GILDAS PARÉ - PLASTIQUE DE RÊVE

21. March 2016 16:44 | Categories:

GILDAS PARÉ - PLASTIQUE DE RÊVE

VERNISSAGE - Du vendredi 25 mars au 22 avril 2016

 


vendredi 25 mars à partir de 18h30 À la galerie NegPos – Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes


Plastic dream " C'est pour ton bien... "

Le repassage des seins

Site web de l’artiste : http://gildaspare.com


PLASTIC DREAM - « C'est pour ton bien... » Le repassage des seins

« Plastic dream » interroge notre propre vision de la féminité et les diverses tentatives de contrôles corporels, tant du regard de l’homme que de celui de la femme, dans son rapport entre nature et culture, protection et conformisme, existence et oubli de soi. « C’est pour ton bien... » montre cette dichotomie dans des portraits de jeunes femmes camerounaises ayant subi le « repassage » de leurs seins. Cette pratique culturelle consiste à écraser la glande mammaire de jeunes filles ayant un développement pubère jugé trop précoce. Ce contrôle corporel, opéré sur leur féminité, est effectué par leur mère, grand-mère, tante ou encore guérisseuse. Cet acte entraine de véritables blessures physiques, psychologiques et même identitaires. Pourtant, paradoxalement, cet acte est avant tout un acte bienveillant, visant à protéger ces jeunes filles du regard des hommes, du viol, du mariage ou d’une grossesse précoce, et ainsi leur permettre de poursuivre leurs études. Et c’est ainsi que ces seins, tant contrôlés que sacralisés, deviennent à la fois éternelle blessure et rêve de leur vie. Cette série a été réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama, qui monte actuellement un documentaire vidéo sur cette pratique culturelle, et l'auteur Julie Baudoin pour l'ensemble des textes du projet.




BIO


Originaire de Nantes, Gildas Paré travaille en France et à l'étranger. Autodidacte, il rencontre la photographie par le développement et le tirage noir et blanc lorsqu'il est lycéen. Au sein de divers studios généralistes, il consacre de nombreuses années à parfaire sa technique photographique. Dès 2005, il saisit une opportunité et se lance en tant que photographe professionnel indépendant. Progressivement, il affine sa qualité par le développement d’une photographie culinaire. Il découvre alors tous les enjeux de l’esthétisme et des apparences par la mise en lumière de produits publicitaires. De ce constat est née l’envie de franchir le miroir de l’idéalisme commandé habituellement par ses clients. Depuis 2010, au travers une écriture personnelle, il développe ses qualités d’auteur photographe et tente ainsi de comprendre ce qu’il se cache derrière les apparences. Au-delà de la plastique du corps, des masques sociaux et autres paysages d’illusion, ses séries photographiques nous invitent à faire l’effort d’entrevoir une réalité trop souvent enfouie, et ainsi, nous interroger sur notre propre fiction.


PRIX PHOT’ŒIL


La galerie Phot’œil, NegPos et Lumières'associent pour la première fois et sont heureux de vous inviter à la remise du prix photographique créé par la galerie Phot'Oeil en 2009 autour de la thématique du passage, liée à la mémoire de Walter Benjamin mort à Portbou le 26 septembre 1940. Cette année, le premier prix a été décerné à Gildas Paré pour sa série « Plastique de rêve », réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama et l’auteure Julie Baudouin.
Vous pourrez découvrir ce travail à partir du vendredi 25 mars à la galerie NegPos Fotoloft et ce jusqu'au vendredi 22 avril 2016.
Une projection des autres lauréats : Philippe Dollo, Marie Frécon, Yohann Gozard, Véronique L’Hoste, Terence Pique et Bertrand Taoussi est prévue le jour du vernissage.
 https://galeriephotoeil.wordpress.com/concours-photo-international/

Printemps photographique MAROC 2015

24. November 2015 00:00 | Categories:

Printemps photographique MAROC 2015 - Du 24 novembre 2015 au 28 février 2016

Un événement proposé par NegPos avec la complicité d’ATTAC, du cinéma Le Sémaphore, de l’association Mille Couleurs et de l’Université de Nîmes

Les photographes :

Invitée d’honneur : Souad GUENNOUN Autres invité(e)s : Thami BENKIRANE, Laila HIDA, Ghita SKALI, Fatima MAZMOUZ et Mohamed MALI, le projet CASABLANCA Passé > Futur avec Jaâfar AKIL, Claude CORBIER, Fabienne FOREL, Patrice LOUBON et Fatima MAZMOUZ


Vernissage le 24 novembre 2015 à partir de 18h À la galerie NegPos – Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes

Infos : 04 66 76 23 96 / 06 71 08 08 16 -  contact@negpos.fr;  http://negpos.fr




NegPos entretient depuis 2007 une relation soutenue avec les photographes marocains et l’Association Marocaine d’Art Photographique (AMAP). Hors des sentiers battus et des images stéréotypées, notre action pour participer à révéler la richesse actuelle de la photographie marocaine est passée par différentes étapes. D’échange en échange de projets communs en itinérances improbables (Maroc…Chili…France), de nouvelles circulations apparaissent. L’un de nos objectifs, avec cette nouvelle programmation, est de mettre en lumière le travail des femmes photographes du Maroc. Si les hommes occupent toujours une grande place dans la photographie de ce pays, il était hors de question pour cette nouvelle occasion que nous nous sommes donnés, de leur laisser le haut du panier ! La photographie marocaine ne fait pas exception à la règle internationale, les femmes sont de plus en nombreuses à occuper ce champ de vision bidimensionnel.


Patrice Loubon

Souad GUENNOUN  www.dyade-ad.com

A travers deux expositions de photographies, des projections de ses films et des rencontres avec le public, Souad Guennoun accompagnera la semaine d’inauguration de cet événement. Photographe engagée s’il en est, citoyenne et militante, elle est aussi conférencière sur des thématiques très épineuses, comme par exemple les méfaits du micro-crédit. Le regard critique qu’elle porte sur sa société est à comparer à ceux de quelques illustres de ses prédécesseurs tels : Lewis Hine, Walker Evans, Antonio Quintana, Hector Garcia ou encore, plus contemporain, Allan Sekula. Essentiel à l’histoire du monde et de son pays, son travail constitue une mémoire active pour comprendre les effets de l’ultralibéralisme et de ses méthodes.


BIO


Née en 1956 à Casablanca (Maroc). Elle vit et travaille dans cette ville. Architecte de formation et de profession, elle débute en 1990 un travail d'écriture et de relevés photographiques notamment sur l'architecture disparue de Casablanca, l'architecture moderne au Maroc et sur la mémoire des espaces et des lieux. Cette première phase d'investigation sur les bâtiments ou les quartiers remarquables des cités marocaines est menée avec le souci de la découverte et de la réappropriation d'un patrimoine, qu'il soit "moderne" ou traditionnel, bien souvent en déshérence. Cette vision où l'architecte se mêle au photographe est particulièrement sensible en ce qui concerne Casablanca, ville à laquelle Souad Guennoun voue une affection particulière. C'est dans cette grande métropole qu'elle photographie, en 1996, toujours sur le mode de l'enquête, les enfants des rues, "Les Incendiaires" (exposition individuelle itinérante), série à la fois tendre et sociale, puis ces "fragments d'imaginaire" (édités en livre par les éditions Le Fennec), où elle laisse libre cours à sa relation poétique avec Casablanca. Elle collabore à l'hebdomadaire marocain "Le Journal" pour lequel elle réalise des reportages sur des thèmes généraux ayant trait à la vie quotidienne et à la culture. "Les sujets ne manquent pas, dit elle, encore faut-il vouloir voir".


Ghita SKALI


BIO


Ghita Skali est née en 1992 à Casablanca, Maroc. Elle vit et travaille entre Nice, Casablanca et des voyages. Elle étudie à la Villa Arson, école d’art contemporain (Nice, France). Ses œuvres utilisent l’humour, des considérations sociales et la subversion. A travers diverses formes d’expression tel l’écrit, la photographie, la vidéo, la performance et les installations, son travail s’articule autour de la représentation de l’identité avec une forte relation aux mots et images. Elle a exposé dans de nombreux lieux, dont l’Amour (Paris, 2015), Venise Cadre Gallery (Casablanca, 2015), Le cube Independent Art Room (Rabat, 2013), Château du Lourmarin (Marseille, 2011).



Laila HIDA

 http://www.lailahida.com/

A la recherche du temps perdu

Un duo d’artistes, la photographe Laila Hida et le styliste Artsi, installés à Marrakech, collaborent ensemble pour créer un univers et une iconographie à partir des créations du styliste. Pour les photos, tout est pensé et mis en scène à quatre mains avec le créateur Artsi. Pour leur dernière création, les auteurs ont pensé ces images comme différentes allégories pour questionner l’actualité. Dans chacun de ses onze portraits, le personnage imaginé est à la recherche de quelque chose : une spiritualité, une vie matériel, un souvenir, une nouvelle philosophie, une réponse... Pour renforcer l’aspect iconique, la photographe Laila Hida a souhaité utiliser le procédé classique de la photographie de mode en studio. Sur un fond blanc, le modèle pose avec des accessoires simples et minimales- voile, valise, Tv, branche-dans des tons sobres noir ou blanc. La photographe s’impose par cette simplicité apparente. Ce procédé photographique d’une grande sensibilité révèle ces accessoires comme des symboles de notre quête respective, intime et pourtant universelle.

Jeanne Mercier

Le moule


Si école et prison, en tant que lieux et en tant qu'institutions, sont configurés pour graver des textes différents, via des procédures différentes, leurs buts co-incident: discipliner les corps et les esprits. Insérer le sujet qui en fait l'expérience dans une vie sociale préalablement réglée. Le mettre sur orbite dans des trajectoires verrouillées. Une formation. Donner forme à. Attendre que ça prenne forme. Après dix ans, enlever le moule: les contours de ce dernier l'auront durablement marqué. Moins plastique, moins malléable, il suivra seul. Pas plus égaux devant l'instituteur que devant la mort. On sait, depuis Bourdieu, qu'elle creuse les écarts déjà existants, favorise ceux déjà socialement favorisés. N'a de démocratique que le corpus. La qualité de réception du corpus, elle, dépend de critères qui la dépassent, et en prédéterminent le cours. Cette oeuvre est aussi une invitation à penser les trajectoires et les champs du possible qui s'offrent (se sont offerts ?) à l'élève, puis à l'étudiant. Les choix pris, ceux abandonnées, perçus comme sans perspectives, hors-système. A penser l'évolution des représentations de l'élève. Ses doutes, amortis par les certitudes qu'inculque système. Ses traits singuliers qui résistent aux stratégies de conformisation de l'école. Et son individualité.

Reda Zraig

BIO


Née en 1983 à Casablanca, Laila Hida vit à présent à Marrakech où elle est photographe indépendante autodidacte depuis 2012. Après ses études en communication journalistique, elle commence à travailler en tant que productrice dans la rédaction d’un magazine de mode à Paris . Elle découvre la photographie de mode, la lumière, la mise en scène et quitte son poste après 5 ans, pour se consacrer à ses projets personnels. Elle commence par photographier des bâtiments industriels et usines abandonnées, qu’elle retravaille ensuite pour créer une image surréaliste. C’est à travers le portrait qu’elle poursuit cette démarche de mis en scène. Ainsi elle collabore de nombreuses fois avec un designer de mode, Artsi, avec lequel ils créeront des images qui sont comme des album de famille, utilisant le langage de la mémoires, de la nostalgie. Aujourd’hui, elle poursuit un projet personnel sur l’enfance et l’école, les dualités que comporte le système entre conditionnement (la contrainte) et imaginaire (la liberté). Laila Hida est fondatrice du 18, Derb el ferrane, un espace alternatif de culture et d'expression artistique situé dans la médina.



Fatima MAZMOUZ


Super Oum

L’artiste en performant son corps – alors enceinte – engage une réflexion sur les projections que cristallise le corps féminin dans la sphère intime comme dans celle du politique. En se jouant des codes de représentation de la figure humaine de nos sociétés ancestrales et contemporaines, Fatima Mazmouz se travestit tour à tour en catcheuse, déesse mère indo-européenne, ou prend la pose telle une modèle de studio photo pour nous amener à repenser l’être féminin... Serait-ce la grossesse, cet état temporaire, éprouvé par la femme qui définirait l’être féminin? Ce moment où peu à peu le corps de la femme, l’intime, glisse vers le sociétal : l’être fécond, l’être reproducteur ? Alors que le corps de la femme n’échappe à aucun cliché, aucune icône, aucun protectionnisme et paradoxalement aucun exhibitionnisme, «Super Oum» de Fatima Mazmouz nous dévoile des silhouettes qui nous interrogent sur la question de notre appartenance, de notre identité.


Bandes pansantes


Cette série de photos est extraite du projet « Le corps pansant 2 » fondé sur la problématique des identités culturelles. Bandes pansantes s’en réfère au jeu de mots établi entre les bandes de pansement et les bandes culturelles. Nous appartenons tous à des « bandes culturelles » qu’elles soient communautaires, familiales, religieuses, associatives etc, et seule l’acceptation de toutes ces bandes permettent de se construire dans notre pluralité et non dans le renoncement. C’est pourquoi Bandes pansantes, toujours dans le sens de la réparation, se présente comme des portraits iconiques à forte dimension baroque, caractéristique de l’identité en constante évolution.

BIO


La production artistique de Fatima Mazmouz débute en 1998 comme un moyen d'interroger la notion d’identité dans toute sa complexité : le genre, le corps, l’immigration, et cetera, avec tout ce que cela implique de stéréotypes et de clichés. Fatima Mazmouz crée des passerelles entre l’intime et les problématiques d’ordres politico-socio-culturelles qui la traversent. La question du multiculturalisme entre autre devient l’axe principal de son travail où la réflexion sur le corps s’impose. Elle a exposé dans des lieux très divers entre autre à Rome, Madrid, Amsterdam, Anvers, Paris et le Caire, en participant notamment à de grandes manifestations culturelles comme en 2005 aux 6ème Rencontres Africaines de la photographie de Bamako, en 2006 au Festival Internationales de la Photographie de Arles, en 2009 à Paris-Photo au Carrousel du Louvre et en 2015 à l’Institut du Monde Arabe à Paris. Elle est représentée par la galerie Fatma Jellal à Casablanca et la Mamia Bretesché Gallery à Paris.



Mohamed MALI


Les lumières de Mali

« Lightning strikes not once but twice...
Now lightning strikes in old New York
It may be dark but I wanna talk
It might rain, it might snow
Too many things I got to know
If this is spring than it's time to sing
Never mind the l'il birdies wing
Look out, look out, old New York
New York's coming an' New York talks
Hey! Strike! Not once...
Strike! But twice! »
Joe Strummer (1950-2002)



Comme du plus profond des âges, les lumières de MALI nous renvoient aux lueurs et aux ombres de la caverne de Platon (Livre VII de La République). Prenant le long chemin vers la connaissance de la réalité, nous cherchons sans relâche, avec erreur ou avec raison ; et c’est grâce à la lumière qui définie les choses, tout en leur faisant prendre parfois l’allure de curieux « fantasmes », que nous avançons dans le noir. La réalité est le fruit d’un assemblage visuel, sonore, olfactif et tactile. Et curieusement c’est cette dernière fonction qui semble être la plus éprouvée lorsque l’on scrute attentivement les photographies de MALI. Son œil a touché du bout de la pupille les photons de lumière qui se posent sur tout. Il a senti les formes des choses, leur grain, leur chaleur ou leur froideur, il a su effleurer par son regard la « peau » luminescente du monde. Le regardeur est à présent invité à faire de même et il vient se délecter des subtils ou brusques écarts de luminosité et autres jeux graphiques qui charpentent l’image. L’œil « broute » la surface de l’image, parfois hameçonné, parfois nourrit de la richesse et de la complexité des constructions qui lui sont données à voir. Les « éclairs » aveuglants de MALI déchirent littéralement l’obscurité (lightning strikes !), tels de puissants phares qui nous guident vers un ailleurs forcément hors-champ, dont on voit souvent se dessiner le tracé qui y mène, sans pour autant en soupçonner l’issue. De New York au Maroc, il y a plus qu’un océan. Pourtant c’est de l’autre côté de l’atlantique que vit Saul LEITER, un possible alter- ego new yorkais à Mohamed Mali. On peut aisément faire le lien entre les œuvres de Mohamed MALI et celle de Saul LEITER. Tous les deux fascinés par l’organisation plastique des formes et de leur résonnance à la couleur et la lumière, MALI et LEITER entretiennent avec la réalité une relation pour le moins distanciée. Rien de documentaire dans leurs images. Elles sont le support de la visualité pure et d’un rêve éveillé. Curieusement, l’un comme l’autre, n’ont pas pour ambition de parvenir à la gloire et à la célébrité, humbles et discrets, ils partagent ce même goût pour la mesure et l’ombre. L’apanage des vrais grands maîtres. A présent malgré cette identité commune et le double amour qu’ils portent chacun à l’ombre et à la lumière, l’heure est venue de se rendre sous le feu des projecteurs !!! Lightning strikes not once but twice Mr MALI !

Patrice Loubon

BIO


Né en 1957 à Figuig (Maroc). Vit et travaille actuellement à Casablanca. Animé par l’amour de la photographie, sa principale et éternelle passion. L’artiste fut en 1988 l’un des membres fondateurs de l’Association Marocaine d’Art Photographique (AMAP) dont le but essentiel est de promouvoir l’art photographique marocain. C’est le même but qui le conduira plus tard, en 2002, à devenir rédacteur en chef du Magazine «Photo News». Il multiplie les expériences photographiques aussi bien au Maroc qu’à l’étranger en restant toujours fidèle à son sujet de prédilection : «La lumière», accompagnée d’un trio de constantes invariables : forme, espace, architecture. Parallèlement à son activité artistique, un grand souci de la transmission du savoir, combiné à une forte dose d’altruisme et de générosité, le ramène tout naturellement à enseigner, depuis déjà 13 ans son savoir-faire photographique à des photographes en herbe dans plusieurs institutions et à l’occasion de différentes rencontres.



Thami BENKIRANE


Codes-barres de la pesanteur

Attention ! le petit oiseau va sortir...* Libre improvisation autour du thème de l’enfermement, chapelet d’icones métaphoriques de notre condition humaine, chacune des images de la série « Codes-Barres de la Pesanteur » de Thami Benkirane nous apparaît comme un petit monde en soi. Une « cage bidimensionnelle » en quelque sorte. Parfois plus en phase avec un exercice documentaire, parfois plus oniriques ou encore mises en scène, ces photographies qui témoignent parfois du sort souvent cruel que l’on réserve à nos congénères ailés, sont individuellement comptable d’un état précis de nos empêchements, de nos blocages personnels. Ici, l’oiseau est victime, ici il est liberté, ici on l’emprisonne, ici on le dessine ou on le peint, il incarne, virevoltant à travers les petites mises en scène du photographe les différentes relations que nous tissons avec le volatile. Fin bretteur du verbe et de l’image, Thami Benkirane est connu pour son regard aiguisé et des compositions étudiées, l’exercice de style si cher à Raymond Queneau ou Georges Perec, est aussi l’un des ses modes d’actions privilégié. Aux confins des styles et des genres, repoussant en permanence cette obligation quasi rituelle de la série qui adopte une déclinaison purement formelle, Thami Benkirane, L’homme à la tête de cage, iconoclaste, fait feu de tout bois pour nous dire et nous redire ce qu’il a au fond de l’âme, peut-être cette tristesse désarmante et cette révolte qui peuvent nous prendre face à la vue d’un oiseau en cage. Si l’art a besoin de limites pour exister, limites qui lui autorisent une expression libre et profonde, l’être humain nécessite de ressentir l’absence d’entraves de façon à pouvoir par lui-même définir son champ de création.

Patrice Loubon

* Désigne à l’origine de la photographie (XIXème siècle) un accessoire destiné à occuper l’attention des personnes photographiées, à l’époque où les temps de pose étaient très longs.


BIO


Né en 1954 à Fès. Vit et travaille à Fès. Il a le parcours d’un connaisseur de la photographie, discipline qu’il enseigne depuis des années à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Fès. Natif de la médina de Fès, l’artiste traduit par l’image ce qui fait l’essence et l’esprit de sa ville natale. Dans l’un de ses courts poèmes, il dit l’amour indéfectible qu’il porte à cette cité: Né à Fès Fasciné Et per fas et nefas Amants aimantés. Le photographe a à son actif plus d’une trentaine de manifestations dédiées à l’image. Il s’est vu attribuer les premiers prix de plusieurs d’entre elles. Il a aussi participé à plusieurs expositions au Maroc et à l’étranger notamment au Chili, en Espagne, en France, aux Iles Canaries, au Mali, en Allemagne, en Tunisie, en Iran, en Algérie et ailleurs... Professeur de l’Enseignement Supérieur, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Fès

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La galerie Phot'Oeil, NegPos et Lumière - Vernissage à l' Hôtel Le Belvédère du Rayon vert.

01. October 2015 00:00 | Categories:
La galerie Phot'Oeil, NegPos et Lumière d'encre

s'associent pour la première fois et sont heureux de vous inviter à la remise du prix photographique créé par la galerie Phot'Oeil en 2009 autour de la thématique du passage, liée à la mémoire de Walter Benjamin mort à Portbou le 26 septembre 1940.


Cette année, le premier prix a été décerné à Gildas Paré pour sa série

Plastique de rêve

réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama et l’auteure Julie Baudouin.

Plastique de rêve interroge notre propre vision de la féminité face aux diverses tentatives de contrôles corporels, choisis ou subis par certaines jeunes femmes. Ce premier volet, ”C’est pour ton bien…“, explore une pratique culturelle camerounaise : le ”repassage des seins“. Ce repassage consiste à écraser la glande mammaire de jeunes filles ayant un développement pubère jugé trop précoce. Ce contrôle corporel est effectué par leur mère, grand-mère, tante ou encore guérisseuse. Vous pourrez découvrir ce travail à partir du jeudi 1er octobre à l' hôtel Le Belvédère du Rayon vert à Cerbère dans le cadre des Rencontres cinématographiques de Cerbère - Portbou et ce jusqu'au dimanche 4 octobre 2015.

Vernissage à 21h à l' Hôtel Le Belvédère du Rayon vert.

Une projection des autres lauréats : Philippe Dollo, Marie Frécon, Yohann Gozard, Véronique L’Hoste,  Terence Pique et Bertrand Taoussi est prévue sur grand écran le jour du vernissage. Pendant les Rencontres, les travaux des photographes seront diffusés dans la salle attenante au restaurant de l’hôtel.
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Une exposition complète des lauréats sera montrée au printemps prochain à la galerie NegPos - Fotoloft à Nîmes.

Hôtel Le Belvédère du Rayon vert
Avenue de la Côté Vermeille, 66290 Cerbère
T :  04 68 88 41 54

LES EXPOS DU MOIS - Agenda et rendez-vous

27. September 2015 00:00 | Categories:

Du vendredi 12 février au 30 avril 2016

Faces cachées, photographie chilienne 1980-2015

Zaida González, Alejandro Hoppe, Alvaro Hoppe, Luis Navarro, Claudio Pérez et Leonora Vicuña

A la Maison de l'Amérique latine 217, Bld Saint Germain, 75006 Paris

Retrouvez toutes les informations sur le site dédié à l'exposition Faces cachées


 

Du vendredi 19 février au 22 mars 2016

Nontsikelelo VELEKO - Portraits, Dakar, 2008

Pierre Ndjami MAKANDA - 1+1-1x1 1 forme, des possibles…

Vernissage le vendredi 19 février à partir de 18h À la galerie NegPos – Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes


Cette réunion inattendue inaugure pour NegPos une nouvelle page. Le continent Africain entraperçu via les regards Marocains des précédents Printemps photographique consacrés à ce pays (2010, 2015), ainsi que par le truchement de quelques autres expositions passées, telles celles de Maya Bracher, de Jean-Jacques Salgon, de Fatima Dali et de Moussa Djouder, semble avec ces deux expositions nous appeler à présent avec insistance. Si les travaux de Pierre Ndjami MAKANDA (Cameroun) et Nontsikelelo VELEKO (Afrique du Sud), ne partagent pas grand chose de commun et ne permettent pas d’estampillage africain particulier, il est évident que parties de leurs inspirations ne viennent pas simplement de leur fréquentation du contexte occidental. Ces recherches puisent indépendamment dans les formes et dans le motif, éléments qui sont en Afrique des registres de prédilection pour les artistes et aussi dans des façons de faire qui place le système D comme un moteur principal de l’acte de création. Pour l’un, le module « cagette » est décliné, répété à l’infini dans un principe d’accumulation. L’objet ingrat devenant finalement l’élément de base d’un jeu esthétique et plastique. Pour l’autre, c’est la personne de la rue qui se révèle être par son habillement élaboré et coloré, le support de la quête artistique. Dans ces deux observations du quotidien, où trames (les motifs, les couleurs) et cadres (la cagette, la rue) jouent un rôle bien précis, les deux artistes nous renvoie une vision heureuse du monde où l’humour, la légèreté et le ludique s’entremêlent. Et par les temps qui courent on ne peut que les en remercier.

Patrice Loubon

Pierre Ndjami MAKANDA - 1+1-1x1 1 forme, des possibles…

Une forme, la forme est «signifié» et «signifiant». La forme peut être «signifiant» et remplir la fonction, l’usage qu’on lui assigne.

En l’occurrence, il sera le cadre d’une mise en valeur esthétique d’un autre objet.

Elle peut être «signifié», telle une sorte de représentation mentale du concept, pour devenir partie d’un nouvel ensemble de lui-même.

« Au fur et à mesure de la réalisation du projet, je suis passé d’une représentation simple et concrète des objets ordinaires, voulu comme des snapshots de mon catalogue environnemental (1+1), à une recherche plus abstraite et complexe du traitement de la forme (1x1). D’abord en 2D, avec une recherche plus graphique, pour arriver à des représentations dans l’espace, en 3D ».

S’appuyant sur des modèles géométriques, s’inspirant des mises en abîme du graveur M. C. Escher et du travail de symbolisation de l’affichiste Charles Loupiot, Pierre Ndjami Makanda s’applique, ici, à reproduire, multiplier la forme pour créer de nouvelles structures. «1+1-1x1. Une forme des Possibilités » est un travail photographique numérique, à la fois classique, par la production en studio des images, et expérimental par l’utilisation des possibilités logicielles en matière de création d’images.


BIO

Né au Cameroun à l’heure des indépendances africaines, Pierre Ndjami Makanda arrive en France en 1968, dans le Paris du Quartier latin et des événements de Mai. Très jeune enfant, il prend alors conscience que la société conformiste dans laquelle il venait de débarquer se préparait à de profondes mutations sociales et culturelles. De cette période, il gardera un anticonformisme latent et une propension à s’opposer aux diktats de tous ordres. De ses 3 ans d’études en sciences humaines, à l’université Jussieu-Paris VII, il garde une curiosité, un goût, pour les systèmes, les formes d’organisations des sociétés humaines et les modes de vie de leurs populations. Autodidacte, il s’oriente vers la réalisation audiovisuelle et le photojournalisme. Il se forme, donc, au fil de rencontres sur les plateaux de tournage de courts et longs-métrages, de réalisateurs comme Julius Amédée Laou, René Feret ou David Achkar…


Nontsikelelo VELEKO - Portraits, Dakar, 2008

Dans les photos qu’elle a rapportées de ses balades dans l’espace urbain dakarois, la photographe Nontsikelelo Veleko met en scène l’architecture sous diverses expositions à la lumière naturelle, ainsi que la mode de la rue.

BIO

Nourrie des contre-cultures urbaines, Nontsikelelo Veleko (née en 1977 à Bodibe, en Afrique du Sud) capture les multiples langages visuels d'une redéfinition identitaire permanente, qui fait de l'Afrique du Sud son terrain de jeu privilégié. Attentive, en prise avec son environnement, Veleko interroge le métissage et décrypte l'espace public pour y révéler l'empreinte éphémère d'une Afrique cosmopolite et consciente. Plus qu'une approche didactique ou documentaire, ses portraits incitent à prendre le temps de s'arrêter et de sentir les nuances uniques du camouflage derrière l'uniforme.

http://www.afronova.com/artists/nontsikelelo-veleko-2/

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FORMA FOTO 2020

27. September 2015 00:00 | Categories:

LE MAKERSPACE NEGPOS EST OUVERT TOUS LES MERCREDI DE 14H À 17H

Des ateliers d'initiation et d'expérimentation avec :
Patrice LOUBON et Gauthier QUERCIA

Stages de photographie argentique, initiation au studio photo,

initiation à la 3D et construction de drone ! (voir plus bas)

 

STAGES LABO N/B ET 3D

Venez étancher votre soif de découvertes technologiques ! 

PROGRAMME ET AGENDA MAKERSPACE VALDEGOUR

Equipement unique dans le quartier de Valdegour et sur la ville de Nîmes,
le MAKERSPACE NEGPOS offre un plateau technologique jamais vu nulle part !

Une chaine d'outils et d'espaces reliés par la photographie :

- un labo n/b professionnel entièrement équipé.
- un studio photo mobile pour le portrait individuel ou familial.
- une galerie de photographie ouverte à tous publics
- un labo numérique : ordinateur performant, photoshop, scanner pour documents
à plat et transparents, imprimante numérique grand format.
- un labo dédié à l'impression 3D

Une salle d'exposition de 35m2 :

EXPOSITION ACTUELLE

10 PETITS GRATTE-CIELS, une exposition de Gauthier Quercia et Patrice Loubon associant l'impression 3D et la photographie numérique. A propos des gratte-ciels et de leur histoire...

ATELIERS RÉCURRENTS

DRONE

Sur une semaine apprenez à fabriquer votre propre drone !
Découvrez la 3D de façon ludique et expérimentale...

Pensez à amener un casse-croute ! (four micro-onde sur place) 

Durée : 20h
Nombre maximum de participants : 5
Coût/pers. (formation et matériel inclus) : 200€

INITIATION À L'IMPRESSION 3D

Venez vous initier à l'impression 3D !

Durée : 3h
Nombre maximum de participants : 10
Coût/pers. (formation et matériel inclus) : 15€

ATELIER PHOTOGRAPHIQUE LABO NOIR ET BLANC

Découverte du laboratoire noir et blanc et de la technique de photogramme.

Durée : 8h
Nombre maximum de participants : 5
Coût/pers. (formation et matériel inclus) : 60€

ATELIER STÉNOPÉ

Fabriquer vous même votre boite « sténopé »

Durée : 8h
Nombre maximum de participants : 5
Coût/pers. (formation et matériel inclus) : 60€

PETIT SÉMINAIRE ET GROUPE DE RECHERCHE REGARDS SUR LA VILLE

Le petit séminaire du mardi reprend à NegPos au Némausus. Il a lieu une fois par mois, le mardi de 18h à 20h et pour les jeunes et les moins jeunes, l'initiation à la prise de vue, au labo numérique les mercredi de 14h00 à 18h00.

Une fois par mois le samedi matin à 10h30, la mission Regards sur la Ville vous permet de fabriquer en groupe un travail collectif, clôturé par une exposition et une dédition. La mission s'intitule cette année, Les villes invisibles

Accompagnées par un formateur professionnel,  ces séances d'initiation et de réflexion autour de vos productions photographiques ont pour objectif de vous permettre de mieux définir votre projet et de comprendre les enjeux techniques qui y sont liés.
Elle se déroulent à la galerie NEGPOS-FOTOLOFT 1, cours Némausus 30000 Nîmes. 

Ces séances sont uniquement ouvertes aux adhérents (adhésion : 75€/an), moyennant une participation individuelle de 5€/h

Penser à amener vos appareils photo et vos sélections d'images sur clefs USB.

Si vous souhaitez plus d'informations sur ces ateliers, vous pouvez contacter Patrice LOUBON au 06 71 08 08 16 ou par mail : contact@negpos.fr

*Ces stages sont accessibles aux adhérents et aux non-adhérents, si vous n'ètes pas adhérents, vous pouvez prendre une adhésion simple de 75€, valable un an à compter de la date d'entrée, cliquez ICI.

En outre, nous proposons toute l'année différentes formules dont des formations individualisées dont vous pouvez retrouver le détail dans notre rubrique "Forma Foto - Catalogue".

A noter :

  • NegPos est enregistré sous le numéro de formateur professionnel : 91300365530

L'adhésion simple est de 75€, elle offre à son possesseur:

  • participation à la mission photographique annuelle "Regards sur la Ville".
  • un rdv particulier avec un photographe professionnel membre de l'association.
  • prêt de matériel photo, studio photo, projecteurs, scanners, etc.
  • accès aux formations à tarif préférentiel.
  • accès aux laboratoires n/b.
  • accès aux conférences et rencontres.

Fred Soumier - Du 6 mai au 11 juin 2015 Mon Inde au cours des rues

05. June 2015 10:47 | Categories:

Fred Soumier

- Du 6 mai au 11 juin 2015

Mon Inde au cours des rues

« De ces ballades/errances, je ne retiens que des instants pas tout à fait aléatoires. Composés avec la géométrie du cœur, ces fragments presque improbables me racontent mieux que je ne saurais le faire. Loin d’une quelconque objectivité, ils n’expriment que mon regard, ma sensibilité. Presque l’état de mon humeur au clic du déclencheur. Mon envie : raconter la rue qui me nourrit au fil de mes pas. Hétéroclite, chaotique. Fluide et chaleureuse. Chaleureuse de toutes ses présences : humaines, animales, spirituelles, mécaniques… Des présences habitées par la plus belle lumière qui puisse être donnée à un photographe : la lumière intérieure. Merci à tous ceux que j’ai rencontré : Coin de rue, marchand, vache, tchouk tchouk ou voile pudique sur le visage. Merci pour votre présence profonde, sincère et disponible qui a rechargé d’humain mon cœur d’européen.».

© Fred Soumier
A l’école de la deuxième chance
Vernissage le  mercredi 6 mai à 12h

80 Avenue Jean Jaurès, 30900 Nîmes
T : 04 66 81 65 25
horaires : tous les jours sauf samedi et dimanche de 9h à 19h.

© Fred Soumier


BIOGRAPHIE

Né en 1959, tombé en photographie dans les odeurs des bains du Labo d'un grand père qui lui apprit à voir le monde dans "l'écran " de son Rolleyflex. Depuis toujours curieux de saisir le spectacle de la vie. Sur scène ou dans la rue. Inlassable arpenteur des rues de toutes contrées, photographe « péripatéticien », il s’attache à garder vivant des moments figés. Peu l’importe les formats, les écoles, les classifications tant qu’un rythme se dessine dans l’image. Tant que le spectateur peut s’y raconter une histoire et promener son œil au gré des éléments qui la composent…

Vernissage - du vendredi 29 mai 2015 - Christina Zück, Sandy Flinto & Pierrick Grobety, Sophie Mabille

29. May 2015 00:00 | Categories:

CHRISTINA ZÜCK

- du vendredi 29 mai à partir de 12h00 (détails au dessous)

Vernissage  Conquête du domaine du trottoir 

 
Henri Cartier-Bresson, auteur de portraits déjà « classiques », avait dit, «on doit montrer les gens en relation avec eux-mêmes, c’est-à-dire, représenter le silence intérieur». Chaque une des photographies reste silencieuse. Une des caractéristiques fondamentales du medium est son habilité à extraire les objets de son contexte strident et/ou dramatique.  Au contraire de la TV où des films ; la photographie fonctionnent sans un «voice-over».  Néanmoins, les photos «parlent». Cartier-Bresson cherchait toujours «l’instant décisif». Alors, si vous arrivez à l’attraper, le monde s’arrête de respirer, les éléments d’une réalité qui jusqu’alors nous échappait, se figent, et la personne photographiée commence à raconter son histoire.» Christina Zück fait des portraits de rue en fête. Elle trouve grande partie de ses sujets dans les festivals et autres carnavals des rues allemandes. »
 

© Christina Zück

Christina Zück photographe allemande, vit à Berlin.
Elle a étudié la photographie et la théorie de l'art à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, puis à New York et Karlsruhe. Elle expose internationalement son travail depuis 1996.

SANDY FLINTO & PIERRICK GROBETY

- du vendredi 29 mai à partir de 18h30 (détails au dessous)

Topographies sonores

 
S’éloignant de la cartographie la plus utilisée aujourd’hui, la cartographie informatique, Sandy Flinto et Pierrick Grobéty proposent une installation plastique et sonore du tissu urbain des différents quartiers de la ville de Nîmes. La topographie sert de base au travail pictural et sculptural ; tendis que les sons et les bruits qu’émet la ville se transforment en musique. Les tableaux s’écoutant au casque permettent de s’immerger au cœur de l’atmosphère des quartiers et de son identité.

BIOGRAPHIE

Pierrick Grobéty est né en 1983 en Suisse où il a suivi une formation de batterie et se forme comme autodidacte dans la composition, la direction et l’interprétation musicale et sonore. En 2008 il débute un développement musical sur trois ans: durant la première année travaille la rythmique corporelle, la deuxième année il se focalise sur les objets de la vie courante. Riche de ces expériences, il fabrique ses propres instruments.

BIOGRAPHIE

Sandy Flinto est née au Luxembourg en 1983. Elle se diplôme en art plastique à l’Accademia di Belle Arti di Ravenna. Elle débute son travail en se focalisant principalement sur l’installation, la performance et la vidéo. Elle participe à de nombreuses expositions au Luxembourg et en Italie. 

SOPHIE MABILLE

- du vendredi 29 mai à partir de 18h30 (détails au dessous)
Vernissage FRAGMENTS URBAINS
FRAGMENTS URBAINS est un ensemble d’oeuvres composées de plusieurs images où la photographie devient matière première et un élément modulaire constitutif d’un rythme avec des passages entres les ombres et les lumières. La ville, la rue deviennent motif. Les prises de vues rapprochées et répétitives viennent troubler notre perception du réel. Le jeu de dé-construction et re-construction donne lieu à des ensembles abstraits qui ouvrent une fenêtre sur un monde onirique, au-delà du réel. Là où tout un chacun ne verrait que les traces de notre réalité, j’interroge sur notre folie de conquérir et de normer notre façon de vivre. »
  

© Sophie Mabille

Sophie Mabille vit et travaille à Paris. Diplômée d’un doctorat de commerce international, Paris et de SVA, School of VISUAL ARTS, NewYork. Elle utilise la photographie comme moyen d’expression depuis l’âge de 16 ans. S’ensuit une parenthèse de 10 ans où elle travaille pour de grands groupes. En 2002, elle reprend son cheminement personnel et se consacre à ses projets artistiques. Sophie Mabille puise son inspiration comme par immersion, par frottement. Ces instants d’émotion, elle les traduit en images. Des images classiques par essence et pourtant totalement contemporaines par cette présence à l’être qu’elle nous révèle dans sa simplicité.

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"AMERIKAZ" de Sam SULAAH et "ERRANCES" de Daniela MONTECINOS

26. May 2015 00:00 | Categories:

Daniela Montecinos
Sam Sulaah

Vernissage mardi 26 mai à 18h30
Lieu: chez Objets d'hier
4ter rue Graverol, 30000 Nîmes
Horaires d'ouverture: Les vendredi et samedi 10h à 19h ou sur rendez-vous.
T: 06 30 40 81 10

 

SAM SULAAH


AMERIKAZ

Du 26 mai au 30 Juin 2015

©Sam Sulaah

"A travers une dizaine de villes des continents américains, Sam Sulaah extrait l'essence de cette Amérique au sens large, fruit étrange de la colonisation, de la dépossession, du mélange et de la ségrégation..."

BIOGRAPHIE

Sam Sulaah, artiste d’origine pakistanaise est né à Port-au-Prince en 1956. Il vit et travaille actuellement à La Havane, Cuba. Après une jeunesse tumultueuse dans les faubourgs de la capitale haïtienne, il s’exile à New York chez une vieille tante avocate de renom, qui l’accueille comme son propre fils tout en lui ouvrant les portes de la «grosse pomme». C’est ici qu’il commence à développer certaines pratiques artistiques au sein de l’Art Students League où il va étudier durant 3 ans la photographie et le dessin. Il publie durant les années 80 et 90 de nombreux reportages dans la presse écrite newyorkaise sur les communautés haïtiennes de New York. En 2011, il réalise le film Cries in the Wind: A Documentary on Haiti sous le pseudonyme de Sulaah Bien-Aimé. Parallèlement, il mène un travail de fond depuis le début des années 2000 sur les méfaits de l’ultralibéralisme dans la société nord-américaine. Ce travail s’inscrit à la fois dans la grande tradition documentaire nord-américaine et une logique plus conceptuelle où s’appuyant sur les façons de faire de cette même photographie, il manipule les codes et les références avec beaucoup d’humour et d’habileté.


DANIELA MONTECINOS


ERRANCES

Du 26 mai au 30 Juin 2015

©Daniela Montecinos

"A travers une iconographie persistante qui se déplace d'une oeuvre à l'autre, elle crée un véritable code qui nous conte des histoires de précarité dans lesquelles les animaux et les hommes sont submergés, au bord de l'histoire, aux limites de leurs vies: évocation des chiens errants, de soldats aux yeux furtifs. Tout un univers de silhouettes capturées par le dessin, parvenant à créer un ensemble où l''éphémère (l'oubli) règne." .

BIOGRAPHIE

Daniela Montecinos est née en 1964 à Vina del Mar au Chili. Depuis 1988 elle expose régulièrement aux Etats-Unis, au Chili, en Amérique centrale et dernièrement, en France et en Allemagne. A partir de 1997, elle dirige également des séminaires au Chili et est invitée aux Etats-Unis en 1998 et 2002 où elle participe à un workshop de monotype à San Francisco, Californie dans le prestigieux Aurobora Press Atelier. Son travail a été récompensé par plusieurs prix aux Etats-Unis (Liquitex Prize 1993, Prix de peinture du Salon Talca au chili en 1997, deux bourses des Amis des Arts au Chili en 1996 et 1998, prix Rodoarte du Ministère de transports au Chili et prix Marco Bonta (dessin) en 2001). En 2006 elle a été nommée pour le prix ALTAZOR au Chili. Suite à la rencontre du photographie français Patrice Loubon, elle s'installe à Nîmes en 2003..

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David Icart - du 21 mai au 30 juin 2015 - Une ZUP "invisible"

21. May 2015 00:00 | Categories:

David Icart

- du 21 mai au 30 juin 2015

Une ZUP "invisible",

Rendez-vous jeudi 21 mai à partir de 17h00 au Collège Diderot à la ZUP Nord avec le photographe David Icart qui nous fait découvrir une ZUP "invisible", nocturne et terriblement attractive, telle un fruit défendu. A découvrir ci-dessous..

©David Icart
"La ZUP Nord aussi connue sous le nom de Valdegour se situe au nord de Nîmes. À l'époque de sa construction par Xavier Arsène-Henry, en 1961, la Zup Nord-Valdegour qui se voulait un progrès certain au niveau de l'habitat et du confort domestique, était habitée par une population mélangée, appartenant aux classes moyennes, qui très vite est partie pour être bientôt remplacée par une population issue de l'immigration, de toutes les immigrations. Loin du centre-ville est née une certaine vie autarcique, en quasi circuit fermé. Mais dans ce béton, il arrive aussi que de belles plantes viennent à pousser. Ainsi en est-il des images du photographe et résident de Valdegour, David Icart, qui, à travers son regard à la fois réaliste et empreint de poésie, d'onirisme, nous relate l'envers du décor, ou plutôt entre en profondeur dans ce qui constitue son environnement... David Icart, la trentaine, autodidacte et iconoclaste, aime à explorer toutes les figures, les formes, styles et traitements photographiques (Light Painting, longues poses, macro, expositions multiples, traitement HDR…) Chroniqueur et reporter à la fois social et urbain, il s'attache à restituer l'environnement dans lequel il évolue et est de fait le témoin privilégié des scènes souvent nocturnes de “l'underground” de la cité (rodéo, tagueurs en action…) dans ces entrailles, dans le cœur de ces populations."

Pierre Ndjami Makanda


©David Icart


BIOGRAPHIE

Né en 1981, il vit à Nîmes. Adepte d'une photographie où se côtoient registres oniriques et sociaux, il exerce depuis quelques années en autodidacte, documentant sur la vie nocturne et l'urbanisme du quartier de Valdegour à Nîmes. 

Vernissage le jeudi 21 mai à 17h
Au Collège Diderot, 601 rue Neper 30900 Nîmes
T : 04 66 27 91 00

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Pia Elizondo - Du 7 mai au 15 juin 2015

07. May 2015 00:00 | Categories:

Pia Elizondo

- Du 7 mai au 15 juin 2015

LOS PASOS DE LA MEMORIA

« Pour toi, ville, lèvres entrouvertes d'escargots et leurs ondes invisibles, mon crâne avec des pointes d'obsidienne, mes dents intactes et un grand oeil, de bruyères, pour juger ce qui tremble derrière chaque masque ... »

Francisco Hernandez


© Pia Elizondo

à la Galerie NegPos-Fotoloft Vernissage

le jeudi 7 mai 2015 à partir de 18h30 ouvert ensuite à la demande.
1, cours Némausus 30000 Nîmes
T : 04 66 76 23 96
M: 0671 08 08 16

http://negpos.fr
contact@negpos.fr

© Pia Elizondo

BIOGRAPHIE


Née à Mexico en 1963. A partir de 1985, elle a fait de la photographie sa profession. Son travail a été exposé en Amérique latine, aux États-Unis et en Europe. En 1994, elle est le bénéficiaire de la subvention «Jeunes créateurs" (Fondo Nacional para la Cultura y las Artes) pour développer un projet sur la ville de Mexico qui sera largement exposé. Depuis 2001, elle est membre du Sistema Nacional de Creadores de Arte du Mexique. Elle réside en France depuis 2003, et depuis lors, son travail est distribué par l'Agence VU à Paris. Après sa présélection au Prix de la Fondation pour la photographie CCF (HSBC aujourd'hui), le Fonds National pour l'Art Contemporain (FNAC) acquiert une partie de ses deux séries "Los pasos de la memoria» et «Jungle d'asphalte».

© Pia Elizondo
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