RENCONTRES IMAGES ET VILLE #13 LES HABITANTS

07. mai 2017 18:07 | Catégories :

Téléchargez le dossier de presse ICI

 

et pour la Biennale Images et Patrimoine, c'est ICI

A CORPS ROMPU - FATIMA MAZMOUZ

11. mars 2017 15:29 | Catégories :

 

 

RELATIVE DATING - OLGA STEFATOU

07. février 2017 17:40 | Catégories :

PRINTEMPS PHOTOGRAPHIQUE 2016

17. décembre 2016 17:31 | Catégories :

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LES ESPACES D'UN CHANTIER

05. septembre 2016 18:30 | Catégories :

LES ESPACES D’UN CHANTIER - ORLÉANS, 2010-2013

« Je suis née à Orléans. À 24 ans je suis partie vivre dans le Gard, au Sud de la France. C’est pour enseigner le dessin à l’École supérieure d’art et de design que je suis retournée chaque semaine à Orléans pendant quelques années.
J’ai alors découvert une ville nouvelle, bouleversée, transformée et revivifiée par le chantier de la 2è ligne du tram.
À travers les saisons, de jour et de nuit, j’ai photographié avec curiosité, étonnement et jubilation les ouvriers, les passants et l’espace graphique en mouvement. »


M-D.Guibal, 2016

 

Les espaces d’un chantier

Un chantier perturbe, encombre, gêne, provoque des déviations… Quand on lui tombe dessus, en se baladant en ville, on est généralement plus intéressé par la construction en devenir que par ce phénomène éphémère qu’est le chantier, et on est soulagé quand c’est terminé. Cette construction en devenir, en l’occurrence, est un tramway, mais c’est justement le côté éphémère que Marie-Dominique Guibal a gravé dans le marbre photographique. Non pas pour faire un reportage sur ce tramway en devenir, mais pour jouer avec ces lignes, ces couleurs et ces compositions temporaires que le chantier crée – le temps du chantier. Le côté éphémère est bien symbolisé par ce cycliste, quasi-figé par la photo, parce que c’est le chantier qui avance, dans le flou du mouvement. Ou encore par les traces d’un pas laissé sur le goudron vierge, aussi lisse que la surface de l’eau, réfléchissant l’immeuble d’en face. La personne qui a laissé ces traces, s’est-elle envolée ou est-elle revenue sur ses pas ?

Les ouvriers deviennent un élément de composition, comme le sont les lignes formées par les rails et les plots de séparation, et comme les couleurs. Et comme sur le chantier même, ici aussi les ouvriers jouent un rôle central, mais dans la construction d’une dynamique de la composition de l’image : c’est eux qui mettent en jeu les lignes et les couleurs. Un jeu de couleurs épurées dans le chantier sous la neige, où une tache jaune ou bleue ou noire, ne fait que renforcer la bichromie de la photo.

Ce n’est pas seulement de photo en photo que Marie-Dominique Guibal nous propose ces jeux de lignes et de couleurs, ces compositions, mais aussi dans les triptyques ou dans des ensembles encore plus grands. Des photos qui se répondent et se complètent, qui jouent ensemble et qui se renforcent. Les traces au sol, éphémères, en rose-fluo et vert fluo, bien sûr, mais aussi le jeu de lumières, de l’aube à la lumière artificielle de la nuit. La nuit qui crée des tableaux hyperréalistes de scènes insolites, où même les quelques passants semblent être perdus, se retournant pour voir le panneau bleu et vérifier si on va dans le bon sens. La nuit ? Non, c’est la photographe qui crée ces aventures d’un chantier. Des aventures qui permettent même d’imaginer qu’un ovni est descendu pour présenter un théâtre de marionnettes. Voilà, ce qu’un regard photographique porté sur un chantier peut révéler !

Kees Bakker

Kees Bakker est historien de cinéma, spécialisé en cinéma documentaire. Ancien directeur de la Fondation européenne Joris Ivens (Pays-Bas), de l’Institut Jean Vigo (Perpignan) et ancien conservateur de la Cinémathèque de Toulouse, auteur de nombreux articles sur le cinéma documentaire, il est actuellement consultant en écriture documentaire, programmateur pour le festival documentaire de Lussas et chargé de cours à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 (Cinéma), ainsi qu’à l’ESAV de Toulouse (Documentaire).

RENCONTRES IMAGES ET VILLE 2016 / HABITER

13. mai 2016 21:33 | Catégories :

RENCONTRES IMAGES ET VILLE 2016 / HABITER

Dans le cadre du Mois de l’architecture organisé par la DRAC LRMP
A Nîmes du 3 mai jusqu'au 31 juillet 2016

Université de Nîmes - Site Vauban, Médiathèque Carré d’Art, Fotoloft NegPos, Fab Lab NegPos, Cinéma Le Sémaphore.

« Nous n’habitons pas parce que nous avons « bâti », mais avons bâti pour autant que nous habitons, c’est-à-dire que nous sommes les habitants et sommes comme tels »

Martin Heidegger, Bâtir, habiter, penser, dans Essais et conférences II, Gallimard, 1958.

EXPOSITIONS

Les dépossédés de Edith Roux

du 6 mai au 31 juillet Galerie NegPos Fotoloft 1, cours Nemausus 30000 Nîmes

Edith Roux -

née le 14 mars 1963, photographe française, vit et travaille à Paris. Diplômée de l'Ecole Nationale de la Photographie, (Arles, 1993). Bourse d’Etudes aux Etats-Unis en histoire de l’art, Emory University (Atlanta, 1987). Nombreuses expositions en France et à l’étranger. Ses œuvres font partie de la collection du Fonds National d’Art Contemporain, de la Bibliothèque Nationale, du Musée de la photographie à Braga au Portugal, de collections privées telles que celle d’Yves Rocher, etc. Parmi ses nombreuses productions artistiques, Edith Roux a réalieacute; des travaux sur le paysage industriel de la région de Marseille (prix Kodak de la jeune photographie européenne) ; sur le paysage périurbain de grandes villes européennes : Euroland ; sur le paysage urbain de Shanghai à travers la réalisation d’une frise photographique traduisant l’évolution architecturale d’une ville en pleine mutation : Dreamscape.

www.edithroux.fr

Les dépossédés

les-depossedes

Ce qui frappe à la vision immédiate des images d’Edith Roux est bien leur composition picturale, appuyée par cette harmonie chromatique d’une telle évidence, que le calme apparent affiché par ces figurines humaines semble avoir été plaqué arbitrairement à la surface de ces décors trop paradoxalement séduisants et déserts. Ces habitants d’un monde passé sont donc transportés là, figurines hiératiques et silencieuses sans état d’âme, au milieu des ruines de leur culture, et respirent une espèce de présence intemporelle, qui réinjecte de la vie à chaque tableau photographique. De leur évocation intime nous ne saurons rien et ne garderons que cette impression dominante d’ocre et de marron des sols et des pierres, contrebalancée à la fois par les postures droites et minimalistes de ces Ouighours comme des statuettes sacrées, et par ces incrustations de morceaux colorés d’histoire: évocations survivantes fragiles devançant leur destruction prochaine. Dépossédés de tout, mais pas de leur dignité, tel ressurgit ce constat du monde intérieur de chaque individu devant sa maison, juxtaposé dramatiquement avec le décor objectif de l’histoire collective en route : sinisation à outrance qui broiera tout sur son passage, tels des tremblements de terre, qui auraient pu avoir été la cause de ces dévastations! Et la frontalité brutale accentue encore une dernière fois la dimension d’icônes byzantines, laissant l’aspect sociologique de l’approche d’Edith Roux au second plan, et la place à une forme de méditation poétique, où notre regard est comme interdit, en apnée face à ces visions en déshérence, derrière lesquelles l’on pourrait déceler, comme ce miroir dans les décombres, la métaphore de l’acte photographique, fait d’absence et de disparition, seulement retenu par le fragile souvenir de papier.

Gilles Verneret

Lokichokio, eldorado humanitaire et This house is not for sale

Deux expositions de Michael Zumstein

Michael Zumstein né en 1970, photographe franco-suisse, il est diplômé de l’Ecole Supérieure de Photographie de Vevey (Suisse). Qu’il travaille en commande pour la presse française ou étrangère, ou sur des projets personnels, son travail s’inscrit dans la tradition du photojournalisme d’enquête et lui permet de rendre compte des situations pour donner à voir au-delà des clichés. Depuis son premier voyage au Zaïre il y a près de 20 ans, à la chute de Mobutu, jusqu’à son traitement de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire en 2011, Michaël Zumstein fixe son regard sur les « relations ambiguës entre l’Afrique et l’Occident ». Avec « Bons Amis », il démarre en 2013 un projet sur la difficile réconciliation que doivent mener les différents camps ivoiriens qui se sont affrontés pendant près de quatre mois. En 2014, il effectue un projet de grande ampleur sur la Crise en République Centrafricaine, en trois volets. Michaël Zumstein couvre l’actualité sociale et politique française. Pendant plus d’un an, il réalise une série de reportages sur la cité des Courtilières à Pantin, une des banlieues les plus violentes. Témoin des tensions entre jeunes et policiers, il est l'un des premiers à couvrir les violentes émeutes de 2005, à Villiers-le- Bel et Clichy-sous- Bois. Le journal Le Monde lui confie en 2007 la couverture de la campagne de l’élection présidentielle et il continue, depuis, de répondre aux commandes de différents journaux où il associe rigueur journalistique et sensibilité. Parallèlement à son travail, Michaël Zumstein anime, pour le World Press Photo, des ateliers photographiques en Afrique. En septembre 2014, il expose son travail « De terreur et de larmes. Centrafrique » à Perpignan à l’occasion du Festival Visa pour l’Image.

www.michael-zumstein.com

Lokichokio, eldorado humanitaire du 3 mai au 31 juillet Médiathèque Carrée d’Art 30000 Nîmes

Rencontre avec Michael Zumstein le samedi 7 mai à 17h autour de son exposition à la Médiathèque Carré d’art, place de la Maison Carré, Nîmes

Lokichokio

Lokichokio, eldorado humanitaire - Lokichokio, une ville artificielle, a émergé d’un no man’s land dans le nord du Kenya. Il y a quinze ans, c’était un hameau de 300 habitants avant que l’ONU ne décide d’y fonder, à titre provisoire, une base arrière. Puis, au fil des années, plus de 80 organisations non gouvernementales (ONG) s’y sont installées, pour venir en aide aux blessés du Soudan-Sud. Aujourd’hui, la ville compte 25 000 habitants, dont 300 expatriés. Les activités des ONG ont attiré des milliers de Kényans à la recherche d’un emploi (chauffeur, manutentionnaire, cuisinier, etc.), mais ont aussi créé un véritable business de l’humanitaire. Les accords de paix signés en janvier 2005, qui mettent fin à trente ans de guerre entre le régime islamiste de Khartoum et la rébellion du Soudan-Sud, dominé par les chrétiens et les animistes, vont bouleverser la donne. C’en est fini de l’“eldorado humanitaire” de Lokichokio. Petit à petit, les ONG s’installent directement au Soudan-Sud et laissent derrière elles une ville privée de sa raison d’être. Michaël Zumstein, un photographe suisse qui fait partie du collectif L’Œil public, a effectué deux séjours à Lokichokio, en juin 2005. “Il s’agit de l’une des premières villes construites autour de l’humanitaire”, explique ce reporter de 36 ans, spécialiste de l’Afrique, qui a notamment effectué des enquêtes remarquées sur la récolte du caoutchouc au Liberia et sur le trafic du coltane en république démocratique du Congo. A Lokichokio, il a pu constater la détresse des Kényans, qui savent que l’hôpital de la ville doit fermer en juin 2006. “Ils vivent très mal cette situation, ils refusent d’y croire. Aussi, une animosité grandit à l’encontre des ONG parmi les sans-emploi”, constate Michaël Zumstein. Au sein des ONG aussi, le malaise est palpable. “Les humanitaires se sentent coupables. On leur a octroyé des budgets pour aider le Soudan-Sud, pas pour améliorer les conditions de vie des habitants de Lokichokio. Ce qui conduit à des situations absurdes : les Turkanas, les habitants de la région, n’avaient pas accès à l’hôpital. Ils ont kidnappé du personnel du Comité international de la Croix-Rouge et réclamé que leurs femmes soient autorisées à accoucher dans l’hôpital. Ils ont fini par obtenir gain de cause, et une maternité a été créée.”


This house is not for sale du 6 mai au 31 juillet Galerie NegPos Fotoloft 1, cours Nemausus 30000 Nîmes

Rencontre avec Michael Zumstein le samedi 7 mai à 17h autour de son exposition à la Médiathèque Carré d’art, place de la Maison Carré, Nîmes

 

This house is not for sale

This house is not for sale Lagos, capitale du Nigeria, est en train de payer le prix de la croissance du pays. Les banques, les télécommunications et les compagnies pétrolières tentent de s'installer dans la ville, ce qui rend le prix des terrains exponentiel suivant la flambée du pétrole – Le Nigeria devient ainsi le deuxième exportateur mondial vers les USA. Plus attrayante que jamais, la ville de Lagos doit maintenant faire face à des milliers de migrants, en provenance de l'intérieur du pays et des pays frontaliers qui se rassemblent dans des bidonvilles sordides. L'un d'eux, Festac Town, était un symbole de la modernité dans les années 1970, quand il a été construit. Aujourd'hui, le quartier ne fournit plus ni électricité ni eau courante, mais seulement des conditions précaires et de nombreux logements abandonnés. Comme beaucoup d'autres, ses rues sont souvent inondées en raison de presque inexistants aménagements. Les habitants de ces bidonvilles sont la cible parfaite des promoteurs immobiliers (et aussi de quelques-uns des membres de l'Etat nigérian), toujours à la recherche de gagner un morceau de terre. La lutte est inégale, les gens qui y vivent n’ont aucune idée de leurs droits. Même si elles essaient de résister aux agents immobiliers qui les harcèlent, en écrivant sur les murs de leurs maisons "cette maison n’est pas à vendre", ils sont facilement expulsés. Expulsion après expulsion, la ville de Lagos se développe comme un cancer, ne prêtant aucune attention aux conditions de vie de ses 13 millions et plus d'habitants. Le trafic routier vers le centre-ville est chaque jour plus difficile. Très peu de personnes accèdent à vivre dans les quartiers riches tels que Nicon ville, l'un des nouveaux projets immobiliers construits sur le terrain des bidonvilles expulsés, et entouré de hautes clôtures et de hauts murs. Pour équilibrer cette croissance anarchique, le SERAC (Social Economic Right Action Center) essaye d'aider les habitants des quartiers insalubres, et de mettre la pression sur l'Etat nigérian à trouver une solution pour ces milliers de personnes. Mais le pays lui-même apparaît comme la victime d'un développement incontrôlé. Ce travail a été produit au sein du projet «Dignité - Droits de l'homme et de la pauvreté» d'Amnesty International.

 


 

80 dias de Alexis Diaz du 8 juin au 31 juillet FabLab NegPos 34, promenade Newton 30900 Nîmes

 

Alexis Diaz est né en 1977, photographe chilien, il vit à Santiago du Chili. Héritier de la tradition photographique née sous la dictature au Chili avec les photographes membres de l'AFI (Asociacion de Fotografos Independiente de Chile), il pratique dans un une photographie n/b qui vise à réactiver la mémoire et à produire un constat critique sur la société chilienne contemporaine. A partir de 2003, il entame une nouvelle phase de production, en couleur, tourné vers le phénomène urbain avec comme première réalisation, le projet " 80 dias ". Porteur de projets photographiques, il en coordonne aujourd'hui plusieurs, notamment "Historia de una foto" qui consiste à donner la parole à 20 photographes chiliens qui évoqueront tour à tour dans un document audiovisuel une image de leur choix et l'histoire qui l'accompagne.

www.80dias.cl/libro

80 dias de Alexis Diaz

La ville est notre habitat contemporain. Essayez de la reconnaître est notre exercice quotidien. L'observation est passée ensuite au crible d'une sélection. Une division du temps et l'espace. La ville de Santiago, capitale du Chili, a été le théâtre de cette observation. La sélection a été traversée par une cartographie sentimentale construite sur les passages de tous les jours. Ainsi, se trouve défini un centre de Santiago, un noyau de l'histoire de la ville et de l'individu, circonscrit par ses limites naturelles, sociales et historiques. 80 dias est un projet conjointement créé avec Jaime Pinos, écrivain et Carlos Silva, musicien pendant les mois de juillet, août et septembre de 2004.

 


 

Légers sur la Terre de Myrtille Visscher du 10 juin au 31 juillet Maison des adolescents du Gard 34 Ter Rue Florian 30900 Nîmes

Myrtille Visscher est née en 1985 à Toulouse. Elle a étudié la photographie à la Royal Academy of Arts de La Haye aux Pays-Bas. Ses photos ont été exposées entre autres à l’hôpital de Tiel (NL) en 2008 pour le Mois du Cancer du sein ; à la Galerie Negpos à Nîmes en 2011 pour la Biennale Image et Patrimoine ; avec le collectif VOST en 2012 en off du festival photo d’Arles ; et dans le réseau des bibliothèques d’Ariège et de Haute- Garonne. Elle a travaillé pour le Café Theater Festival à Utrecht (NL), pour le festival de contes Paroles at Home à Toulouse, et pour divers artistes musiciens, danseurs, conteurs. En 2009, elle habite et travaille pendant un an dans une communauté internationale en Inde, participant à un projet de reforestation. Puis une période de nomadisme entre France et Pays-Bas lui permet de remettre en question son regard sur ce qui l’entoure et la motive. De retour à Toulouse en 2011, elle participe avec le collectif Sloligraphe à l’organisation d’évènements mariant photographie et musique, puis rejoint les Zooms Verts, collectif de réalisateurs de films documentaires. Actuellement, elle photographie la danse et les rencontres lors de « bals trad’ », et continue son projet sur le mode de vie en habitat léger.

http://www.myrtillevisscher.lautre.net

Légers sur la Terre du 10 juin au 31 juillet Maison des adolescents du Gard 34 Ter Rue Florian 30900 Nîmes

 

Légers sur la Terre

La rencontre avec des collectifs d’habitants cherchant à vivre simplement et avec peu, marque le lien entre mon engagement dans des projets citoyens, ma démarche d’auteur axé sur des sujets de société actuels, et mes implications sur le long terme. Le travail de «Légers sur la Terre» est une recherche sur la beauté des simples choses, à travers le choix de vivre en habitat dit léger. J’y compose un portrait de mon parcours et de mes rencontres, en photographiant la réalité d’un quotidien choisi, en dessinant des plans des lieux visités et en donnant la parole à ces Décroissants.

 


 

REGARDS SUR LA VILLE 2016 / HABITER NÎMES du 10 mai au 9 juillet Université de Nîmes Site Vauban 30000 Nîmes

Atelier avec les photographes de Nîmes et de sa périphérie,

"Partout dans la ville et dans l’agglo, les nîmois occupent l’espace public, au grand jour ou clandestinement… Partout des actions citoyennes ou pas, font de notre ville cet espace mouvant et en construction. Contre les promoteurs du « lisse », ceux qui veulent transformer la ville en centre commercial sous haute surveillance, la privatiser, une population veille à ce que des « possibles » soient encore au menu de demain. D’une certaine manière, c’est ce que font ces huit photographes, hommes et femmes fiers de vous proposer leurs regards, de vous montrer que si notre ville est par de nombreux aspects bien vivante, elle est aussi menacée. Pas par ce que l’on veut nous faire croire… mais bien par l’immobilier commercial acoquiné au politique. Et ça dans le sud de la France on connaît bien !"

sous la direction de Patrice Loubon,

découvrez les travaux d'Erick Soyer, Fabrice Spica, Gérard Jeanjean, Hervé Bussy, Marie-France Bussy, Laurence Coussirat, Magali Fabre et Marcelle Boyer.

REGARDS SUR LA VILLE 2016 / HABITER NÎMES
http://www.regardssurlaville-negpos.com/fr/accueil.html

 

Regardes sur la ville_1
Regardes sur la ville_3
Regardes sur la ville_Maison
Regardes sur la ville_4

Maison des adolescents du Gard 34 Ter Rue Florian 30900 Nîmes , France

FILM

Journal d’un campement de Ha Cha Youn (Corée), 2008, documentaire, 48mn. le samedi 21 mai à 21h30 dans le cadre de la nuit des galeries à la Galerie negpos fotoloft, 1 cours Nemausus

Ha Cha Youn née en 1960 à Masan, Corée. A partir de 1983 elle vit en France et en Allemagne; en 1984, elle étudie aux Beaux-Arts de Poitiers puis en 1986, elle est diplômée des Beaux-Arts de Nîmes. En 1991, elle étudie aux Beaux-Arts de Braunschweig. L’exil, la migration, le déracinement, la précarité, l’altérité sont au centre de l’œuvre de l’artiste Originaire de Corée du Sud.


Campement

Journal d’un campement

Ce film est basé sur divers témoignages recueillis sur le campement organisé pour les mal-logés, le long du canal Saint-Martin à Paris, durant l’hiver 2006/2007.

www.hachayoun.com
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GILDAS PARÉ - PLASTIQUE DE RÊVE

21. mars 2016 16:44 | Catégories :

GILDAS PARÉ - PLASTIQUE DE RÊVE

VERNISSAGE - Du vendredi 25 mars au 22 avril 2016

 


vendredi 25 mars à partir de 18h30 À la galerie NegPos – Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes


Plastic dream " C'est pour ton bien... "

Le repassage des seins

Site web de l’artiste : http://gildaspare.com


PLASTIC DREAM - « C'est pour ton bien... » Le repassage des seins

« Plastic dream » interroge notre propre vision de la féminité et les diverses tentatives de contrôles corporels, tant du regard de l’homme que de celui de la femme, dans son rapport entre nature et culture, protection et conformisme, existence et oubli de soi. « C’est pour ton bien... » montre cette dichotomie dans des portraits de jeunes femmes camerounaises ayant subi le « repassage » de leurs seins. Cette pratique culturelle consiste à écraser la glande mammaire de jeunes filles ayant un développement pubère jugé trop précoce. Ce contrôle corporel, opéré sur leur féminité, est effectué par leur mère, grand-mère, tante ou encore guérisseuse. Cet acte entraine de véritables blessures physiques, psychologiques et même identitaires. Pourtant, paradoxalement, cet acte est avant tout un acte bienveillant, visant à protéger ces jeunes filles du regard des hommes, du viol, du mariage ou d’une grossesse précoce, et ainsi leur permettre de poursuivre leurs études. Et c’est ainsi que ces seins, tant contrôlés que sacralisés, deviennent à la fois éternelle blessure et rêve de leur vie. Cette série a été réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama, qui monte actuellement un documentaire vidéo sur cette pratique culturelle, et l'auteur Julie Baudoin pour l'ensemble des textes du projet.




BIO


Originaire de Nantes, Gildas Paré travaille en France et à l'étranger. Autodidacte, il rencontre la photographie par le développement et le tirage noir et blanc lorsqu'il est lycéen. Au sein de divers studios généralistes, il consacre de nombreuses années à parfaire sa technique photographique. Dès 2005, il saisit une opportunité et se lance en tant que photographe professionnel indépendant. Progressivement, il affine sa qualité par le développement d’une photographie culinaire. Il découvre alors tous les enjeux de l’esthétisme et des apparences par la mise en lumière de produits publicitaires. De ce constat est née l’envie de franchir le miroir de l’idéalisme commandé habituellement par ses clients. Depuis 2010, au travers une écriture personnelle, il développe ses qualités d’auteur photographe et tente ainsi de comprendre ce qu’il se cache derrière les apparences. Au-delà de la plastique du corps, des masques sociaux et autres paysages d’illusion, ses séries photographiques nous invitent à faire l’effort d’entrevoir une réalité trop souvent enfouie, et ainsi, nous interroger sur notre propre fiction.


PRIX PHOT’ŒIL


La galerie Phot’œil, NegPos et Lumières'associent pour la première fois et sont heureux de vous inviter à la remise du prix photographique créé par la galerie Phot'Oeil en 2009 autour de la thématique du passage, liée à la mémoire de Walter Benjamin mort à Portbou le 26 septembre 1940. Cette année, le premier prix a été décerné à Gildas Paré pour sa série « Plastique de rêve », réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama et l’auteure Julie Baudouin.
Vous pourrez découvrir ce travail à partir du vendredi 25 mars à la galerie NegPos Fotoloft et ce jusqu'au vendredi 22 avril 2016.
Une projection des autres lauréats : Philippe Dollo, Marie Frécon, Yohann Gozard, Véronique L’Hoste, Terence Pique et Bertrand Taoussi est prévue le jour du vernissage.
 https://galeriephotoeil.wordpress.com/concours-photo-international/

Printemps photographique MAROC 2015

24. novembre 2015 00:00 | Catégories :

Printemps photographique MAROC 2015 - Du 24 novembre 2015 au 28 février 2016

Un événement proposé par NegPos avec la complicité d’ATTAC, du cinéma Le Sémaphore, de l’association Mille Couleurs et de l’Université de Nîmes

Les photographes :

Invitée d’honneur : Souad GUENNOUN Autres invité(e)s : Thami BENKIRANE, Laila HIDA, Ghita SKALI, Fatima MAZMOUZ et Mohamed MALI, le projet CASABLANCA Passé > Futur avec Jaâfar AKIL, Claude CORBIER, Fabienne FOREL, Patrice LOUBON et Fatima MAZMOUZ


Vernissage le 24 novembre 2015 à partir de 18h À la galerie NegPos – Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes

Infos : 04 66 76 23 96 / 06 71 08 08 16 -  contact@negpos.fr;  http://negpos.fr




NegPos entretient depuis 2007 une relation soutenue avec les photographes marocains et l’Association Marocaine d’Art Photographique (AMAP). Hors des sentiers battus et des images stéréotypées, notre action pour participer à révéler la richesse actuelle de la photographie marocaine est passée par différentes étapes. D’échange en échange de projets communs en itinérances improbables (Maroc…Chili…France), de nouvelles circulations apparaissent. L’un de nos objectifs, avec cette nouvelle programmation, est de mettre en lumière le travail des femmes photographes du Maroc. Si les hommes occupent toujours une grande place dans la photographie de ce pays, il était hors de question pour cette nouvelle occasion que nous nous sommes donnés, de leur laisser le haut du panier ! La photographie marocaine ne fait pas exception à la règle internationale, les femmes sont de plus en nombreuses à occuper ce champ de vision bidimensionnel.


Patrice Loubon

Souad GUENNOUN  www.dyade-ad.com

A travers deux expositions de photographies, des projections de ses films et des rencontres avec le public, Souad Guennoun accompagnera la semaine d’inauguration de cet événement. Photographe engagée s’il en est, citoyenne et militante, elle est aussi conférencière sur des thématiques très épineuses, comme par exemple les méfaits du micro-crédit. Le regard critique qu’elle porte sur sa société est à comparer à ceux de quelques illustres de ses prédécesseurs tels : Lewis Hine, Walker Evans, Antonio Quintana, Hector Garcia ou encore, plus contemporain, Allan Sekula. Essentiel à l’histoire du monde et de son pays, son travail constitue une mémoire active pour comprendre les effets de l’ultralibéralisme et de ses méthodes.


BIO


Née en 1956 à Casablanca (Maroc). Elle vit et travaille dans cette ville. Architecte de formation et de profession, elle débute en 1990 un travail d'écriture et de relevés photographiques notamment sur l'architecture disparue de Casablanca, l'architecture moderne au Maroc et sur la mémoire des espaces et des lieux. Cette première phase d'investigation sur les bâtiments ou les quartiers remarquables des cités marocaines est menée avec le souci de la découverte et de la réappropriation d'un patrimoine, qu'il soit "moderne" ou traditionnel, bien souvent en déshérence. Cette vision où l'architecte se mêle au photographe est particulièrement sensible en ce qui concerne Casablanca, ville à laquelle Souad Guennoun voue une affection particulière. C'est dans cette grande métropole qu'elle photographie, en 1996, toujours sur le mode de l'enquête, les enfants des rues, "Les Incendiaires" (exposition individuelle itinérante), série à la fois tendre et sociale, puis ces "fragments d'imaginaire" (édités en livre par les éditions Le Fennec), où elle laisse libre cours à sa relation poétique avec Casablanca. Elle collabore à l'hebdomadaire marocain "Le Journal" pour lequel elle réalise des reportages sur des thèmes généraux ayant trait à la vie quotidienne et à la culture. "Les sujets ne manquent pas, dit elle, encore faut-il vouloir voir".


Ghita SKALI


BIO


Ghita Skali est née en 1992 à Casablanca, Maroc. Elle vit et travaille entre Nice, Casablanca et des voyages. Elle étudie à la Villa Arson, école d’art contemporain (Nice, France). Ses œuvres utilisent l’humour, des considérations sociales et la subversion. A travers diverses formes d’expression tel l’écrit, la photographie, la vidéo, la performance et les installations, son travail s’articule autour de la représentation de l’identité avec une forte relation aux mots et images. Elle a exposé dans de nombreux lieux, dont l’Amour (Paris, 2015), Venise Cadre Gallery (Casablanca, 2015), Le cube Independent Art Room (Rabat, 2013), Château du Lourmarin (Marseille, 2011).



Laila HIDA

 http://www.lailahida.com/

A la recherche du temps perdu

Un duo d’artistes, la photographe Laila Hida et le styliste Artsi, installés à Marrakech, collaborent ensemble pour créer un univers et une iconographie à partir des créations du styliste. Pour les photos, tout est pensé et mis en scène à quatre mains avec le créateur Artsi. Pour leur dernière création, les auteurs ont pensé ces images comme différentes allégories pour questionner l’actualité. Dans chacun de ses onze portraits, le personnage imaginé est à la recherche de quelque chose : une spiritualité, une vie matériel, un souvenir, une nouvelle philosophie, une réponse... Pour renforcer l’aspect iconique, la photographe Laila Hida a souhaité utiliser le procédé classique de la photographie de mode en studio. Sur un fond blanc, le modèle pose avec des accessoires simples et minimales- voile, valise, Tv, branche-dans des tons sobres noir ou blanc. La photographe s’impose par cette simplicité apparente. Ce procédé photographique d’une grande sensibilité révèle ces accessoires comme des symboles de notre quête respective, intime et pourtant universelle.

Jeanne Mercier

Le moule


Si école et prison, en tant que lieux et en tant qu'institutions, sont configurés pour graver des textes différents, via des procédures différentes, leurs buts co-incident: discipliner les corps et les esprits. Insérer le sujet qui en fait l'expérience dans une vie sociale préalablement réglée. Le mettre sur orbite dans des trajectoires verrouillées. Une formation. Donner forme à. Attendre que ça prenne forme. Après dix ans, enlever le moule: les contours de ce dernier l'auront durablement marqué. Moins plastique, moins malléable, il suivra seul. Pas plus égaux devant l'instituteur que devant la mort. On sait, depuis Bourdieu, qu'elle creuse les écarts déjà existants, favorise ceux déjà socialement favorisés. N'a de démocratique que le corpus. La qualité de réception du corpus, elle, dépend de critères qui la dépassent, et en prédéterminent le cours. Cette oeuvre est aussi une invitation à penser les trajectoires et les champs du possible qui s'offrent (se sont offerts ?) à l'élève, puis à l'étudiant. Les choix pris, ceux abandonnées, perçus comme sans perspectives, hors-système. A penser l'évolution des représentations de l'élève. Ses doutes, amortis par les certitudes qu'inculque système. Ses traits singuliers qui résistent aux stratégies de conformisation de l'école. Et son individualité.

Reda Zraig

BIO


Née en 1983 à Casablanca, Laila Hida vit à présent à Marrakech où elle est photographe indépendante autodidacte depuis 2012. Après ses études en communication journalistique, elle commence à travailler en tant que productrice dans la rédaction d’un magazine de mode à Paris . Elle découvre la photographie de mode, la lumière, la mise en scène et quitte son poste après 5 ans, pour se consacrer à ses projets personnels. Elle commence par photographier des bâtiments industriels et usines abandonnées, qu’elle retravaille ensuite pour créer une image surréaliste. C’est à travers le portrait qu’elle poursuit cette démarche de mis en scène. Ainsi elle collabore de nombreuses fois avec un designer de mode, Artsi, avec lequel ils créeront des images qui sont comme des album de famille, utilisant le langage de la mémoires, de la nostalgie. Aujourd’hui, elle poursuit un projet personnel sur l’enfance et l’école, les dualités que comporte le système entre conditionnement (la contrainte) et imaginaire (la liberté). Laila Hida est fondatrice du 18, Derb el ferrane, un espace alternatif de culture et d'expression artistique situé dans la médina.



Fatima MAZMOUZ


Super Oum

L’artiste en performant son corps – alors enceinte – engage une réflexion sur les projections que cristallise le corps féminin dans la sphère intime comme dans celle du politique. En se jouant des codes de représentation de la figure humaine de nos sociétés ancestrales et contemporaines, Fatima Mazmouz se travestit tour à tour en catcheuse, déesse mère indo-européenne, ou prend la pose telle une modèle de studio photo pour nous amener à repenser l’être féminin... Serait-ce la grossesse, cet état temporaire, éprouvé par la femme qui définirait l’être féminin? Ce moment où peu à peu le corps de la femme, l’intime, glisse vers le sociétal : l’être fécond, l’être reproducteur ? Alors que le corps de la femme n’échappe à aucun cliché, aucune icône, aucun protectionnisme et paradoxalement aucun exhibitionnisme, «Super Oum» de Fatima Mazmouz nous dévoile des silhouettes qui nous interrogent sur la question de notre appartenance, de notre identité.


Bandes pansantes


Cette série de photos est extraite du projet « Le corps pansant 2 » fondé sur la problématique des identités culturelles. Bandes pansantes s’en réfère au jeu de mots établi entre les bandes de pansement et les bandes culturelles. Nous appartenons tous à des « bandes culturelles » qu’elles soient communautaires, familiales, religieuses, associatives etc, et seule l’acceptation de toutes ces bandes permettent de se construire dans notre pluralité et non dans le renoncement. C’est pourquoi Bandes pansantes, toujours dans le sens de la réparation, se présente comme des portraits iconiques à forte dimension baroque, caractéristique de l’identité en constante évolution.

BIO


La production artistique de Fatima Mazmouz débute en 1998 comme un moyen d'interroger la notion d’identité dans toute sa complexité : le genre, le corps, l’immigration, et cetera, avec tout ce que cela implique de stéréotypes et de clichés. Fatima Mazmouz crée des passerelles entre l’intime et les problématiques d’ordres politico-socio-culturelles qui la traversent. La question du multiculturalisme entre autre devient l’axe principal de son travail où la réflexion sur le corps s’impose. Elle a exposé dans des lieux très divers entre autre à Rome, Madrid, Amsterdam, Anvers, Paris et le Caire, en participant notamment à de grandes manifestations culturelles comme en 2005 aux 6ème Rencontres Africaines de la photographie de Bamako, en 2006 au Festival Internationales de la Photographie de Arles, en 2009 à Paris-Photo au Carrousel du Louvre et en 2015 à l’Institut du Monde Arabe à Paris. Elle est représentée par la galerie Fatma Jellal à Casablanca et la Mamia Bretesché Gallery à Paris.



Mohamed MALI


Les lumières de Mali

« Lightning strikes not once but twice...
Now lightning strikes in old New York
It may be dark but I wanna talk
It might rain, it might snow
Too many things I got to know
If this is spring than it's time to sing
Never mind the l'il birdies wing
Look out, look out, old New York
New York's coming an' New York talks
Hey! Strike! Not once...
Strike! But twice! »
Joe Strummer (1950-2002)



Comme du plus profond des âges, les lumières de MALI nous renvoient aux lueurs et aux ombres de la caverne de Platon (Livre VII de La République). Prenant le long chemin vers la connaissance de la réalité, nous cherchons sans relâche, avec erreur ou avec raison ; et c’est grâce à la lumière qui définie les choses, tout en leur faisant prendre parfois l’allure de curieux « fantasmes », que nous avançons dans le noir. La réalité est le fruit d’un assemblage visuel, sonore, olfactif et tactile. Et curieusement c’est cette dernière fonction qui semble être la plus éprouvée lorsque l’on scrute attentivement les photographies de MALI. Son œil a touché du bout de la pupille les photons de lumière qui se posent sur tout. Il a senti les formes des choses, leur grain, leur chaleur ou leur froideur, il a su effleurer par son regard la « peau » luminescente du monde. Le regardeur est à présent invité à faire de même et il vient se délecter des subtils ou brusques écarts de luminosité et autres jeux graphiques qui charpentent l’image. L’œil « broute » la surface de l’image, parfois hameçonné, parfois nourrit de la richesse et de la complexité des constructions qui lui sont données à voir. Les « éclairs » aveuglants de MALI déchirent littéralement l’obscurité (lightning strikes !), tels de puissants phares qui nous guident vers un ailleurs forcément hors-champ, dont on voit souvent se dessiner le tracé qui y mène, sans pour autant en soupçonner l’issue. De New York au Maroc, il y a plus qu’un océan. Pourtant c’est de l’autre côté de l’atlantique que vit Saul LEITER, un possible alter- ego new yorkais à Mohamed Mali. On peut aisément faire le lien entre les œuvres de Mohamed MALI et celle de Saul LEITER. Tous les deux fascinés par l’organisation plastique des formes et de leur résonnance à la couleur et la lumière, MALI et LEITER entretiennent avec la réalité une relation pour le moins distanciée. Rien de documentaire dans leurs images. Elles sont le support de la visualité pure et d’un rêve éveillé. Curieusement, l’un comme l’autre, n’ont pas pour ambition de parvenir à la gloire et à la célébrité, humbles et discrets, ils partagent ce même goût pour la mesure et l’ombre. L’apanage des vrais grands maîtres. A présent malgré cette identité commune et le double amour qu’ils portent chacun à l’ombre et à la lumière, l’heure est venue de se rendre sous le feu des projecteurs !!! Lightning strikes not once but twice Mr MALI !

Patrice Loubon

BIO


Né en 1957 à Figuig (Maroc). Vit et travaille actuellement à Casablanca. Animé par l’amour de la photographie, sa principale et éternelle passion. L’artiste fut en 1988 l’un des membres fondateurs de l’Association Marocaine d’Art Photographique (AMAP) dont le but essentiel est de promouvoir l’art photographique marocain. C’est le même but qui le conduira plus tard, en 2002, à devenir rédacteur en chef du Magazine «Photo News». Il multiplie les expériences photographiques aussi bien au Maroc qu’à l’étranger en restant toujours fidèle à son sujet de prédilection : «La lumière», accompagnée d’un trio de constantes invariables : forme, espace, architecture. Parallèlement à son activité artistique, un grand souci de la transmission du savoir, combiné à une forte dose d’altruisme et de générosité, le ramène tout naturellement à enseigner, depuis déjà 13 ans son savoir-faire photographique à des photographes en herbe dans plusieurs institutions et à l’occasion de différentes rencontres.



Thami BENKIRANE


Codes-barres de la pesanteur

Attention ! le petit oiseau va sortir...* Libre improvisation autour du thème de l’enfermement, chapelet d’icones métaphoriques de notre condition humaine, chacune des images de la série « Codes-Barres de la Pesanteur » de Thami Benkirane nous apparaît comme un petit monde en soi. Une « cage bidimensionnelle » en quelque sorte. Parfois plus en phase avec un exercice documentaire, parfois plus oniriques ou encore mises en scène, ces photographies qui témoignent parfois du sort souvent cruel que l’on réserve à nos congénères ailés, sont individuellement comptable d’un état précis de nos empêchements, de nos blocages personnels. Ici, l’oiseau est victime, ici il est liberté, ici on l’emprisonne, ici on le dessine ou on le peint, il incarne, virevoltant à travers les petites mises en scène du photographe les différentes relations que nous tissons avec le volatile. Fin bretteur du verbe et de l’image, Thami Benkirane est connu pour son regard aiguisé et des compositions étudiées, l’exercice de style si cher à Raymond Queneau ou Georges Perec, est aussi l’un des ses modes d’actions privilégié. Aux confins des styles et des genres, repoussant en permanence cette obligation quasi rituelle de la série qui adopte une déclinaison purement formelle, Thami Benkirane, L’homme à la tête de cage, iconoclaste, fait feu de tout bois pour nous dire et nous redire ce qu’il a au fond de l’âme, peut-être cette tristesse désarmante et cette révolte qui peuvent nous prendre face à la vue d’un oiseau en cage. Si l’art a besoin de limites pour exister, limites qui lui autorisent une expression libre et profonde, l’être humain nécessite de ressentir l’absence d’entraves de façon à pouvoir par lui-même définir son champ de création.

Patrice Loubon

* Désigne à l’origine de la photographie (XIXème siècle) un accessoire destiné à occuper l’attention des personnes photographiées, à l’époque où les temps de pose étaient très longs.


BIO


Né en 1954 à Fès. Vit et travaille à Fès. Il a le parcours d’un connaisseur de la photographie, discipline qu’il enseigne depuis des années à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Fès. Natif de la médina de Fès, l’artiste traduit par l’image ce qui fait l’essence et l’esprit de sa ville natale. Dans l’un de ses courts poèmes, il dit l’amour indéfectible qu’il porte à cette cité: Né à Fès Fasciné Et per fas et nefas Amants aimantés. Le photographe a à son actif plus d’une trentaine de manifestations dédiées à l’image. Il s’est vu attribuer les premiers prix de plusieurs d’entre elles. Il a aussi participé à plusieurs expositions au Maroc et à l’étranger notamment au Chili, en Espagne, en France, aux Iles Canaries, au Mali, en Allemagne, en Tunisie, en Iran, en Algérie et ailleurs... Professeur de l’Enseignement Supérieur, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Fès

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La galerie Phot'Oeil, NegPos et Lumière - Vernissage à l' Hôtel Le Belvédère du Rayon vert.

01. octobre 2015 00:00 | Catégories :
La galerie Phot'Oeil, NegPos et Lumière d'encre

s'associent pour la première fois et sont heureux de vous inviter à la remise du prix photographique créé par la galerie Phot'Oeil en 2009 autour de la thématique du passage, liée à la mémoire de Walter Benjamin mort à Portbou le 26 septembre 1940.


Cette année, le premier prix a été décerné à Gildas Paré pour sa série

Plastique de rêve

réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama et l’auteure Julie Baudouin.

Plastique de rêve interroge notre propre vision de la féminité face aux diverses tentatives de contrôles corporels, choisis ou subis par certaines jeunes femmes. Ce premier volet, ”C’est pour ton bien…“, explore une pratique culturelle camerounaise : le ”repassage des seins“. Ce repassage consiste à écraser la glande mammaire de jeunes filles ayant un développement pubère jugé trop précoce. Ce contrôle corporel est effectué par leur mère, grand-mère, tante ou encore guérisseuse. Vous pourrez découvrir ce travail à partir du jeudi 1er octobre à l' hôtel Le Belvédère du Rayon vert à Cerbère dans le cadre des Rencontres cinématographiques de Cerbère - Portbou et ce jusqu'au dimanche 4 octobre 2015.

Vernissage à 21h à l' Hôtel Le Belvédère du Rayon vert.

Une projection des autres lauréats : Philippe Dollo, Marie Frécon, Yohann Gozard, Véronique L’Hoste,  Terence Pique et Bertrand Taoussi est prévue sur grand écran le jour du vernissage. Pendant les Rencontres, les travaux des photographes seront diffusés dans la salle attenante au restaurant de l’hôtel.
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Une exposition complète des lauréats sera montrée au printemps prochain à la galerie NegPos - Fotoloft à Nîmes.

Hôtel Le Belvédère du Rayon vert
Avenue de la Côté Vermeille, 66290 Cerbère
T :  04 68 88 41 54

LES EXPOS DU MOIS - Agenda et rendez-vous

27. septembre 2015 00:00 | Catégories :

Du vendredi 12 février au 30 avril 2016

Faces cachées, photographie chilienne 1980-2015

Zaida González, Alejandro Hoppe, Alvaro Hoppe, Luis Navarro, Claudio Pérez et Leonora Vicuña

A la Maison de l'Amérique latine 217, Bld Saint Germain, 75006 Paris

Retrouvez toutes les informations sur le site dédié à l'exposition Faces cachées


 

Du vendredi 19 février au 22 mars 2016

Nontsikelelo VELEKO - Portraits, Dakar, 2008

Pierre Ndjami MAKANDA - 1+1-1x1 1 forme, des possibles…

Vernissage le vendredi 19 février à partir de 18h À la galerie NegPos – Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes


Cette réunion inattendue inaugure pour NegPos une nouvelle page. Le continent Africain entraperçu via les regards Marocains des précédents Printemps photographique consacrés à ce pays (2010, 2015), ainsi que par le truchement de quelques autres expositions passées, telles celles de Maya Bracher, de Jean-Jacques Salgon, de Fatima Dali et de Moussa Djouder, semble avec ces deux expositions nous appeler à présent avec insistance. Si les travaux de Pierre Ndjami MAKANDA (Cameroun) et Nontsikelelo VELEKO (Afrique du Sud), ne partagent pas grand chose de commun et ne permettent pas d’estampillage africain particulier, il est évident que parties de leurs inspirations ne viennent pas simplement de leur fréquentation du contexte occidental. Ces recherches puisent indépendamment dans les formes et dans le motif, éléments qui sont en Afrique des registres de prédilection pour les artistes et aussi dans des façons de faire qui place le système D comme un moteur principal de l’acte de création. Pour l’un, le module « cagette » est décliné, répété à l’infini dans un principe d’accumulation. L’objet ingrat devenant finalement l’élément de base d’un jeu esthétique et plastique. Pour l’autre, c’est la personne de la rue qui se révèle être par son habillement élaboré et coloré, le support de la quête artistique. Dans ces deux observations du quotidien, où trames (les motifs, les couleurs) et cadres (la cagette, la rue) jouent un rôle bien précis, les deux artistes nous renvoie une vision heureuse du monde où l’humour, la légèreté et le ludique s’entremêlent. Et par les temps qui courent on ne peut que les en remercier.

Patrice Loubon

Pierre Ndjami MAKANDA - 1+1-1x1 1 forme, des possibles…

Une forme, la forme est «signifié» et «signifiant». La forme peut être «signifiant» et remplir la fonction, l’usage qu’on lui assigne.

En l’occurrence, il sera le cadre d’une mise en valeur esthétique d’un autre objet.

Elle peut être «signifié», telle une sorte de représentation mentale du concept, pour devenir partie d’un nouvel ensemble de lui-même.

« Au fur et à mesure de la réalisation du projet, je suis passé d’une représentation simple et concrète des objets ordinaires, voulu comme des snapshots de mon catalogue environnemental (1+1), à une recherche plus abstraite et complexe du traitement de la forme (1x1). D’abord en 2D, avec une recherche plus graphique, pour arriver à des représentations dans l’espace, en 3D ».

S’appuyant sur des modèles géométriques, s’inspirant des mises en abîme du graveur M. C. Escher et du travail de symbolisation de l’affichiste Charles Loupiot, Pierre Ndjami Makanda s’applique, ici, à reproduire, multiplier la forme pour créer de nouvelles structures. «1+1-1x1. Une forme des Possibilités » est un travail photographique numérique, à la fois classique, par la production en studio des images, et expérimental par l’utilisation des possibilités logicielles en matière de création d’images.


BIO

Né au Cameroun à l’heure des indépendances africaines, Pierre Ndjami Makanda arrive en France en 1968, dans le Paris du Quartier latin et des événements de Mai. Très jeune enfant, il prend alors conscience que la société conformiste dans laquelle il venait de débarquer se préparait à de profondes mutations sociales et culturelles. De cette période, il gardera un anticonformisme latent et une propension à s’opposer aux diktats de tous ordres. De ses 3 ans d’études en sciences humaines, à l’université Jussieu-Paris VII, il garde une curiosité, un goût, pour les systèmes, les formes d’organisations des sociétés humaines et les modes de vie de leurs populations. Autodidacte, il s’oriente vers la réalisation audiovisuelle et le photojournalisme. Il se forme, donc, au fil de rencontres sur les plateaux de tournage de courts et longs-métrages, de réalisateurs comme Julius Amédée Laou, René Feret ou David Achkar…


Nontsikelelo VELEKO - Portraits, Dakar, 2008

Dans les photos qu’elle a rapportées de ses balades dans l’espace urbain dakarois, la photographe Nontsikelelo Veleko met en scène l’architecture sous diverses expositions à la lumière naturelle, ainsi que la mode de la rue.

BIO

Nourrie des contre-cultures urbaines, Nontsikelelo Veleko (née en 1977 à Bodibe, en Afrique du Sud) capture les multiples langages visuels d'une redéfinition identitaire permanente, qui fait de l'Afrique du Sud son terrain de jeu privilégié. Attentive, en prise avec son environnement, Veleko interroge le métissage et décrypte l'espace public pour y révéler l'empreinte éphémère d'une Afrique cosmopolite et consciente. Plus qu'une approche didactique ou documentaire, ses portraits incitent à prendre le temps de s'arrêter et de sentir les nuances uniques du camouflage derrière l'uniforme.

http://www.afronova.com/artists/nontsikelelo-veleko-2/

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