NEGPOS Photographie

GILDAS PARÉ - PLASTIQUE DE RÊVE

21. mars 2016 16:44 | Catégories :

GILDAS PARÉ - PLASTIQUE DE RÊVE

VERNISSAGE - Du vendredi 25 mars au 22 avril 2016

 


vendredi 25 mars à partir de 18h30 À la galerie NegPos – Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes


Plastic dream " C'est pour ton bien... "

Le repassage des seins

Site web de l’artiste : http://gildaspare.com


PLASTIC DREAM - « C'est pour ton bien... » Le repassage des seins

« Plastic dream » interroge notre propre vision de la féminité et les diverses tentatives de contrôles corporels, tant du regard de l’homme que de celui de la femme, dans son rapport entre nature et culture, protection et conformisme, existence et oubli de soi. « C’est pour ton bien... » montre cette dichotomie dans des portraits de jeunes femmes camerounaises ayant subi le « repassage » de leurs seins. Cette pratique culturelle consiste à écraser la glande mammaire de jeunes filles ayant un développement pubère jugé trop précoce. Ce contrôle corporel, opéré sur leur féminité, est effectué par leur mère, grand-mère, tante ou encore guérisseuse. Cet acte entraine de véritables blessures physiques, psychologiques et même identitaires. Pourtant, paradoxalement, cet acte est avant tout un acte bienveillant, visant à protéger ces jeunes filles du regard des hommes, du viol, du mariage ou d’une grossesse précoce, et ainsi leur permettre de poursuivre leurs études. Et c’est ainsi que ces seins, tant contrôlés que sacralisés, deviennent à la fois éternelle blessure et rêve de leur vie. Cette série a été réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama, qui monte actuellement un documentaire vidéo sur cette pratique culturelle, et l'auteur Julie Baudoin pour l'ensemble des textes du projet.




BIO


Originaire de Nantes, Gildas Paré travaille en France et à l'étranger. Autodidacte, il rencontre la photographie par le développement et le tirage noir et blanc lorsqu'il est lycéen. Au sein de divers studios généralistes, il consacre de nombreuses années à parfaire sa technique photographique. Dès 2005, il saisit une opportunité et se lance en tant que photographe professionnel indépendant. Progressivement, il affine sa qualité par le développement d’une photographie culinaire. Il découvre alors tous les enjeux de l’esthétisme et des apparences par la mise en lumière de produits publicitaires. De ce constat est née l’envie de franchir le miroir de l’idéalisme commandé habituellement par ses clients. Depuis 2010, au travers une écriture personnelle, il développe ses qualités d’auteur photographe et tente ainsi de comprendre ce qu’il se cache derrière les apparences. Au-delà de la plastique du corps, des masques sociaux et autres paysages d’illusion, ses séries photographiques nous invitent à faire l’effort d’entrevoir une réalité trop souvent enfouie, et ainsi, nous interroger sur notre propre fiction.


PRIX PHOT’ŒIL


La galerie Phot’œil, NegPos et Lumières'associent pour la première fois et sont heureux de vous inviter à la remise du prix photographique créé par la galerie Phot'Oeil en 2009 autour de la thématique du passage, liée à la mémoire de Walter Benjamin mort à Portbou le 26 septembre 1940. Cette année, le premier prix a été décerné à Gildas Paré pour sa série « Plastique de rêve », réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama et l’auteure Julie Baudouin.
Vous pourrez découvrir ce travail à partir du vendredi 25 mars à la galerie NegPos Fotoloft et ce jusqu'au vendredi 22 avril 2016.
Une projection des autres lauréats : Philippe Dollo, Marie Frécon, Yohann Gozard, Véronique L’Hoste, Terence Pique et Bertrand Taoussi est prévue le jour du vernissage.
 https://galeriephotoeil.wordpress.com/concours-photo-international/

LES EXPOS DU MOIS - Agenda et rendez-vous

27. septembre 2015 00:00 | Catégories :

Du vendredi 12 février au 30 avril 2016

Faces cachées, photographie chilienne 1980-2015

Zaida González, Alejandro Hoppe, Alvaro Hoppe, Luis Navarro, Claudio Pérez et Leonora Vicuña

A la Maison de l'Amérique latine 217, Bld Saint Germain, 75006 Paris

Retrouvez toutes les informations sur le site dédié à l'exposition Faces cachées


 

Du vendredi 19 février au 22 mars 2016

Nontsikelelo VELEKO - Portraits, Dakar, 2008

Pierre Ndjami MAKANDA - 1+1-1x1 1 forme, des possibles…

Vernissage le vendredi 19 février à partir de 18h À la galerie NegPos – Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes


Cette réunion inattendue inaugure pour NegPos une nouvelle page. Le continent Africain entraperçu via les regards Marocains des précédents Printemps photographique consacrés à ce pays (2010, 2015), ainsi que par le truchement de quelques autres expositions passées, telles celles de Maya Bracher, de Jean-Jacques Salgon, de Fatima Dali et de Moussa Djouder, semble avec ces deux expositions nous appeler à présent avec insistance. Si les travaux de Pierre Ndjami MAKANDA (Cameroun) et Nontsikelelo VELEKO (Afrique du Sud), ne partagent pas grand chose de commun et ne permettent pas d’estampillage africain particulier, il est évident que parties de leurs inspirations ne viennent pas simplement de leur fréquentation du contexte occidental. Ces recherches puisent indépendamment dans les formes et dans le motif, éléments qui sont en Afrique des registres de prédilection pour les artistes et aussi dans des façons de faire qui place le système D comme un moteur principal de l’acte de création. Pour l’un, le module « cagette » est décliné, répété à l’infini dans un principe d’accumulation. L’objet ingrat devenant finalement l’élément de base d’un jeu esthétique et plastique. Pour l’autre, c’est la personne de la rue qui se révèle être par son habillement élaboré et coloré, le support de la quête artistique. Dans ces deux observations du quotidien, où trames (les motifs, les couleurs) et cadres (la cagette, la rue) jouent un rôle bien précis, les deux artistes nous renvoie une vision heureuse du monde où l’humour, la légèreté et le ludique s’entremêlent. Et par les temps qui courent on ne peut que les en remercier.

Patrice Loubon

Pierre Ndjami MAKANDA - 1+1-1x1 1 forme, des possibles…

Une forme, la forme est «signifié» et «signifiant». La forme peut être «signifiant» et remplir la fonction, l’usage qu’on lui assigne.

En l’occurrence, il sera le cadre d’une mise en valeur esthétique d’un autre objet.

Elle peut être «signifié», telle une sorte de représentation mentale du concept, pour devenir partie d’un nouvel ensemble de lui-même.

« Au fur et à mesure de la réalisation du projet, je suis passé d’une représentation simple et concrète des objets ordinaires, voulu comme des snapshots de mon catalogue environnemental (1+1), à une recherche plus abstraite et complexe du traitement de la forme (1x1). D’abord en 2D, avec une recherche plus graphique, pour arriver à des représentations dans l’espace, en 3D ».

S’appuyant sur des modèles géométriques, s’inspirant des mises en abîme du graveur M. C. Escher et du travail de symbolisation de l’affichiste Charles Loupiot, Pierre Ndjami Makanda s’applique, ici, à reproduire, multiplier la forme pour créer de nouvelles structures. «1+1-1x1. Une forme des Possibilités » est un travail photographique numérique, à la fois classique, par la production en studio des images, et expérimental par l’utilisation des possibilités logicielles en matière de création d’images.


BIO

Né au Cameroun à l’heure des indépendances africaines, Pierre Ndjami Makanda arrive en France en 1968, dans le Paris du Quartier latin et des événements de Mai. Très jeune enfant, il prend alors conscience que la société conformiste dans laquelle il venait de débarquer se préparait à de profondes mutations sociales et culturelles. De cette période, il gardera un anticonformisme latent et une propension à s’opposer aux diktats de tous ordres. De ses 3 ans d’études en sciences humaines, à l’université Jussieu-Paris VII, il garde une curiosité, un goût, pour les systèmes, les formes d’organisations des sociétés humaines et les modes de vie de leurs populations. Autodidacte, il s’oriente vers la réalisation audiovisuelle et le photojournalisme. Il se forme, donc, au fil de rencontres sur les plateaux de tournage de courts et longs-métrages, de réalisateurs comme Julius Amédée Laou, René Feret ou David Achkar…


Nontsikelelo VELEKO - Portraits, Dakar, 2008

Dans les photos qu’elle a rapportées de ses balades dans l’espace urbain dakarois, la photographe Nontsikelelo Veleko met en scène l’architecture sous diverses expositions à la lumière naturelle, ainsi que la mode de la rue.

BIO

Nourrie des contre-cultures urbaines, Nontsikelelo Veleko (née en 1977 à Bodibe, en Afrique du Sud) capture les multiples langages visuels d'une redéfinition identitaire permanente, qui fait de l'Afrique du Sud son terrain de jeu privilégié. Attentive, en prise avec son environnement, Veleko interroge le métissage et décrypte l'espace public pour y révéler l'empreinte éphémère d'une Afrique cosmopolite et consciente. Plus qu'une approche didactique ou documentaire, ses portraits incitent à prendre le temps de s'arrêter et de sentir les nuances uniques du camouflage derrière l'uniforme.

http://www.afronova.com/artists/nontsikelelo-veleko-2/

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