montecinos
Sam Sulaah

 

SAM SULAAH

A M E R I K A Z

 

Du 26 mai au 30 Juin 2015

Copyright Sam Sulaah
 
"A travers une dizaine de villes des continents américains, Sam Sulaah extrait l'essence de cette Amérique au sens large, fruit étrange de la colonisation, de la dépossession, du mélange et de la ségrégation..."


BIOGRAPHIE

Sam Sulaah, artiste d’origine pakistanaise est né à Port-au-Prince en 1956. Il vit et travaille actuellement à La Havane, Cuba. Après une jeunesse tumultueuse dans les faubourgs de la capitale haïtienne, il s’exile à New York chez une vieille tante avocate de renom, qui l’accueille comme son propre fils tout en lui ouvrant les portes de la «grosse pomme». C’est ici qu’il commence à développer certaines pratiques artistiques au sein de l’Art Students League où il va étudier durant 3 ans la photographie et le dessin. Il publie durant les années 80 et 90 de nombreux reportages dans la presse écrite newyorkaise sur les communautés haïtiennes de New York. En 2011, il réalise le film Cries in the Wind: A Documentary on Haiti sous le pseudonyme de Sulaah Bien-Aimé. Parallèlement, il mène un travail de fond depuis le début des années 2000 sur les méfaits de l’ultralibéralisme dans la société nord-américaine. Ce travail s’inscrit à la fois dans la grande tradition documentaire nord-américaine et une logique plus conceptuelle où s’appuyant sur les façons de faire de cette même photographie, il manipule les codes et les références avec beaucoup d’humour et d’habileté.
 

DANIELA MONTECINOS

E R R A N C E S

 

Du 26 mai au 30 Juin 2015

Copyright Daniela Montecinos
 
"A travers une iconographie persistante qui se déplace d'une oeuvre à l'autre, elle crée un véritable code qui nous conte des histoires de précarité dans lesquelles les animaux et les hommes sont submergés, au bord de l'histoire, aux limites de leurs vies: évocation des chiens errants, de soldats aux yeux furtifs. Tout un univers de silhouettes capturées par le dessin, parvenant à créer un ensemble où l''éphémère (l'oubli) règne."


BIOGRAPHIE

Daniela Montecinos est née en 1964 à Vina del Mar au Chili. Depuis 1988 elle expose régulièrement aux Etats-Unis, au Chili, en Amérique centrale et dernièrement, en France et en Allemagne. A partir de 1997, elle dirige également des séminaires au Chili et est invitée aux Etats-Unis en 1998 et 2002 où elle participe à un workshop de monotype à San Francisco, Californie dans le prestigieux Aurobora Press Atelier. Son travail a été récompensé par plusieurs prix aux Etats-Unis (Liquitex Prize 1993, Prix de peinture du Salon Talca au chili en 1997, deux bourses des Amis des Arts au Chili en 1996 et 1998, prix Rodoarte du Ministère de transports au Chili et prix Marco Bonta (dessin) en 2001). En 2006 elle a été nommée pour le prix ALTAZOR au Chili. Suite à la rencontre du photographie français Patrice Loubon, elle s'installe à Nîmes en 2003.

 

 

CHRISTINA ZÜCK

Conquête du domaine du trottoir 

Vernissage vendredi 29 mai à partir de 12h00 (détails au dessous)

 
«Henri Cartier-Bresson, auteur de portraits déjà « classiques », avait dit, «on doit montrer les gens en relation avec eux-mêmes, c’est-à-dire, représenter le silence intérieur». Chaque une des photographies reste silencieuse. Une des caractéristiques fondamentales du medium est son habilité à extraire les objets de son contexte strident et/ou dramatique.  Au contraire de la TV où des films ; la photographie fonctionnent sans un «voice-over».  Néanmoins, les photos «parlent». Cartier-Bresson cherchait toujours «l’instant décisif». Alors, si vous arrivez à l’attraper, le monde s’arrête de respirer, les éléments d’une réalité qui jusqu’alors nous échappait, se figent, et la personne photographiée commence à raconter son histoire.» Christina Zück fait des portraits de rue en fête. Elle trouve grande partie de ses sujets dans les festivals et autres carnavals des rues allemandes. »
 
  

 Copyright Christina Zück

Christina Zück photographe allemande, vit à Berlin.
Elle a étudié la photographie et la théorie de l'art à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, puis à New York et Karlsruhe. Elle expose internationalement son travail depuis 1996.

 




SANDY FLINTO & PIERRICK GROBETY

Topographies sonores

Vernissage vendredi 29 mai à partir de 18h30 (détails au dessous)

S’éloignant de la cartographie la plus utilisée aujourd’hui, la cartographie informatique, Sandy Flinto et Pierrick Grobéty proposent une installation plastique et sonore du tissu urbain des différents quartiers de la ville de Nîmes. La topographie sert de base au travail pictural et sculptural ; tendis que les sons et les bruits qu’émet la ville se transforment en musique. Les tableaux s’écoutant au casque permettent de s’immerger au cœur de l’atmosphère des quartiers et de son identité.



Pierrick Grobéty est né en 1983 en Suisse où il a suivi une formation de batterie et se forme comme autodidacte dans la composition, la direction et l’interprétation musicale et sonore. En 2008 il débute un développement musical sur trois ans: durant la première année travaille la rythmique corporelle, la deuxième année il se focalise sur les objets de la vie courante. Riche de ces expériences, il fabrique ses propres instruments.

Sandy Flinto est née au Luxembourg en 1983. Elle se diplôme en art plastique à l’Accademia di Belle Arti di Ravenna. Elle débute son travail en se focalisant principalement sur l’installation, la performance et la vidéo. Elle participe à de nombreuses expositions au Luxembourg et en Italie. 
  

 

SOPHIE MABILLE

Fragments urbains 

Vernissage vendredi 29 mai à partir de 18h30 (détails au dessous)

FRAGMENTS URBAINS est un ensemble d’oeuvres composées de plusieurs images où la photographie devient matière première et un élément modulaire constitutif d’un rythme avec des passages entres les ombres et les lumières. La ville, la rue deviennent motif. Les prises de vues rapprochées et répétitives viennent troubler notre perception du réel. Le jeu de dé-construction et re-construction donne lieu à des ensembles abstraits qui ouvrent une fenêtre sur un monde onirique, au-delà du réel. Là où tout un chacun ne verrait que les traces de notre réalité, j’interroge sur notre folie de conquérir et de normer notre façon de vivre. »
  
Copyright Sophie Mabille
 
Sophie Mabille vit et travaille à Paris. Diplômée d’un doctorat de commerce international, Paris et de SVA, School of VISUAL ARTS, NewYork. Elle utilise la photographie comme moyen d’expression depuis l’âge de 16 ans. S’ensuit une parenthèse de 10 ans où elle travaille pour de grands groupes. En 2002, elle reprend son cheminement personnel et se consacre à ses projets artistiques. Sophie Mabille puise son inspiration comme par immersion, par frottement. Ces instants d’émotion, elle les traduit en images. Des images classiques par essence et pourtant totalement contemporaines par cette présence à l’être qu’elle nous révèle dans sa simplicité.
 
 

ITINERAIRE BIS #2

Balade urbaine dans le Quartier Gambetta 

Samedi 30 mai à partir de 14h


RESERVATION OBLIGATOIRE auprès de l’Atelline au 04 67 69 33 00
ou urbiscopie@gmail.com - Participation libre
 
Le réseau Urbiscopie vous propose le temps d’un après-midi, une (re) découverte insolite et plurielle du quartier Gambetta à Nîmes.

5 parcours exploratoires, 5 regards sensibles, décalés, sur un quartier en pleine mutation urbaine guidés par des habitants, des acteurs socio-culturels du quartier, des artistes, une anthropologue, une animatrice éducation environnement urbain.
 
1. Partir pour une observation aigüe de l’urbain et de l’humain au cœur d’une déambulation aléatoire guidée par un spécialiste de la photographie de rue. Ouvrir l’œil, marquer la pause et shooter !

2. Suivre 4 enfants du quartier sur leurs lieux de prédilection. Ils vont raconteront de façon drôle et décalée ce qui les relie à cet espace, son origine, son histoire.

3. Aller à la recherche des sons qui nous entourent, nous surprennent, nous apaisent, nous éloignent... comment ils chantent et se déplacent dans ces espaces multiples.

4. Observer les espaces publics, les percevoir et repérer les indicateurs qui favorisent (ou pas) leur aménité (l’assise, le végétal, l’eau...). Comment ressent-on le lieu ? que peut-on y faire ou pas ? y-a-t-il eu des éléments marquants dans son évolution ?

5. Réveiller notre regard sur l’espace urbain, le ré-interpréter, à travers un parcours jalonné d’art urbain, graffiti, collages et autres trésors nichés au creux des maisons murées

 
Au retour de chaque parcours, participez à construire une grande carte numérique du quartier, subjective, sensible qui se composera au fil de vos témoignages, à travers vos mots, photos, impressions, surprises ...

Cette cartographie sera visible sur le site "de Nîmes vers Ailleurs (cliquer pour s'y rendre)

 
Copyright Patrice Loubon

Les partenaires et organisateurs de ces parcours aux côtés d’Urbiscopie sont le CAUE du Gard, le Spot et l’association Bullshit, le théâtre le Périscope, le projet de Nîmes vers Ailleurs mené par Carré d’Art Bibliothèques en partenariat avec l’association Labomédia.
 
Cette action est soutenue par la DRAC Languedoc-Roussillon et s’inscrit dans le cadre du Mois de l’Architecture en Languedoc-Roussillon et en lien avec la 3e édition de la Biennale Images et Patrimoine 2015 sur le thème « La Ville / La Carte ».
 


 

YVES BURAUD

Interventions urbaines

Dimanche 31 mai, après midi - Quartier Gambetta


Les images imprimées dYves Buraud, ses photographies panoramiques et ses silhouettes de citadins, investissent l’espace public sous forme d’affiches, s’inscrivent dans des aménagements urbains ou encore accompagnent ses livres. C’est ainsi que son travail d’affiches l’a conduit à écrire Le Petit Atlas Urbain Illustré en 2005, qui a donné lieu quelques années après à des lectures-performances, puis à une vidéo en 2008. Ce premier livre décrit les banlieues, le chômage et les politiques sécuritaires. Dans son second livre, Agonie-Sous-Bois en 2008, Yves Buraud décrit des émeutes urbaines qui ne sont pas sans rappeler celles qui ont eu lieu en 2005 en France.
 
Copyright Yves Buraud
BIOGRAPHIE
Né à Saintes le 29/05/64. Yves Buraud vit et travaille à Bagnolet (93). Deug de lettres modernes et écoles des beaux arts de Bordeaux puis Nîmes où il suit l’enseignement de Patrick Saytour et de Carlos Kusnir puis Master à l’ensba de Paris.
 



GAMBETTA ART

Portes ouvertes de 15 lieux d'arts et de création

Dimanche 31 mai, Quartier Gambetta

Le projet Gambetta • Art à l'initiative d'artistes habitants du quartier propose une journée portes/ateliers/trottoirs ouverts. Cet évènement trace une cartographie artistique singulière à découvrir ce dimanche 31 Mai de 11h à 18h dans les rues du quartier...


 
 
 

 

 

Nous avons le plaisir de vous inviter ce vendredi 5 juin à partir de 18h30 au vernissage Caracas Emmental de l'artiste Violette Bule.
A l'IFME, 2117 Chemin du Bachas, 30000 Nîmes - Infos :04 66 68 99 60 -
http://www.ifme.fr/
contact@ifme.fr 
Horaires : de 8h à 12h30 et 13h30 à 18h (Fermeture à 17h le vendredi)

Vendredi 5 juin 2015   

VIOLETTE BULE

présente  

 

C A R A C A S    E M M E N T A L

Le Venezuela est l'un des premiers pays producteurs de pétrole dans le monde. Caracas Emmental, ironise et dénonce le mauvais état des rues, avenues et autoroutes de Caracas. Cette série propose des mises en scène de situations surréalistes sur de réels contextes urbains par l'enregistrement photographique documentaire. La ville et les passants sont les protagonistes de cette série.
BIOGRAPHIE
 
Violette Bule, née à Valencia (Venezuela) en 1980. Elle étudie la photographie au Mexique et l'utilise comme un outil de recherche pour des projets de photographie urbaine développée dans le contexte de l'art contemporain. Elle participe également à la production d'événements et de festivals d'arts visuels, à la fois nationalement et internationalement. Actuellement, elle produit une recherche liée à l'égalité des sexes et enseigne la photographie en donnant des ateliers dans différentes collectivités du pays.
NegPos, la Ville de Nîmes et le CSCS André Malraux ont le plaisir de vous inviter ce samedi 13 juin au vernissage de l'exposition "Je redessine mon quartier" dans laquelle vous pourrez découvrir les réalisations utopiques des habitants !

 
 

E X P O S I T I O N

 

"JE REDESSINE MON QUARTIER"

 
 
SAMEDI 13 JUIN 2015

Visites itinérantes à partir de 16h30
Vernissage à 18h

 Pour cette ultime inauguration de la Biennale Images et Patrimoine 2015 BIP#3 La ville, la carte, organisée par les associations Passages de l'image et NegPos dans le cadre du Mois de l'architecture, nous avons le plaisir de vous inviter ce vendredi 19 juin à partir de 18h30 aux vernissages d'Alain Bublex et Armelle Caron à la galerie NegPos-Fotoloft. 

 
ALAIN BUBLEX 

G l o o s c a p 
Glooscap, pensions-nous, était faite pour proliférer ; se détailler et s’étendre ; que réexposer cette ville fictive et rigoureusement vraisemblable serait comme mettre à jour l’encyclopédie d’un sujet en constant renouvellement. On aurait visité Glooscap II puis Glooscap III, IV, V… S’il n’en fut pas ainsi, c’est que Glooscap n’est pas ce qu’elle paraît, c’est-à-dire une ville fictive, une ville imaginaire dont la réalité grandirait avec sa documentation. La logique de Glooscap  n’est pas fictionnelle : elle ne tend pas, comme le désire secrètement toute fiction, à se rapprocher asymptotiquement d’un réel possible (dans le but à peine dissimulé de s’y substituer).

Alain Bublex est un artiste contemporain né à Lyon en 1961. Après avoir étudié à l'École des beaux-arts de Macon, puis à l'École supérieure de design industriel à Paris, il entre à la Régie Renault en tant que designer industriel. « Je voulais faire des voitures, eux voulaient faire des bénéfices. Nous ne nous sommes pas entendus très longtemps ». Il rejoint alors le monde de l'art.
VENDREDI 19 JUIN
à partir de 18h30
 
 
ARMELLE CARON 

L e s   v i l l e s   r a n g é e s 
Le regard d’Armelle Caron est celui d’une mobilité incessante, d’une ouverture sans cesse reconduite à la poésie du monde, dans ses univers les plus triviaux et concrets, tels que les villes et les espaces géographiques, leurs représentations et mises en relation. Dans l’un de ses travaux les plus connus, Les villes rangées, Armelle Caron développe ainsi une démarche originale et minimale, dont le protocole consiste à segmenter et découper l’espace urbain en petites unités, selon les plans et morphologies des quartiers et regroupements d’habitation, en suivant les lignes des réseaux de communication, servant de pointillés à une découpure systématique. Le résultat se présente ainsi sous la forme d’un diptyque monochrome: à gauche, le plan originaire; à droite, la proposition d’une restructuration imaginaire et aléatoire de ce même espace urbain.

Agée de 34 ans, Armelle Caron, artiste du parcours et du voyage travaille à Sète. Parallèlement à des études artistiques effectuées à l’Université du Lancashire en Grande-Bretagne et à l’École Supérieure d’Art d’Avignon, dont elle sort diplômée respectivement en 2001 et 2004, elle effectue de nombreux voyages et résidences, aussi bien en Europe et en Scandinavie, qu’aux Amériques, en Asie du Sud-Est ou en Océanie. Ce rapport à l’espace et plus particulièrement aux villes, ainsi qu’à l’ailleurs géographique se retrouve profondément liée dans ses œuvres à une démarche esthétique d’une grande qualité, mettant à l’épreuve de l’image les territoires ainsi parcourus.

 

NegPos et l'association Afrique en Vie sont heureux de vous inviter au vernissage de l'exposition Rachid OUETTASSI qui se tiendra à Arles sur la place Patrat (La Roquette) le mardi 7 juillet à partir de 18h30. A cette occasion sera projeté en avant première le teaser du documentaire sur Mohamed Choukri réalisé par Claude CORBIER avec des images de Rachid OUETTASSI.



 

Rachid OUETTASSI
Un promeneur discret

TANGER, LE TOURNANT

La surprise. C’est la caractéristique première d’une oeuvre d’art.
C’est aussi ce qu’on rencontre en premier dans cette exposition photographique de Rachid Ouettassi. C’est que s’agissant de Tanger, on aurait pu s’attendre à l’image d’Epinal réduisant la Ville du Détroit à deux, trois clichés physico-antiques. Rachid Ouettassi possède une intime connaissance de sa ville natale, de ses luminosités, de ses points de vue, de ses zones d’ombres, de ses panoramas, de ses humeurs climatiques…
Et on découvre en effet, dans ce regard singulier, la présence de quelque chose d’immémorial. A un premier niveau, cette sensation est suggérée par la mer, l’océan, mais plutôt que dans leur dimension plastique habituelle, dans leur perception mythique…
La notion d’étendue, à Tanger, n’est-elle pas corrélée à l’espace de la plage, cet espace si particulier que se partagent et se disputent dans le même temps l’Homme et les flots ? Il n’est d’ailleurs pas exclu que Rachid Ouettassi, qualifié par Tomek de «voyeur discret» (sommes-nous si loin du «voyant rimbaldien»?), dans son souci de réagir à la sollicitation esthétique de l’instant, ait franchi, paradoxalement, une frontière de l’éphémère, recréant un espace tangérois étymologique où les enfants, métaphore s’il en est du passage, jouent le rôle d’occupants primordiaux. Nous ne sommes pas davantage dans le simplisme, si l’on considère que se partagent et négocient aussi, dans ces images, l’ombre et la lumière, figures de Janus d’un même héritage solaire qui nous renvoie – et nous fait accéder, par l’entremise de l’artiste ! - à une autre dimension, galactique celle-là, de l’Espace…
N’est-il pas passionnant que des photos, faites essentiellement pour être regardées – comme toute oeuvre d’art - réussissent à suggérer bien plus qu’elles ne révèlent ? L’occasion est trop belle: osons rêver face à ces travaux de Rachid Ouettassi…
d’après Ramdane Naciri
Journaliste et écrivain




BIO

Né à Tanger en 1969 Rachid OUETTASSI parcourt en tout sens depuis une vingtaine d'années les ruelles de sa ville natale. Après une formation à l’atelier de photographie du Centre Culturel Français entre 1991-1992, il s’est spécialisé dans le reportage photographique. Ses premières expositions datent de 2002 à la Galerie de la Croix - Institut Français de Tanger sur le patrimoine de sa ville natale. En 2003, il bénéficie d’une bourse pour la Cité Internationale des Arts à Paris.
En 2004, il expose son travail « Un autre rivage » à Bruxelles- Belgique. Son exposition « Errance » organisée en 2005 à l’Institut Français de Tanger connaît un grand succès. En 2007 il expose « Ombres et Lumières » à Séville Espagne et en hommage à Mohamed Choukri, il expose à l’Institut Cervantès de Tanger « l’écrivain et sa ville ».
Parmi ses publications : « Tanger, Cité de Rêve » publié par Edition Paris- Méditerranée en 2002. « Errance » publié par l’Institut Français de Tanger, texte de Nicole de Pontcharra, en 2005. En hommage à Mohamed Choukri, il publie « l’écrivain et sa ville : Mohamed Choukri et Tanger », Edition Zarouila, 2007.

Association 
Afrique En Vie
Adresse : 29 Rue de Chartrouse, 13200 Arles
Téléphone :09 53 02 63 84
http://www.afrique-en-vie.com/
 

 

RENCONTRES IMAGES ET VILLE 2014
 

  • Groupe de recherche Regards sur la Ville - Natures à Nîmes

Avec Anne-Marie Suire, Gérard Jeanjean, Laurence Coussirat, Hervé et Marie-France Bussy, Jean-Paul Garcia, Claudine Declercq.
  
A la Bibliothèque Universitaire de l'Université de Nîmes du 26 novembre 2014 au 31 janvier 2015 

A noter : l'Université sera fermée jusqu'au 6 janvier...
Adresse: Site Vauban 1, rue du Docteur Salan 30000 Nîmes 
Accès libre du lundi au samedi de 9h à 19h


de gauche à droite:
Gérard Jeanjean, Marie-France Bussy, Anne-Marie Suire, Jean-Paul Garcia, Laurence Coussirat, Claudine Declercq et Hervé Bussy


Au coeur des Rencontres Images et Ville, et comme chaque année depuis 1997, la mission Regards sur la Ville permet à un groupe de photographes de réfléchir collectivement autour d’une thématique sur la ville de Nîmes. Cette fois-ci, ce sont les relations qui lient ville et naturequi sont le sujet de leur étude.
La nature est vécue par chacun à la fois sur un mode singulier et passionné. Petite plante poussant clandestinement qui émerge de l’anfractuosité bétonnée, jardins ouvriers, zones agricoles péri-urbaines, chantier de la nouvelle ligne et gare TGV, espaces verts géométriques, rideaux végétaux, arbres nocturnes … Les images ne manquent pas et le sujet semble tout autant inépuisable !
Les participants de cette 10ème édition ont produit un travail qui fera date et qui laisse une trace photographique indispensable pour la mémoire collective, une « graine » de constat pour le futur.      Patrice Loubon

  • Philippe Ibars - Jardin Public

A L'atelier de l'Image NegPos du 27 novembre au 31 janvier 2015
Adresse: 34 promenade Newton 30900 Nîmes
Accès libre sur rdv



« Les Jardins de la Fontaine sont un des premiers jardins publics de France et peut-être d’Europe. Les jardins, les parcs d’ornement étaient d’ordinaire à l’intérieur de propriétés privées appartenant aux « grands » de ce monde. C’est la Révolution qui a transformé ensuite de nombreux parcs en biens nationaux, ouverts au public. 
Public : mot chargé de sens ou de connotations qui me plaisent : public renvoie à publier, rendre public, il s’oppose à privé — privé d’images ! —, il est du côté des autres, il donne le goût des autres. J’aime tous ces gens que j’ai photographiés, images «effractionnelles» qui sont comme ôtées de la pellicule de films inconnus, inachevés, avec des lumières, des couleurs, des ombres, et le mystère de la vie tout entier préservé, images d’êtres saisis dans une fraction de seconde de leur «éternité», au milieu d’une phrase, d’un mot prononcé, d’un regard, d’une expression, d’un geste, d’une attitude que j’image et surtout imagine après coup en réinventant leur histoire.
Public s’oppose aussi à acteurs, en principe, puisque les deux se font face, acteurs sur la scène et public dans la salle… mais ici, dans cette immense scène sociale qui se déploie sur plusieurs niveaux, les acteurs sont le public, et les rôles qu’ils interprètent changent assez peu au fil des ans : on vient dans ces Jardins pour sa forme physique, se promener, paresser, faire la sieste, papoter, manger, s’aimer, se baigner, jouer, parader, pédaler, escalader, prier, faire les photos du mariage, lire, sortir les chiens ou les bébés, donner à manger aux cygnes ou aux poissons... 

Et il y en a, des gens, dans ces Jardins dont un historien du 18e siècle disait qu’ils étaient « l’un des plus beaux morceaux de l’Europe », il y a de plus en plus de gens qui s’approprient l’espace, tout l’espace, des gens d’ici ou d’ailleurs, des jeunes, de plus en plus de jeunes, et des moins jeunes aussi, et toute la journée, et en toutes saisons. Ils en sont la vraie vie, ces gens, ils donnent au lieu son sens, sa raison d’être et depuis plus de deux mille ans. »   Philippe Ibars

  • Marie-Dominique Guibal - Les arbres en habit rouge font la haie aux passants

A la Maison des Initiatives du 27 novembre au 31 janvier 2015
Adresse: Parc Kennedy, 285 rue Gilles Roberval, 30900 Nîmes
Accès libre du lundi au vendredi de 12h à 14h ou sur rdv.
 


"Je travaille sur le trait, le mouvement, l’espace urbain, le paysage, le graphisme du végétal. Mes outils d’exploration sont le dessin, la couleur, la photographie, l’image/mouvement et des installations.
Je participe régulièrement depuis 2008 au groupe de recherche Regards sur la Ville de la Galerie NegPos."    
Marie-Dominique Guibal

  • Laurent Gueneau - Questions de Nature

A la galerie Negpos Fotoloft du 28 novembre au 31 janvier 2015
Adresse: 1, Cours Némausus, 30000 Nîmes
Accès libre sur rdv



« Dans une peinture de la vie moderne Laurent Gueneau en découd avec l’espace contemporain par excellence : la ville. Dans cette quête, il ne s’attache ni aux mégapoles du monopoly, ni aux monuments marquants. Il s’attarde sur les sans-grade, les architectures sans qualité, les interstices du maillage urbain ou les cicatrices d’une ville en usage. 

De Pologne en Russie ou encore plus à l’Est : en Chine, en Inde, au Vietnam ou bien en France, la mondialisation côté ville étale ses oripeaux. Sans s’y complaire, Laurent Gueneau témoigne, pointant les accidents, les situations absurdes. C’est sous l’angle de la nature, loin de toute anecdote dans un style purement documentaire que la ville moderne déploie ici ses espaces complexes et paradoxaux. »        Dominique Gaessler
 
  • Roubina Khodadin de la Cie VOOA, vers une ouverture Ô Arts - Nuits

Performance le 28 novembre à 19h à la galerie Negpos Fotoloft
Adresse: 1, Cours Némausus, 30000 Nîmes
Conception et performance: RouBina - Durée 15minutes
Photographies : Jean-Louis Bec


copyright Laurence Coussirat

Croisant les univers de la photo, du mouvement et de la musique, Nuit est à la fois Espace et Temps. Autour de ce paradigme, Nuit explore les espaces de ce temps mystérieux : ceux qui s’ouvrent en nous, ceux qui nous enferment et ceux qui nous transforment.

  • Les étudiants Prep'arts de l'Institution Saint Stanislas (Nîmes) - Animal Urbain

Avec Jonathan Mourglia, Claire Dujardin, Vincent Royer, Laurelenn Jacquet, Clara Faye, Pauline Pujalte, Fanny Laure Bovet, Sarah Thoraval.

A la Maison pour tous Boris Vian de Montpellier, du 4 décembre au 9 janvier 2015
Adresse: 14 rue de l'Améthyste 34000 Montpellier
Accès libre du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 19h(vendredi 18h) 

               
       De gauche à droite: Fanny Laure Bovet, Claire Faye, 
Laurelenn Jacquet

Huit étudiants en Prép'Arts section photographie à Nîmes. Huit étudiants qui vont se présenter à des concours d'entrée d'écoles de photographie, dont l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles. Un concours qui comporte entre autre l'épreuve redoutable du travail photographique à réaliser en un mois. Un thème imposé. Prenons Animal Urbain. Titre bizarre, qui semble nous glisser entre les doigts comme une anguille.Titre dual, qui lie et oppose deux termes que l'on n'attendait pas ensemble. Il va falloir se questionner sur l'animal, son irréductible étrangeté à l'homme, mais peut être aussi sur l'homme lui-même et sa profonde nature animale. Il va falloir se plonger dans l'espace urbain et se souvenir de nos origines sauvages. Il va falloir surtout éviter les clichés, ne pas apporter de réponse, mais des questionnements. Déranger l'ordre établi, faire surgir le trouble, le refoulé. Faire affleurer le non-dit. Deux termes qui jouent à la souris, il faudra bien que l'un attrape l'autre.

L'OPERA DE LYON DU 3 AU 30 NOVEMBRE 2014 
DANS LE CADRE DU FESTIVAL DE CINEMA LATINO AMERICAIN DOCUMENTAL





 

La « Historia de una foto » est composée d’unités closes sur elles-mêmes et chaque « boîte » fonctionne comme un petit univers en soi où gravitent l’œil et la pensée, tous deux scrutateurs, à la recherche d’indices révélateurs.
Pour aller dans cette direction, sans nous aventurer trop loin, revenons à Walter Benjamin qui dans L’Œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique, écrit à propos des photographies d’Eugène Atget réalisées au début du XXe siècle : « On a dit à juste titre qu’il avait photographié ces rues comme on photographie le lieu d’un crime. Le lieu du crime est lui aussi désert – Le cliché qu’on en prend a pour but de relever des indices. » 
Ici, la recherche d’indices est double, si nous étudions avec attention et soin l’image, guidés à la fois par le commentaire de l’auteur et par les mouvements – ou la fixité – de la caméra qui redéfinit l’image, qu’elle redécoupe et reconstruit, l’enquête que nous menons à notre tour, comme spectateur de l’ensemble, porte à la fois sur la photographie mais aussi sur le photographe et sur sa relation plus ou moins distante à l’œuvre qu’il a produite.
La photographie est filmée, mise en scène donc, physiquement et historiquement.


En partenariat avec :          &   

 

Raul Cañibano - La soif de l'indicible

à la Galerie NegPos Fotoloft du 23 septembre au 21 novembre 2014

Vernissage le 23 septembre à 18h30

L'artiste sera en résidence à Nîmes du lundi 15 au 27 septembre.

 

La soif de l’indicible

« L'atmosphère était si humide que les poissons auraient pu entrer par les portes et sortir par les fenêtres, naviguant dans les airs d'une pièce à l'autre. »

Gabriel Garcia Marquez – Cent ans de solitude 

Lorsque l’on découvre les photographies de Raul Cañibano, on peut être subjugué par ce qu’elles nous donnent à voir. Que se passe-t-il donc dans ces images ? Leur sous-jacente nature surréaliste, la part d’ombre, leur structure interne, l’incongruité des sujets, tout dans ces images nous renvoie à l’étrangeté du monde. Plus de doute alors, le réel peut-être magique, quand il est ausculté par l’œil vif et acéré de ce photographe.


Son regard s’est formé et exercé dans la rue qui fait prendre aux choses et aux gens une vie aléatoire et biscornue. De ce fait, le regard de Raul Cañibano a du mal à percevoir le réel sous un seul angle, dans un seul plan et une seule durée. Complexes, ces images développent une existence propre et singulière et elles ne peuvent être rangées dans une catégorie ou dans une autre.

 À la fois documentaires, anecdotiques, flexibles et surréelles, nous avons finalement affaire à des êtres autonomes et qui, plus que toutes autres représentations bidimensionnelles, nous regardent.

 Du fond de la rue et du fond des campagnes surgissent des situations et des instants où nous pénétrons d’autres univers, souvent fantasmagoriques, parfois cauchemaresques. La traversée du tableau est complète et nous ne sommes pas loin des mondes oniriques, baroques et picturaux dressés par Emir Kusturica, David Lynch ou Peter Greenaway. 

De l’esthétique de Raul Cañibano, nous pourrions dire que par certains aspects elle se rapproche de la photographie classique de rue en noir et blanc estampillée Magnum, mais ce serait trop simple et trop réducteur. C’est sans doute aussi cela la force des images de Cañibano : pas de mise en scène, pas de montages ou de modifications a posteriori. La « simple » collision de plusieurs facteurs : le(s) contenu(s), l’instant et le choix du cadrage sont les seules causes de la richesse de l’image.


Si l’on décrypte à présent point par point ce qui se produit dans les images les plus emblématiques de Cañibano, nous pouvons décomposer leur puissance active en ingrédients divers et hétérogènes.

En premier lieu, la composition. Construite avec une grande rigueur jusque dans sa périphérie, elle nous laisse souvent deviner un hors-champ. De fait, il règne dans ces photographies une sourde tension avec le réel, pleine de mystère et d’invisible. Cette composition est souvent structurée en un jeu de plans, qu’une importante profondeur de champ, qui « aligne » des réalités n’ayant a prioririen à voir entre elles, vient renforcer.

En deuxième lieu, le choix des sujets photographiés. L’énigme se révèle souvent épaisse lorsque l’identité des personnes est filtrée : regards barrés, grimages festifs ou masqués par les circonstances… Comme par exemple ce jeune aux lunettes de plongée, allongé et positionné au premier plan avec une incrustation en diagonale en bas et à droite de l’image. Ou bien ces autres, l’un le regard coupé par une feuille de canne, l’autre, un voile enroulé autour du visage, ou le corps entièrement masqué par un t-shirt substitut d’un abri, les ombres portées qui découpent leur propre matière… La dissimulation est un des attributs préférés des photographies de Cañibano et comme dans un jeu de poker menteur, les cartes ne sont jamais celles que nous attendions. 

En troisième lieu, l’instant. Le temps dont nous parle Cañibano est improbable, et en cela, il illustre l’une des plus grandes forces/faiblesses de la photographie. Que peut donc bien représenter concrètement 1/125e de seconde ? Illusoire vérité ou absolu moment d’éternité ? L’instant que nous décrit Cañibano n’existe pas… ou plutôt si, il n’existe que par la photographie.

Les photographies de Cañibano nous offrent donc ce que peu d’images parviennent à délivrer aujourd’hui et cela, grâce à une étonnante économie de moyens. Ici, pas de post-traitement et pas de manipulation numérique. Les élucubrations vaseuses de bon nombre de faiseurs d’images contemporains, qui bénéficient de l’assistance digitale et d’autres substituts à la créativité, font pâle figure face à ce maître du mystère et de l’orthodoxie argentique. Retour aux origines de cette photographie, qui avec ce qu’elle a de plus simple, a encore tant à nous dire et tant à inventer.

Patrice LOUBON
Directeur de la galerie NegPos 

 

BIO

Raul Cañibano, 1961, photographe cubain, vit à La Havane.

 Il travaille sur la rue et le monde rural cubain, captant des situations parfois onirique où l’être humain devient un icone souvent mystérieux qui ne dit pas tout sur ce qu’il est. Regards indéchiffrables, voiles, masques, contrejours,... le photographe exprime les doutes que porte l’image à rendre compte de l’identité.

Il produit une forme de documentaire lyrique et énigmatique, laissant une grande place à l’interprétation du spectateur.

Primé et célébré par de nombreuse instance nationale il est l’un des plus prometteurs photographes de sa génération. Remarqué par Alejandro Castellote, il figure dans son anthologie de la photographie latino-américaine « Mapas Abiertos » ouvrage de référence, publié en 2003.

 

Quelques une de ses expositions hors de Cuba :

CUBA vs CHILE, Galerie NegPos, Nîmes, 2006
San Francisco Arts Commission, SFAC, USA, 2002
Cuba Now, Washington DC, USA, 2001
Cuba Si! 50 years of Cuban photography
, Royal National Theatre, London. 2000
Justina M Barnicke Gallery
, Galerie JMB, Toronto, Canada, 2000 

L'exposition de Raul Cañibano est organisée par l'association NegPos.

Avec la complicité de l'AAMAC

 


NegPos et le Mois du Film documentaire ont le plaisir de vous inviter à la projection de films de Maya Bracher
Salle de conférence de Carré d'Art, le samedi 15/11 à 18h30
Les éditions Editions Sansouire proposent une signature du livre de Maya Bracher "Au long du fleuve Sénégal" au début et à la fin de la projection.


Imraguen, Maya Bracher, 1959, noir et blanc, 20 min. 
« La vie d’une tribu de pêcheurs mauritanienne, qui séjournait sur la côte atlantique, à la hauteur de Nouakchott. Un guetteur signalait l'arrivée des bancs de poissons à ses compagnons. Pour pêcher ils n'avaient que de filets, qu'ils déployaient autour des bancs de poissons en nageant et qu'ils ramenaient vers la plage, où femmes et enfants les attendaient. Aujourd’hui, les Imraguens vivent plus au nord, au Banc d'Arguin, près de Nouadhibou.
C'était un très beau sujet de film et de photo, le long d'une côte désertique bordant l'Atlantique étincellent, les gestes de pêcheurs, la vie des familles ». Maya Bracher

Boumdeit, Maya Bracher, 1960, couleur, 18 min. 
« La vie d'une communauté maraboutique établie en Mauritanie, à une centaine de km de Tamchaket dans le Tagant. Le marabout dirigeait tout. Depuis 1936, hommes et femmes vivaient séparément, ils cultivaient le mil, le blé, les haricots et d'autres légumes et les palmiers dattiers, ils élevaient des chèvres, des moutons, des vaches et des chameaux, ils tissaient des tapis, ils faisaient des travaux sur du cuire, du fer, ils avaient une école coranique.
Nous avons filmé une fête avec tamtam et danses ». Maya Bracher

Maya Bracher
Née en 1932, photographe franco-suisse, vit à Sernhac (Gard), Maya Bracher commence à faire de la photo à partir de 1957 en parcourant la Mauritanie dont la beauté des paysages et la manière de vivre des nomades ou des sédentaires l’émeuvent. Par la suite, elle produit des reportages ethnosociologiques en Afrique, des reportages d'actualités et des prises de vue d'œuvres d'art Africain traditionnel ou moderne. 
Elle a réalisé ces films avec son compagnon. Personne n’a revu ses images depuis. Les films sont numérisés par NegPos. Le Mois du film documentaire est l’occasion de les découvrir.

En présence de Maya Bracher et de Patrice Loubon. Accompagnement musical.


 

 

 

 

 

 

CASABLANCA
Passé>Futur
Photographies - Vidéos
du 4 juillet au 15 septembre 2014
à la Bibliothèque de l'Université de Nîmes, Site Vauban
1, rue du Dr Salan, Nîmes
Vernissage le vendredi 4 juillet à 12h30


photographie de Patrice Loubon, Casablanca 2014

Suite à une résidence photographique, soutenue par l'Institut Français et le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, cinq photographes présentent leur vision de cette ville au passé architectural riche et novateur. A travers cette exposition, la galerie Negpos et l'Association Marocaine d'Art Photographique (AMAP) proposent les regards singuliers de Jaâfar Akil, Claude Corbier, Fabienne Forel, Patrice Loubon et de Fatima Mazmouz.
 
La galerie NegPos entretient depuis plusieurs années des relations privilégiées avec le Maroc, notamment avec l’AMAP. La galerie NegPos intervient par ailleurs chaque année dans l’interprétation de l’urbanisme, de l’architecture et de la ville, avec un cycle d’expositions et de recherches intitulé “Rencontres Images et Ville“ et la mission “Regards sur la ville“ à Nîmes (France).
 
L’AMAP est, quant à elle, la seule structure au Maroc à avoir abordé la question de la ville à plusieurs reprises à travers le SNAP et à avoir soutenu des expositions individuelles de photographes sensibles à cette problématique.
 
C’est dans ce contexte que les artistes de l'AMAP et de la galerie NegPos sont intervenus à Casablanca. Ces photographes proposent le fruit d'un travail de recherche artistique autour du passé architectural de la ville et de son mouvement urbain actuel. Chacun à sa manière propose une lecture photographique de Casablanca,  et de son passé, questionnant ainsi les futurs possibles...


 

Jusqu'au 9 juillet 2014 les photographies de Maya BRACHER à la galerie Ombres au 1, rue de Bernis à Nîmes. 


De l’image post-coloniale et de l’humanisme

« Le cinéma, disait André Bazin, substitue à notre regard, un monde qui s’accorde à nos désirs. »   Jean-Luc Godard

L’on pourrait dire la même chose de la photographie de Maya Bracher et de l’image des régions africaines qu’elle nous renvoie.
Dans ces photographies tout correspond avec notre désir de voir l’Afrique comme nous l’avons rêvée et nous sommes, sans nul doute et sans mauvaise intention, élégamment éloignés d’une part de la réalité austère vécue par ces personnes. Car dans le regard de Maya Bracher aucune volonté de transformer le réel, ou pire, de nuire. Juste un désir de montrer avec amour et justesse un contexte et les gens qui le peuplent.
En 2013, Maya Bracher présente pour la première fois à Nîmes, à la galerie NegPos, une série produite dans le cadre de la MISOES, mission socio-économique sur les pratiques agricoles, qui se déroula dans la vallée du fleuve Sénégal en 1958. Une photographie en noir et blanc au moyen format, à caractère documentaire où perce souvent un engagement humaniste et esthétique fort, s’appuyant sur le jeu des ombres et de la lumière.
Loin du regard anthropologique classique que l’on aurait pu attendre compte tenu de l’usage scientifique auquel étaient destinées ces images, le regard de Maya Bracher fonctionne d’une certaine manière à contre-emploi. Distant et respectueux, son acte photographique, comme nous le disions plus haut, associe subtilement esthétique et ressource documentaire. Ainsi beaucoup des personnes photographiées par Maya le sont souvent à contre-jour ou de dos. Quand elles lui font face et que la question de l’identification individuelle se pose, il s’agit la plupart du temps de portraits de groupe. Désir de ne pas déranger, délicatesse de l’œil qui favorise l’intimité des personnes avec leur environnement. D’autre part, la structuration graphique de ses photographies est des plus sophistiquées. Une architecture picturale « au cordeau » pourrait-on dire, tels les filets et les lignes des pêcheurs qu’elle saisit dans leur simplicité quotidienne.
En découvrant les photographies de Maya, on ne peut que songer au travail mené dans les mêmes régions par Pierre Verger, ethnologue et photographe français, que Maya côtoya un temps, à cette même époque. Tous deux allient douceur et finesse de l’observation, tendresse du regard, rigueur et conscience professionnelle.  
Gageons que ce travail fasse aujourd’hui date et mémoire, à la fois comme l’une des pièces manquantes du puzzle historique africain mais aussi comme l’émergence inespérée d’une œuvre malencontreusement méconnue qui allait finir oubliée.

Patrice Loubon
Directeur de la galerie NegPos

Au long du fleuve Sénégal par Maya Bracher 

Format : 22 x 24 cm à l’italienne
Couverture : pelliculage mat recto
Intérieur : 72 pages
Dos : carré thermo-cousu
Prix : 20 euros
ISBN : 979-10-91985-04-8
ISSN : 2262-029X 

Éditions SANSOUIRE
Tél. 04 66 84 76 63
sansouire@yahoo.fr
www.editionsansouire.fr 

Avec le soutien de: La DRAC LR, La Région Languedoc-Roussillon, Le CG 30 et la participation de NegPos.

Un extrait de l'exposition Férias de Pia Elizondo au Restaurant La Marmite !

 
La Marmite 6, rue de l’Agau Nîmes 

PIA ELIZONDO - FERIAS
A propos du travail de Pia Elizondo sur les Férias de Nîmes (extraits) :
« À l’instar des surréalistes, via Lautréamont, qui font se rencontrer un parapluie et une machine à coudre sur une table de dissection, ou qui, dans un Paris prestigieux, s’intéressent aux détails dérisoires du quotidien le plus plat pour leur accorder un statut d’étrangeté (Aragon dans Le paysan de Paris, ou Breton dans Nadja), Pia Elizondo saisit, dans cette fête bouillonnante, ce genre « d’incongruités ordinaires », plus fréquentes qu’on ne le croit, mais que la paresse de l’œil moyen ne sait pas voir. Il faut, pour trouver la richesse de l’infime, un don particulier, ce savoir-faire d’alchimiste qui, dans l’athanor de l’objectif, transmue, si je puis me permettre cette métaphore un tantinet grandiloquente, le plomb du banal en un or capable de provoquer un plaisir esthétique. »
René Pons

Biographie
 
Mexicaine, Pía Elizondo expose en Amérique Latine, aux États-Unis, et en Europe. En 1994 elle reçoit la bourse Jeunes créateurs du Fonds national pour la Culture et les Arts du Mexique pour un projet sur la ville de Mexico. En France depuis 2003, et distribuée par l’Agence VU, elle reçoit en 2009, le deuxième prix du concours Iberoamericanos. En 2012, elle obtient un Master II à l’ENSP d’Arles. Actuellement, Pía Elizondo développe un projet sur le temps poétique, et parallèlement, un deuxième projet sur l’utilisation exclusive de l’Iphone comme outil de travail.

La galerie Negpos a accueilli Pía Elizondo en résidence pendant la féria 2011.

Férias 01 inaugure une série orchestrée par Negpos au sein de la collection Visions des éditions Atelier Baie.

Éditions ATELIER BAIE 
Dép. lég. : 2014
ISBN 978-2-919208-25-8
www.atelierbaie.fr
Format : 20,5 x 20,5 cm
72 pages – 15 € TTC
Contact: editions@atelierbaie.fr
T. 04 66 68 18 33

Exposition de ZAIDA GONZALEZ RIOS 

Jusqu'au samedi 7 juin 2014 à 340ms, 2 rue Auguste Pellet à Nîmes

Ouverture du mardi au samedi de 10h à 12h & de 14h à 19h
http://www.zaidagonzalez.cl/web/ 


 

 



PRINTEMPS PHOTOGRAPHIQUE 20

LA MER, QU’ON VOIT DANSER… 

A Nîmes du 24 avril au 31 juillet 2014


 

 

  • Abdelghani BIBT – Récits de vie
    (courts-métrages, 2013)

Les courts-métrages de Abdelghani Bibt seront diffusés en amont de Mare Mater film de Patrick Zachmann le jeudi 24 avril à 18h à l’auditorium du Carré d’Art, ensuite à partir de 19h00 le samedi 17 mai dans le cadre de la Nuit des galeries à la galerie NegPos Fotoloft et pour finir, le vendredi 23 mai à partir de 20h00 avant le film The Forgotten Space d’Allan Sekula et Noël Burch à la galerie NegPos Fotoloft.

Récits de vie

Face à la clôture des frontières européennes, une terminologie est apparue dans le langage populaire marocain pour exprimer une défiance à toutes lois empêchant la liberté de partir. « Hrag » (bruler) et « Harragas » (les bruleurs) sont devenus des codes courants au sein d’une population désespérée, prête à tout pour atteindre les côtes de l’Europe.

Récits de vie dresse les portraits de jeunes marocains qui rêvent d’un avenir meilleur de l’autre coté de la Méditerranée. Les images sont un témoignage de leurs réalités et de leurs illusions, car si la possibilité de bruler les frontières demeure incertaine, beaucoup finissent par bruler leur identité, leur passé et souvent leur vie.

BIO

Né le 24 novembre 1967, l’artiste, photographe et producteur de vidéo marocain, est natif de la très verte bourgade agricole de Beni Mellal. Il a œuvré pendant toute une décennie dans le domaine de la photographie, au cours de laquelle lui ont été décerné plusieurs prix régionaux, nationaux et internationaux en arts visuels de la part de plusieurs instances artistiques du Maghreb et de la Méditerranée. Diplôme de Licence Appliquée à l’université Caddi Ayyad de Marrakech en 1994 au Département Audiovisuel.

 

  • Patrick ZACHMANN – Mare Mater
    (film, 2011-2013 – 52’)

 

Projection unique à l’auditorium du Carré d’Art (Nîmes), le jeudi 24 avril à 18h en présence de Patrick Zachmann, qui signera son livre Mare Mater à l’issue de la projection.

Mare Mater

Par le biais de vidéos et de photographies Patrick Zachmann, membre de Magnum Photos, confronte sa propre histoire familiale à celles des migrants d’aujourd’hui. Il aborde en particulier leur rapport à la mer qu’ils traversent et à la mère qu’ils quittent.

Ce projet a un caractère d’évidence. Patrick Zachmann devait revenir et revoir sa Méditerranée. C’est ici que sa famille a vécu, c’est ici qu’il a découvert les contradictions du monde. L’exposition du MuCEM se révèle comme une occasion exceptionnelle. L’occasion de confronter le travail de photographe à la biographie familiale. Par un concours de circonstances, une ruse de l’histoire, la Méditerranée s’est enflammée au moment où le passé resurgissait. Ce journal met en perspective divers moments, de l’Histoire aux moments plus intimes.

« Il s’agit d’un voyage, un voyage de mémoire et un voyage d’exils. C’est aussi un voyage intérieur. La voix qui porte ce voyage est celle de mon journal de bord. C’est elle qui va tisser le fil de toutes ces destinées que je croise, des migrants quittant leur pays de la rive sud de la Méditerranée, fuyant le chômage, la dictature, l’absence d’avenir, des femmes, des mères, qui les laissent partir ou découvrent qu’ils sont partis, et moi, à la recherche des racines de ma mère, celles qu’elle a voulu oublier. »

Le récit s’élabore autour de cette relation entre mère et fils, homme et femme. Au-delà de ses voyages en Tunisie, en Algérie, en Grèce ou à Malte, Patrick Zachmann n’oublie pas d’évoquer Marseille comme lieu central, aboutissement de toutes les migrations, point d’apaisement et tension.

L’exposition se concentre autour d’un film projetée en triptyque. Sur les trois écrans se succéderont, grâce à un montage original et captivant, des moments familiaux et intimes, des témoignages de migrants et de leurs proches, des séquences mêlant le doute et l’espoir. En parallèle, un mur de photographies retrace cette enquête poignante confrontant ainsi dans le même espace le caractère vivant de l’image animée à la puissance de l’image fixe.

 BIO

Photographe français né en 1955, il vit à Paris, il rejoint Magnum en 1985. Il se consacre à des reportages au long cours, qui mettent au jour la complexité des communautés dont il questionne l’identité et la culture.

 Teaser du film : http://www.youtube.com/watch?v=PnygfwA8UHI



  • Fabienne FOREL + Jean-Baptiste PERROT

à la Galerie NegPos Fotoloft du 26 avril au 22 mai 2014. Vernissage le 26 avril 2014 à partir de 18h30.

 

  • Fabienne Forel - Limites extrêmes

à la Galerie NegPos Fotoloft du 26 avril au 22 mai 2014. Vernissage le 26 avril 2014 à partir de 18h30.

www.fabienneforel.com

Limites extrêmes – Paysages aux confins de l'Europe

« Prendre la route, c'est réunifier un peu la dispersion et l'éclatement du monde. »

Frédéric Khan

Parcourant les limites extrêmes de l'Europe, je propose une vision poétique du monde en soulignant la spécificité d'un territoire tant au niveau de la lumière que celui du relief. Sensible aux atmosphères climatiques, j’essaye de rendre compte de la « géographie universelle » dont parle Elisée Reclus. Fabienne Forel 

BIO

Photographe voyageuse, Fabienne Forel poursuit une approche exploratoire et sensitive du monde qui favorise le rapprochement avec la dimension humaine et avec la sensation d’unité au-delà de la diversité. Une captation photographique d’une errance où le monde reste ouvert et créateur…

 

  • Jean-Baptiste Perrot – Mon Havre

www.jbperrot.net

à la Galerie NegPos Fotoloft du 26 avril au 22 mai 2014. Vernissage le 26 avril 2014 à partir de 18h30.

Mon Havre

« Série de photographies, sur les différentes facettes représentatives de son Havre : la vie, l’architecture, l’industrie, où le médium photographique devient ici un révélateur de mouvement et non plus le fixateur d’un temps donné.

Ma vie s’enrichit toujours de sentir au cœur d’une affirmation, le contradictoire du doute, afin de mieux m’imprégner de la poétique d’une œuvre, inspirée par l’ordre et le désordre, intimement confrontés. Une gigantesque grue, devant moi, semble se déplacer lentement, tout en fonctionnant en mouvance traversière au service de navires à quai, mais en partance.”

Tout dans « Mon Havre », grâce aux traces de ce regard artistique, s’affirme comme autonome par la matité de sa matière, et se plante durablement dans l’espace, tout en glissant au rythme ralenti mais puissant des navires quittant leurs amarres. »

Bernard Point

BIO

Photographe français né en 1972 au Havre (Normandie). Vit et travaille à Paris. Après des études en sciences sociales (Licence de sociologie en 1995) et en économie (Master 2 d’économie en 1996), suivies d’une période d’activité professionnelle dans ces domaines, il se consacre complètement à l’activité artistique en 2007. Chacun de ses projets cherche à décrypter un peu plus en avant les tenants d’une prise de décision. Agit-on selon notre propre libre arbitre ? Où commence le déterminisme ? Sommes-nous les sujets de contraintes inaliénables ?

 

  • Franck CAILLET + Christophe GLAUDEL

à la Galerie NegPos Fotoloft du 23 mai au 26 juin 2014. Vernissage le 23 mai 2014 à partir de 18h30.

  • Franck Caillet – L’autre rive

à la Galerie NegPos Fotoloft du 23 mai au 26 juin 2014. Vernissage le 23 mai 2014 à partir de 18h30.

http://fcaillet.free.fr/


L’autre rive

« Dans “L’autre rive”, l’image est le résultat brut de l’expérience physique et photographique de l’observation. En somme, il s’agit d’une vérification sur la capacité matérielle et sensible du dispositif photographique à enregistrer une durée, à restituer une sédimentation. L’ailleurs lumineux met le regard en désir : “Que se passe-t-il ?, Qui vit là-bas sur l’autre rive ?”

Je me suis donc intéressé à éprouver cette contemplation. Face aux paysages maritimes, j’ai laissé le film enregistrer ma présence. Le boîtier contre moi, j’essayais vainement de rester immobile. »

 Franck Caillet

BIO

Photographe français né en 1967, vit et travaille à Concarneau, Bretagne (France). Il étudie la biologie pendant quatre années à l’Université de Rennes 1Diplômé de l’École Nationale Supérieure de la Photographie (Arles, France) en 1992.

 

 

  • Christophe Glaudel – Epiphanies

à la Galerie NegPos Fotoloft du 23 mai au 26 juin 2014. Vernissage le 23 mai 2014 à partir de 18h30.

http://chrisglaudel.com/ 

Épiphanies
Voici donc un monde

« Une plage, le sable, la mer, le soleil couchant… voilà pour le « dehors » avec lequel des corps nus – d’hommes, de femmes, seuls ou en couple, jeunes ou matures – entrent en résonance. Des corps comme un complément du monde.

Les couleurs incandescentes du ciel enflammé, l’air marin qui bruisse dans les herbes, le sable de la plage qui fait des vagues sont habités par celles et ceux qui posent et s’exposent au regard.
Ici, pas d’anecdote, mais l’histoire d’une rencontre patiente et bienveillante, construite année après année par Christophe Glaudel avec des hommes et des femmes habités par ce paysage entre terre, mer et ciel… ce lieu à la lisière d’un horizon lointain : la plage.» 

Jean-Baptiste Guey

 BIO

Photographe français. Venu à la photographie en 1990 après avoir étudié la biologie et la botanique. Il a expérimenté la photographie sous toutes ses formes depuis cette époque. L’émergence du procédé numérique vint à point nommé avec le défi d’éprouver en numérique les autres formes que celles spécifiques à la pellicule. A vécu à Berlin, au Maroc et à Arles. Ces lieux ont insufflé couleurs et vie à ses photographies. Il vit actuellement à Paris et ailleurs.

  • Allan SEKULA & Noël BURCH – The Forgotten space

(film) 2010 – 112’

Projections uniques le samedi 17 mai dans le cadre de la Nuit des Galeries à 21h à la galerie NegPos Fotoloftet le vendredi 23 mai vers 20h à l’issue du vernissage de Franck Caillet et Christophe Glaudel toujours à la galerie NegPos Fotoloft.

www.theforgottenspace.net 

Un hommage rendu à Allan Sekula décédé en 2013 avec la diffusion du film « Forgotten space ».

The Forgotten space

« The Forgotten Space » est basé sur « Fish Story », photo-essai d’Allan Sekula, qui cherche à comprendre et décrire le monde maritime contemporain dans ses rapports avec l’héritage complexe de la mer.

On ne se souvient de l’existence de la mer que lorsqu’un désastre surgit. Mais le plus grand désastre maritime réside sans doute dans la circulation des marchandises, laquelle – d’une manière peut-être plus fondamentale que la spéculation financière elle-même – entraîne l’économie du monde au bord du précipice. Le film suit à la trace les containers à bord des navires, des péniches, des trains et des camions, il écoute la parole des ouvriers, des ingénieurs, des urbanistes, des politiciens et de ceux qui sont rejetés à la marge du système global. Nous nous rendons auprès de paysans et de villageois spoliés aux Pays-Bas et en Belgique, de camionneurs exploités à Los Angeles, de marins œuvrant sur les porte-containers géants qui font la navette entre l’Asie et l’Europe, et d’ouvriers d’usine en Chine, dont les bas salaires sont la fragile clé de voûte de tout le puzzle. Enfin, à Bilbao, l’on découvre l’expression la plus sophistiquée de cette croyance si répandue selon laquelle l’économie maritime, la mer elle-même, seraient devenues, on ne sait comment, obsolètes.

Le film a recours à toute une gamme de matériaux différents : documentaire descriptif, interviews, photos d’archives et actualités, extraits de films anciens. Il en résulte un essai politique et visuel sur l’un des processus dont l’impact sur tous les habitants de la planète est le plus fort de notre temps.

 BIO

Allan Sekula est un artiste américain, né en 1951àErie(Pennsylvanie) et mort le10août2013àLos Angeles.
Il est aussi photographe,écrivain,réalisateur de films et théoricien de l'art américain.

 

 

 

  • Jean-Louis BEC + Lionel JULLIAN

à la Galerie NegPos Fotoloft du 27 juin au 31 juillet 2014. Vernissage le 27 juin 2014 à partir de 18h30.

 

  • Jean-Louis Bec – Frissons

à la Galerie NegPos Fotoloft du 27 juin au 31 juillet 2014. Vernissage le 27 juin 2014 à partir de 18h30.

www.jeanlouisbec.com

Frissons

« Des choses entrevues… La surface ondule, indécise. La surface s’avance, se retire, retire du regard, s’approche à nouveau, dévoile en avant ces choses disparues. Qui disparaissent encore.

Parfois on ne voit rien. Le regard a la nonchalance d’une surface lisse ou rien ne s’imprime, rien ne s’exprime. La mer s’avance, se retire. Ses gestes reposent sur le vide déterminé, le répétitif creux, comme si, sous-jacente, elle se rassemblait autour d’un goût pour le rien et le connu. Le regard se pose parfois sur une mer morne, ennuyeuse ; une mer qu’il souhaite morne et ennuyeuse. » 

Jean-Louis Bec

 BIO

Né en 1959, vit à Montpellier. Biochimiste et didacticien des sciences, Jean-Louis Bec est aujourd’hui photographe. Dans son approche « Natures cachées », il réalise une lecture sensible et intimiste de la nature qui s’appuie sur une volonté de révéler ou d’imaginer les forces et les langages sous-jacents présents entre l’eau, les roches, les paysages, les animaux, les végétaux.

 

 

  • Lionel Jullian – Images en archipel

à la Galerie NegPos Fotoloft du 27 juin au 31 juillet 2014. Vernissage le 27 juin 2014 à partir de 18h30.

 « ...accagnardé contre la dune qui n'était pas là hier, qui ne sera pas là demain,

je vois la mer sans savoir si je la regarde et, à travers la plage imprécise, je doute d'avoir bien perçu la lente traversée de mon champ de vision par le tellinier. Pourtant il est passé et reste aussi improbable que le désordre des dunes ou de la digue pourtant très nette par laquelle je suis arrivé. Et puis je me lève sans intention précise, j'installe quelques roseaux dans l'eau en signes cabalistiques qui ont pour intérêt de ne s'adresser à personne. J'agence des déchets que la mer apporte et le sac en plastique qui ondule mollement dans le ressac m'évoque bizarrement l'histoire du delta. Ce delta qui flotte presque sur sa nappe phréatique et qui se soulève et s'affaisse sous les influences conjuguées et contradictoires de la mer et du fleuve.

Ce delta qui n'existait pas il y a seulement cinq mille ans et qui disparaîtra peut-être sous l'influence de la remontée du niveau marin. Ce delta éphémère où l'eau, les hommes, les oiseaux migrateurs et le vent passent ; voilà la réalité... »

 Bernard Picon

BIO

Photographe français né en 1954. Étudie la photographie durant deux années auprès de Denis Brihat, à Bonnieux (Vaucluse). Travaille dans la communication pour plusieurs collectivités territoriales, dans l'édition et collabore à différents mensuels et hebdomadaires nationaux. Réalise plusieurs missions photographiques au nord Bénin pour la Coopération. Intervient comme maître de stage au sein de l'école photographique Image Ouverte, à Clarensac. En parallèle, mène, depuis 1978, un travail personnel sur Beauduc et d'autres régions littorales.



Le Printemps photographique – 8ème édition - La mer qu’on voit danser… est organisé par l’association NegPos.

Avec le soutien de la Ville de Nîmes, du Conseil Général du Gard, du Conseil régional Languedoc-Roussillon, de la Drac Languedoc-Roussillon, de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSé) et de la Société des auteurs d'images fixes (SAIF).

 

CONFERENCE - Le portrait sous toutes ses faces, des années 50 à nos jours


Stephen Shore

A travers le photojournalisme, la photographie de studio, le reportage, le voyage initiatique, l'immersion, les avant-gardes américaines et allemande, l'autoportrait, la mise en scène et le réel rejoué,... Jean-Louis Bec nous dressera un état des lieux du portrait contemporain.

Le vendredi 18 avril à 18h à l'Auditorium du Carré d'Art, organisé en partenariat avec l'AAMAC. Entrée libre.


EVENEMENT ! PREMIERE EUROPEENNE

 


La « Historia de una foto » est composée d’unités closes sur elles-mêmes et chaque « boîte » fonctionne comme un petit univers en soi où gravitent l’œil et la pensée, tous deux scrutateurs, à la recherche d’indices révélateurs.
Pour aller dans cette direction, sans nous aventurer trop loin, revenons à Walter Benjamin qui dans L’Œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique, écrit à propos des photographies d’Eugène Atget réalisées au début du XXe siècle : « On a dit à juste titre qu’il avait photographié ces rues comme on photographie le lieu d’un crime. Le lieu du crime est lui aussi désert – Le cliché qu’on en prend a pour but de relever des indices. » 
Ici, la recherche d’indices est double, si nous étudions avec attention et soin l’image, guidés à la fois par le commentaire de l’auteur et par les mouvements – ou la fixité – de la caméra qui redéfinit l’image, qu’elle redécoupe et reconstruit, l’enquête que nous menons à notre tour, comme spectateur de l’ensemble, porte à la fois sur la photographie mais aussi sur le photographe et sur sa relation plus ou moins distante à l’œuvre qu’il a produite.
La photographie est filmée, mise en scène donc, physiquement et historiquement. 


RENCONTRES IMAGES ET VILLE 2013  
La Ville Américaine

A DECOUVRIR CETTE SEMAINE !

Pierryl PEITAVI                              MECHANICAL VERTIGO

Du 9 au 31 janvier 2014 chez 340ms  2, rue Auguste Pellet 30000 Nîmes
Vernissage le jeudi 9 janvier 2014 à 18h30


David ICART
                                      ZUP NORD



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