STEINHOLT une histoire de l'origine des noms

04. mars 2018 16:32 | Catégories :

Steinholt - une histoire de l'origine des noms

par Christopher Taylor

 

Ce projet photographique a vu le jour d'une façon imprévue. Ma femme, Álfheiður, a revisité Þórshöfn, le village de son père dans l’extrême nord-est de l'Islande. Elle avait l’intention de réparer la croix qui marque l’emplacement de la tombe de sa grand-mère dans le cimetière situé à sept kilomètres du village.

Après s'être occupée de la tombe de sa grand-mère, Álfheiður avait envie de revoir la maison où ses grands-parents avaient vécu. Le propriétaire, un célibataire âgé nommé Agnar, ouvrit la porte et l'invita à prendre un café. En fermant les yeux, elle imagine la cuisine comme celle d'il y a 40 ans, avec ses odeurs - un mélange de café, de poisson séché et de fumée - comme si rien n'avait bougé.

En 1929, les grands-parents de ma femme ont construit une petite maison près de la mer à Þórshöfn où ils ont vécu pendant 40 ans. Ils la nomment Steinholt. Chaque été, lorsque Álfheiður était enfant, sa mère l’envoyait de Reykjavik chez ses grands-parents pour les vacances scolaires. Les souvenirs de ce temps passé à Þórshöfn en compagnie de sa grand-mère, dont elle porte le nom, sont parmi les plus heureux de son enfance.

L'année suivante après la visite d'Álfheiður, Agnar a déménagé à la maison de retraite du village. Se souvenant de ma femme enfant avec sa grand-mère, qui portaient toutes deux le nom Álfheiður, il jugea que Steinholt devait appartenir à ma femme et nous contacta à propos de la maison.

Le respect de la mémoire est le fil conducteur qui relie les événements qui précédent ces photographies. En cinq ans, la série prend progressivement forme à la lumière des histoires des ancêtres de ma femme, qui ont sillonné la région à la recherche de travail ou d'un endroit pour vivre. J'ai retracé leurs mouvements, voyageant souvent seul à pied dans le paysage.

Les photographies ne sont pas destinées à être documentaires. Le but est d'évoquer un point de vue personnel sur la valeur de la mémoire, l'esprit du lieu et de donner libre cours aux émotions que j'ai ressenties en explorant cette région austère et belle.

BIO

 


Christopher Taylor est un photographe autodidacte. Né en Angleterre à Skegness, il se tourne vers des études de zoologie à l’université de Sheffield puis deviendra chercheur au département de Zoologie de l’Université de Hull. Après quatre années de recherche de 1981 à 1984, il décide de voyager et part pour l’Asie. Ses premiers travaux seront présentés dès 1985 dans des galeries à Londres, Sheffield ou York. Aujourd’hui il est représenté par la galerie Camera Obscura à Paris et présent dans plusieurs collections : la collection de M+M Auer ;la Galerie municipale du Chateau d’Eau, Toulouse ; le Fonds National d’Art Contemporain, Paris ; l’Artothèque de Brest ; l’Artothèque de Grenoble ; l’Artothèque d’Angers ; la Fundació Forvm per la Fotografia, Tarragone, Espagne.

 

Tags :

PARIS/SHANGHAÏ Regards croisés

02. février 2018 00:00 | Catégories :

 

 

 

Tags :

PRINTEMPS PHOTOGRAPHIQUE SPÉCIAL AFRIQUE DU SUD

17. novembre 2017 00:00 | Catégories :

RESIST(E)

PRINTEMPS PHOTOGRAPHIQUE 2017 - SPÉCIAL AFRIQUE DU SUD

TÉLÉCHARGER ICI LE DOSSIER DE PRESSE DE RESIST(E).

VISIONNER ICI LE DOCUMENTAIRE RÉALISÉ PAR SAMY MOUMENI.

RENCONTRES IMAGES ET VILLE #13 LES HABITANTS

07. mai 2017 18:07 | Catégories :

Téléchargez le dossier de presse ICI

 

et pour la Biennale Images et Patrimoine, c'est ICI

A CORPS ROMPU - FATIMA MAZMOUZ

11. mars 2017 15:29 | Catégories :

 

 

RELATIVE DATING - OLGA STEFATOU

07. février 2017 17:40 | Catégories :

PRINTEMPS PHOTOGRAPHIQUE 2016

17. décembre 2016 17:31 | Catégories :

Tags :

LES ESPACES D'UN CHANTIER

05. septembre 2016 18:30 | Catégories :

LES ESPACES D’UN CHANTIER - ORLÉANS, 2010-2013

« Je suis née à Orléans. À 24 ans je suis partie vivre dans le Gard, au Sud de la France. C’est pour enseigner le dessin à l’École supérieure d’art et de design que je suis retournée chaque semaine à Orléans pendant quelques années.
J’ai alors découvert une ville nouvelle, bouleversée, transformée et revivifiée par le chantier de la 2è ligne du tram.
À travers les saisons, de jour et de nuit, j’ai photographié avec curiosité, étonnement et jubilation les ouvriers, les passants et l’espace graphique en mouvement. »


M-D.Guibal, 2016

 

Les espaces d’un chantier

Un chantier perturbe, encombre, gêne, provoque des déviations… Quand on lui tombe dessus, en se baladant en ville, on est généralement plus intéressé par la construction en devenir que par ce phénomène éphémère qu’est le chantier, et on est soulagé quand c’est terminé. Cette construction en devenir, en l’occurrence, est un tramway, mais c’est justement le côté éphémère que Marie-Dominique Guibal a gravé dans le marbre photographique. Non pas pour faire un reportage sur ce tramway en devenir, mais pour jouer avec ces lignes, ces couleurs et ces compositions temporaires que le chantier crée – le temps du chantier. Le côté éphémère est bien symbolisé par ce cycliste, quasi-figé par la photo, parce que c’est le chantier qui avance, dans le flou du mouvement. Ou encore par les traces d’un pas laissé sur le goudron vierge, aussi lisse que la surface de l’eau, réfléchissant l’immeuble d’en face. La personne qui a laissé ces traces, s’est-elle envolée ou est-elle revenue sur ses pas ?

Les ouvriers deviennent un élément de composition, comme le sont les lignes formées par les rails et les plots de séparation, et comme les couleurs. Et comme sur le chantier même, ici aussi les ouvriers jouent un rôle central, mais dans la construction d’une dynamique de la composition de l’image : c’est eux qui mettent en jeu les lignes et les couleurs. Un jeu de couleurs épurées dans le chantier sous la neige, où une tache jaune ou bleue ou noire, ne fait que renforcer la bichromie de la photo.

Ce n’est pas seulement de photo en photo que Marie-Dominique Guibal nous propose ces jeux de lignes et de couleurs, ces compositions, mais aussi dans les triptyques ou dans des ensembles encore plus grands. Des photos qui se répondent et se complètent, qui jouent ensemble et qui se renforcent. Les traces au sol, éphémères, en rose-fluo et vert fluo, bien sûr, mais aussi le jeu de lumières, de l’aube à la lumière artificielle de la nuit. La nuit qui crée des tableaux hyperréalistes de scènes insolites, où même les quelques passants semblent être perdus, se retournant pour voir le panneau bleu et vérifier si on va dans le bon sens. La nuit ? Non, c’est la photographe qui crée ces aventures d’un chantier. Des aventures qui permettent même d’imaginer qu’un ovni est descendu pour présenter un théâtre de marionnettes. Voilà, ce qu’un regard photographique porté sur un chantier peut révéler !

Kees Bakker

Kees Bakker est historien de cinéma, spécialisé en cinéma documentaire. Ancien directeur de la Fondation européenne Joris Ivens (Pays-Bas), de l’Institut Jean Vigo (Perpignan) et ancien conservateur de la Cinémathèque de Toulouse, auteur de nombreux articles sur le cinéma documentaire, il est actuellement consultant en écriture documentaire, programmateur pour le festival documentaire de Lussas et chargé de cours à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 (Cinéma), ainsi qu’à l’ESAV de Toulouse (Documentaire).

RENCONTRES IMAGES ET VILLE 2016 / HABITER

13. mai 2016 21:33 | Catégories :

RENCONTRES IMAGES ET VILLE 2016 / HABITER

Dans le cadre du Mois de l’architecture organisé par la DRAC LRMP
A Nîmes du 3 mai jusqu'au 31 juillet 2016

Université de Nîmes - Site Vauban, Médiathèque Carré d’Art, Fotoloft NegPos, Fab Lab NegPos, Cinéma Le Sémaphore.

« Nous n’habitons pas parce que nous avons « bâti », mais avons bâti pour autant que nous habitons, c’est-à-dire que nous sommes les habitants et sommes comme tels »

Martin Heidegger, Bâtir, habiter, penser, dans Essais et conférences II, Gallimard, 1958.

EXPOSITIONS

Les dépossédés de Edith Roux

du 6 mai au 31 juillet Galerie NegPos Fotoloft 1, cours Nemausus 30000 Nîmes

Edith Roux -

née le 14 mars 1963, photographe française, vit et travaille à Paris. Diplômée de l'Ecole Nationale de la Photographie, (Arles, 1993). Bourse d’Etudes aux Etats-Unis en histoire de l’art, Emory University (Atlanta, 1987). Nombreuses expositions en France et à l’étranger. Ses œuvres font partie de la collection du Fonds National d’Art Contemporain, de la Bibliothèque Nationale, du Musée de la photographie à Braga au Portugal, de collections privées telles que celle d’Yves Rocher, etc. Parmi ses nombreuses productions artistiques, Edith Roux a réalieacute; des travaux sur le paysage industriel de la région de Marseille (prix Kodak de la jeune photographie européenne) ; sur le paysage périurbain de grandes villes européennes : Euroland ; sur le paysage urbain de Shanghai à travers la réalisation d’une frise photographique traduisant l’évolution architecturale d’une ville en pleine mutation : Dreamscape.

www.edithroux.fr

Les dépossédés

les-depossedes

Ce qui frappe à la vision immédiate des images d’Edith Roux est bien leur composition picturale, appuyée par cette harmonie chromatique d’une telle évidence, que le calme apparent affiché par ces figurines humaines semble avoir été plaqué arbitrairement à la surface de ces décors trop paradoxalement séduisants et déserts. Ces habitants d’un monde passé sont donc transportés là, figurines hiératiques et silencieuses sans état d’âme, au milieu des ruines de leur culture, et respirent une espèce de présence intemporelle, qui réinjecte de la vie à chaque tableau photographique. De leur évocation intime nous ne saurons rien et ne garderons que cette impression dominante d’ocre et de marron des sols et des pierres, contrebalancée à la fois par les postures droites et minimalistes de ces Ouighours comme des statuettes sacrées, et par ces incrustations de morceaux colorés d’histoire: évocations survivantes fragiles devançant leur destruction prochaine. Dépossédés de tout, mais pas de leur dignité, tel ressurgit ce constat du monde intérieur de chaque individu devant sa maison, juxtaposé dramatiquement avec le décor objectif de l’histoire collective en route : sinisation à outrance qui broiera tout sur son passage, tels des tremblements de terre, qui auraient pu avoir été la cause de ces dévastations! Et la frontalité brutale accentue encore une dernière fois la dimension d’icônes byzantines, laissant l’aspect sociologique de l’approche d’Edith Roux au second plan, et la place à une forme de méditation poétique, où notre regard est comme interdit, en apnée face à ces visions en déshérence, derrière lesquelles l’on pourrait déceler, comme ce miroir dans les décombres, la métaphore de l’acte photographique, fait d’absence et de disparition, seulement retenu par le fragile souvenir de papier.

Gilles Verneret

Lokichokio, eldorado humanitaire et This house is not for sale

Deux expositions de Michael Zumstein

Michael Zumstein né en 1970, photographe franco-suisse, il est diplômé de l’Ecole Supérieure de Photographie de Vevey (Suisse). Qu’il travaille en commande pour la presse française ou étrangère, ou sur des projets personnels, son travail s’inscrit dans la tradition du photojournalisme d’enquête et lui permet de rendre compte des situations pour donner à voir au-delà des clichés. Depuis son premier voyage au Zaïre il y a près de 20 ans, à la chute de Mobutu, jusqu’à son traitement de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire en 2011, Michaël Zumstein fixe son regard sur les « relations ambiguës entre l’Afrique et l’Occident ». Avec « Bons Amis », il démarre en 2013 un projet sur la difficile réconciliation que doivent mener les différents camps ivoiriens qui se sont affrontés pendant près de quatre mois. En 2014, il effectue un projet de grande ampleur sur la Crise en République Centrafricaine, en trois volets. Michaël Zumstein couvre l’actualité sociale et politique française. Pendant plus d’un an, il réalise une série de reportages sur la cité des Courtilières à Pantin, une des banlieues les plus violentes. Témoin des tensions entre jeunes et policiers, il est l'un des premiers à couvrir les violentes émeutes de 2005, à Villiers-le- Bel et Clichy-sous- Bois. Le journal Le Monde lui confie en 2007 la couverture de la campagne de l’élection présidentielle et il continue, depuis, de répondre aux commandes de différents journaux où il associe rigueur journalistique et sensibilité. Parallèlement à son travail, Michaël Zumstein anime, pour le World Press Photo, des ateliers photographiques en Afrique. En septembre 2014, il expose son travail « De terreur et de larmes. Centrafrique » à Perpignan à l’occasion du Festival Visa pour l’Image.

www.michael-zumstein.com

Lokichokio, eldorado humanitaire du 3 mai au 31 juillet Médiathèque Carrée d’Art 30000 Nîmes

Rencontre avec Michael Zumstein le samedi 7 mai à 17h autour de son exposition à la Médiathèque Carré d’art, place de la Maison Carré, Nîmes

Lokichokio

Lokichokio, eldorado humanitaire - Lokichokio, une ville artificielle, a émergé d’un no man’s land dans le nord du Kenya. Il y a quinze ans, c’était un hameau de 300 habitants avant que l’ONU ne décide d’y fonder, à titre provisoire, une base arrière. Puis, au fil des années, plus de 80 organisations non gouvernementales (ONG) s’y sont installées, pour venir en aide aux blessés du Soudan-Sud. Aujourd’hui, la ville compte 25 000 habitants, dont 300 expatriés. Les activités des ONG ont attiré des milliers de Kényans à la recherche d’un emploi (chauffeur, manutentionnaire, cuisinier, etc.), mais ont aussi créé un véritable business de l’humanitaire. Les accords de paix signés en janvier 2005, qui mettent fin à trente ans de guerre entre le régime islamiste de Khartoum et la rébellion du Soudan-Sud, dominé par les chrétiens et les animistes, vont bouleverser la donne. C’en est fini de l’“eldorado humanitaire” de Lokichokio. Petit à petit, les ONG s’installent directement au Soudan-Sud et laissent derrière elles une ville privée de sa raison d’être. Michaël Zumstein, un photographe suisse qui fait partie du collectif L’Œil public, a effectué deux séjours à Lokichokio, en juin 2005. “Il s’agit de l’une des premières villes construites autour de l’humanitaire”, explique ce reporter de 36 ans, spécialiste de l’Afrique, qui a notamment effectué des enquêtes remarquées sur la récolte du caoutchouc au Liberia et sur le trafic du coltane en république démocratique du Congo. A Lokichokio, il a pu constater la détresse des Kényans, qui savent que l’hôpital de la ville doit fermer en juin 2006. “Ils vivent très mal cette situation, ils refusent d’y croire. Aussi, une animosité grandit à l’encontre des ONG parmi les sans-emploi”, constate Michaël Zumstein. Au sein des ONG aussi, le malaise est palpable. “Les humanitaires se sentent coupables. On leur a octroyé des budgets pour aider le Soudan-Sud, pas pour améliorer les conditions de vie des habitants de Lokichokio. Ce qui conduit à des situations absurdes : les Turkanas, les habitants de la région, n’avaient pas accès à l’hôpital. Ils ont kidnappé du personnel du Comité international de la Croix-Rouge et réclamé que leurs femmes soient autorisées à accoucher dans l’hôpital. Ils ont fini par obtenir gain de cause, et une maternité a été créée.”


This house is not for sale du 6 mai au 31 juillet Galerie NegPos Fotoloft 1, cours Nemausus 30000 Nîmes

Rencontre avec Michael Zumstein le samedi 7 mai à 17h autour de son exposition à la Médiathèque Carré d’art, place de la Maison Carré, Nîmes

 

This house is not for sale

This house is not for sale Lagos, capitale du Nigeria, est en train de payer le prix de la croissance du pays. Les banques, les télécommunications et les compagnies pétrolières tentent de s'installer dans la ville, ce qui rend le prix des terrains exponentiel suivant la flambée du pétrole – Le Nigeria devient ainsi le deuxième exportateur mondial vers les USA. Plus attrayante que jamais, la ville de Lagos doit maintenant faire face à des milliers de migrants, en provenance de l'intérieur du pays et des pays frontaliers qui se rassemblent dans des bidonvilles sordides. L'un d'eux, Festac Town, était un symbole de la modernité dans les années 1970, quand il a été construit. Aujourd'hui, le quartier ne fournit plus ni électricité ni eau courante, mais seulement des conditions précaires et de nombreux logements abandonnés. Comme beaucoup d'autres, ses rues sont souvent inondées en raison de presque inexistants aménagements. Les habitants de ces bidonvilles sont la cible parfaite des promoteurs immobiliers (et aussi de quelques-uns des membres de l'Etat nigérian), toujours à la recherche de gagner un morceau de terre. La lutte est inégale, les gens qui y vivent n’ont aucune idée de leurs droits. Même si elles essaient de résister aux agents immobiliers qui les harcèlent, en écrivant sur les murs de leurs maisons "cette maison n’est pas à vendre", ils sont facilement expulsés. Expulsion après expulsion, la ville de Lagos se développe comme un cancer, ne prêtant aucune attention aux conditions de vie de ses 13 millions et plus d'habitants. Le trafic routier vers le centre-ville est chaque jour plus difficile. Très peu de personnes accèdent à vivre dans les quartiers riches tels que Nicon ville, l'un des nouveaux projets immobiliers construits sur le terrain des bidonvilles expulsés, et entouré de hautes clôtures et de hauts murs. Pour équilibrer cette croissance anarchique, le SERAC (Social Economic Right Action Center) essaye d'aider les habitants des quartiers insalubres, et de mettre la pression sur l'Etat nigérian à trouver une solution pour ces milliers de personnes. Mais le pays lui-même apparaît comme la victime d'un développement incontrôlé. Ce travail a été produit au sein du projet «Dignité - Droits de l'homme et de la pauvreté» d'Amnesty International.

 


 

80 dias de Alexis Diaz du 8 juin au 31 juillet FabLab NegPos 34, promenade Newton 30900 Nîmes

 

Alexis Diaz est né en 1977, photographe chilien, il vit à Santiago du Chili. Héritier de la tradition photographique née sous la dictature au Chili avec les photographes membres de l'AFI (Asociacion de Fotografos Independiente de Chile), il pratique dans un une photographie n/b qui vise à réactiver la mémoire et à produire un constat critique sur la société chilienne contemporaine. A partir de 2003, il entame une nouvelle phase de production, en couleur, tourné vers le phénomène urbain avec comme première réalisation, le projet " 80 dias ". Porteur de projets photographiques, il en coordonne aujourd'hui plusieurs, notamment "Historia de una foto" qui consiste à donner la parole à 20 photographes chiliens qui évoqueront tour à tour dans un document audiovisuel une image de leur choix et l'histoire qui l'accompagne.

www.80dias.cl/libro

80 dias de Alexis Diaz

La ville est notre habitat contemporain. Essayez de la reconnaître est notre exercice quotidien. L'observation est passée ensuite au crible d'une sélection. Une division du temps et l'espace. La ville de Santiago, capitale du Chili, a été le théâtre de cette observation. La sélection a été traversée par une cartographie sentimentale construite sur les passages de tous les jours. Ainsi, se trouve défini un centre de Santiago, un noyau de l'histoire de la ville et de l'individu, circonscrit par ses limites naturelles, sociales et historiques. 80 dias est un projet conjointement créé avec Jaime Pinos, écrivain et Carlos Silva, musicien pendant les mois de juillet, août et septembre de 2004.

 


 

Légers sur la Terre de Myrtille Visscher du 10 juin au 31 juillet Maison des adolescents du Gard 34 Ter Rue Florian 30900 Nîmes

Myrtille Visscher est née en 1985 à Toulouse. Elle a étudié la photographie à la Royal Academy of Arts de La Haye aux Pays-Bas. Ses photos ont été exposées entre autres à l’hôpital de Tiel (NL) en 2008 pour le Mois du Cancer du sein ; à la Galerie Negpos à Nîmes en 2011 pour la Biennale Image et Patrimoine ; avec le collectif VOST en 2012 en off du festival photo d’Arles ; et dans le réseau des bibliothèques d’Ariège et de Haute- Garonne. Elle a travaillé pour le Café Theater Festival à Utrecht (NL), pour le festival de contes Paroles at Home à Toulouse, et pour divers artistes musiciens, danseurs, conteurs. En 2009, elle habite et travaille pendant un an dans une communauté internationale en Inde, participant à un projet de reforestation. Puis une période de nomadisme entre France et Pays-Bas lui permet de remettre en question son regard sur ce qui l’entoure et la motive. De retour à Toulouse en 2011, elle participe avec le collectif Sloligraphe à l’organisation d’évènements mariant photographie et musique, puis rejoint les Zooms Verts, collectif de réalisateurs de films documentaires. Actuellement, elle photographie la danse et les rencontres lors de « bals trad’ », et continue son projet sur le mode de vie en habitat léger.

http://www.myrtillevisscher.lautre.net

Légers sur la Terre du 10 juin au 31 juillet Maison des adolescents du Gard 34 Ter Rue Florian 30900 Nîmes

 

Légers sur la Terre

La rencontre avec des collectifs d’habitants cherchant à vivre simplement et avec peu, marque le lien entre mon engagement dans des projets citoyens, ma démarche d’auteur axé sur des sujets de société actuels, et mes implications sur le long terme. Le travail de «Légers sur la Terre» est une recherche sur la beauté des simples choses, à travers le choix de vivre en habitat dit léger. J’y compose un portrait de mon parcours et de mes rencontres, en photographiant la réalité d’un quotidien choisi, en dessinant des plans des lieux visités et en donnant la parole à ces Décroissants.

 


 

REGARDS SUR LA VILLE 2016 / HABITER NÎMES du 10 mai au 9 juillet Université de Nîmes Site Vauban 30000 Nîmes

Atelier avec les photographes de Nîmes et de sa périphérie,

"Partout dans la ville et dans l’agglo, les nîmois occupent l’espace public, au grand jour ou clandestinement… Partout des actions citoyennes ou pas, font de notre ville cet espace mouvant et en construction. Contre les promoteurs du « lisse », ceux qui veulent transformer la ville en centre commercial sous haute surveillance, la privatiser, une population veille à ce que des « possibles » soient encore au menu de demain. D’une certaine manière, c’est ce que font ces huit photographes, hommes et femmes fiers de vous proposer leurs regards, de vous montrer que si notre ville est par de nombreux aspects bien vivante, elle est aussi menacée. Pas par ce que l’on veut nous faire croire… mais bien par l’immobilier commercial acoquiné au politique. Et ça dans le sud de la France on connaît bien !"

sous la direction de Patrice Loubon,

découvrez les travaux d'Erick Soyer, Fabrice Spica, Gérard Jeanjean, Hervé Bussy, Marie-France Bussy, Laurence Coussirat, Magali Fabre et Marcelle Boyer.

REGARDS SUR LA VILLE 2016 / HABITER NÎMES
http://www.regardssurlaville-negpos.com/fr/accueil.html

 

Regardes sur la ville_1
Regardes sur la ville_3
Regardes sur la ville_Maison
Regardes sur la ville_4

Maison des adolescents du Gard 34 Ter Rue Florian 30900 Nîmes , France

FILM

Journal d’un campement de Ha Cha Youn (Corée), 2008, documentaire, 48mn. le samedi 21 mai à 21h30 dans le cadre de la nuit des galeries à la Galerie negpos fotoloft, 1 cours Nemausus

Ha Cha Youn née en 1960 à Masan, Corée. A partir de 1983 elle vit en France et en Allemagne; en 1984, elle étudie aux Beaux-Arts de Poitiers puis en 1986, elle est diplômée des Beaux-Arts de Nîmes. En 1991, elle étudie aux Beaux-Arts de Braunschweig. L’exil, la migration, le déracinement, la précarité, l’altérité sont au centre de l’œuvre de l’artiste Originaire de Corée du Sud.


Campement

Journal d’un campement

Ce film est basé sur divers témoignages recueillis sur le campement organisé pour les mal-logés, le long du canal Saint-Martin à Paris, durant l’hiver 2006/2007.

www.hachayoun.com
Tags :

GILDAS PARÉ - PLASTIQUE DE RÊVE

21. mars 2016 16:44 | Catégories :

GILDAS PARÉ - PLASTIQUE DE RÊVE

VERNISSAGE - Du vendredi 25 mars au 22 avril 2016

 


vendredi 25 mars à partir de 18h30 À la galerie NegPos – Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes


Plastic dream " C'est pour ton bien... "

Le repassage des seins

Site web de l’artiste : http://gildaspare.com


PLASTIC DREAM - « C'est pour ton bien... » Le repassage des seins

« Plastic dream » interroge notre propre vision de la féminité et les diverses tentatives de contrôles corporels, tant du regard de l’homme que de celui de la femme, dans son rapport entre nature et culture, protection et conformisme, existence et oubli de soi. « C’est pour ton bien... » montre cette dichotomie dans des portraits de jeunes femmes camerounaises ayant subi le « repassage » de leurs seins. Cette pratique culturelle consiste à écraser la glande mammaire de jeunes filles ayant un développement pubère jugé trop précoce. Ce contrôle corporel, opéré sur leur féminité, est effectué par leur mère, grand-mère, tante ou encore guérisseuse. Cet acte entraine de véritables blessures physiques, psychologiques et même identitaires. Pourtant, paradoxalement, cet acte est avant tout un acte bienveillant, visant à protéger ces jeunes filles du regard des hommes, du viol, du mariage ou d’une grossesse précoce, et ainsi leur permettre de poursuivre leurs études. Et c’est ainsi que ces seins, tant contrôlés que sacralisés, deviennent à la fois éternelle blessure et rêve de leur vie. Cette série a été réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama, qui monte actuellement un documentaire vidéo sur cette pratique culturelle, et l'auteur Julie Baudoin pour l'ensemble des textes du projet.




BIO


Originaire de Nantes, Gildas Paré travaille en France et à l'étranger. Autodidacte, il rencontre la photographie par le développement et le tirage noir et blanc lorsqu'il est lycéen. Au sein de divers studios généralistes, il consacre de nombreuses années à parfaire sa technique photographique. Dès 2005, il saisit une opportunité et se lance en tant que photographe professionnel indépendant. Progressivement, il affine sa qualité par le développement d’une photographie culinaire. Il découvre alors tous les enjeux de l’esthétisme et des apparences par la mise en lumière de produits publicitaires. De ce constat est née l’envie de franchir le miroir de l’idéalisme commandé habituellement par ses clients. Depuis 2010, au travers une écriture personnelle, il développe ses qualités d’auteur photographe et tente ainsi de comprendre ce qu’il se cache derrière les apparences. Au-delà de la plastique du corps, des masques sociaux et autres paysages d’illusion, ses séries photographiques nous invitent à faire l’effort d’entrevoir une réalité trop souvent enfouie, et ainsi, nous interroger sur notre propre fiction.


PRIX PHOT’ŒIL


La galerie Phot’œil, NegPos et Lumières'associent pour la première fois et sont heureux de vous inviter à la remise du prix photographique créé par la galerie Phot'Oeil en 2009 autour de la thématique du passage, liée à la mémoire de Walter Benjamin mort à Portbou le 26 septembre 1940. Cette année, le premier prix a été décerné à Gildas Paré pour sa série « Plastique de rêve », réalisée en collaboration avec le journaliste Kirk Bayama et l’auteure Julie Baudouin.
Vous pourrez découvrir ce travail à partir du vendredi 25 mars à la galerie NegPos Fotoloft et ce jusqu'au vendredi 22 avril 2016.
Une projection des autres lauréats : Philippe Dollo, Marie Frécon, Yohann Gozard, Véronique L’Hoste, Terence Pique et Bertrand Taoussi est prévue le jour du vernissage.
 https://galeriephotoeil.wordpress.com/concours-photo-international/

Nos Partenaires